Attentat d'Amanzimtoti

Attentat d'Amanzimtoti
Image illustrative de l’article Attentat d'Amanzimtoti
Photo d'Andrew Zondo, perpétrateur de l'attentat

Localisation Amanzimtoti, Afrique du Sud
Cible Centre commercial Amanzimtoti Sanlam
Coordonnées 30° 03′ 20″ sud, 30° 53′ 02″ est
Date
4 h 30 (UTC+2)
Type Mine limpet
Morts 6
Blessés 60+
Organisations Umkhonto we Sizwe
Mouvance Opposition interne à l'apartheid
Géolocalisation sur la carte : Afrique du Sud
(Voir situation sur carte : Afrique du Sud)
Attentat d'Amanzimtoti
Géolocalisation sur la carte : KwaZulu-Natal
(Voir situation sur carte : KwaZulu-Natal)
Attentat d'Amanzimtoti

L'attentat d'Amanzimtoti a lieu le à Amanzimtoti en Afrique du Sud. Cinq civils sont tués et plus de soixante blessés[1], lorsque Andrew Sibusiso Zondo fait détoner une mine limpet dans une poubelle d'un centre commercial à Amanzimtoti.

L'attentat

Le , une mine limpet déposée par Andrew Zondo, militant de Umkhonto we Sizwe (branche militaire de l'ANC), explose dans le centre commercial Samlan situé à Amanzimtoti. L'attentat cause la mort de 5 personnes dont 3 enfants et fait plus de soixante blessés[1][2].

Arrestation et procès

Zondo est capturé le par les forces de sécurité sud-africaines[3]. Il est reconnu coupable au terme de son procès et condamné à mort, exécuté à Pretoria le . Il présente ses excuses aux familles des victimes avant son exécution[4]. Deux autres membres de l'Umkhonto we Sizwe (MK), Phumezo Nxiweni et Sipho Stanley Bhila, auraient été impliqués dans l'attentat, mais sont acquittés. Nxiweni et Bhila sont par la suite tour à tour enlevés et tués par des agents de la Security Branch[5].

Postérité

Dans une déposition à la commission de la vérité et de la réconciliation, l'ANC déclare que l'acte de Zondo, bien que « compréhensible » en réaction au raid des Forces de défense sud-africaines au Lesotho, n'était pas conforme à la politique de l'ANC[5].

En août 2008, au terme d'une longue polémique concernant les changements toponymiques d'une centaine d'artères dans la municipalité d'eThekwini, la ligue de jeunesse de l'ANC propose de rebaptiser Amanzimtoti du nom d'Andrew Zondo. Peu de temps avant, Kingsway Road, une rue à proximité du centre commercial, est rebaptisée au nom d'Andrew Zondo, suscitant l'indignation des proches des victimes[6].

Voir aussi

Références

  1. (en) Allister Parks, « Bomb Kills 6 Whites At S. African Resort », sur www.washingtonpost.com, (consulté le )
  2. « The Liberation Movements from 1960 to 1990 », dans Truth and Reconciliation Commission of South Africa Report, vol. 2, Commission de la vérité et de la réconciliation (Afrique du Sud), (lire en ligne [PDF]), p. 330
  3. (en) « Andrew Zondo is executed », sur South African Online History (consulté le )
  4. (en) Truth and Reconciliation Commission, Truth and Reconciliation Commission of South Africa Report, vol. 2, (présentation en ligne), p.171
  5. (en) Truth and Reconciliation Commission, Truth and Reconciliation Commission of South Africa Report, vol. 2, (présentation en ligne), p.330
  6. (en) Fiona Gounden, « Honouring a killer? », sur Independent Newspapers. IOL, (consulté le )
  • icône décorative Portail de l’Afrique du Sud
  • icône décorative Portail du terrorisme
  • icône décorative Portail des années 1980