Attentat du Düsseldorf
| Attentat du Düsseldorf | ||||
Stèle d'hommage aux marins Godu et De Ruyck dans le port de Dieppe. | ||||
| Localisation | Dieppe (France) | |||
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| Cible | Soldats allemands | |||
| Coordonnées | 49° 55′ 50,7″ nord, 1° 05′ 08,4″ est | |||
| Date | ||||
| Type | Attentat-suicide Sabotage |
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| Morts | 38 (dont les auteurs) | |||
| Auteurs | Joseph Godu Jean de Ruyck |
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| Participants | 2 | |||
| Mouvance | Résistance intérieure française | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
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L'attentat du remorqueur Düsseldorf se déroule dans le port de Dieppe, en France, le . Il s'agit de l'un des premiers actes de sabotage commis en France contre l'occupant allemand pendant la Seconde Guerre mondiale.
Lors d'un exercice de la Wehrmacht, deux jeunes marins — le capitaine belge Joseph Godu et le mécanicien français Jean de Ruyck — font exploser leur remorqueur alors que des soldats allemands se trouvent à bord. L'explosion provoque la mort de 38 personnes, dont les deux marins.
Déroulement
Pendant l'été 1940, la Neustrie, remorqueur commandé par le capitaine belge Joseph Godu, âgé de 23 ans et dont le père a été tué lors d'un bombardement allemand[1], ainsi que par le mécanicien français Jean de Ruyck, 32 ans, est réquisitionné par l'armée allemande dans le cadre de préparatifs militaires. Le navire est alors rebaptisé Düsseldorf.
Les deux hommes décident alors de passer à l'action. Le , Joseph Godu déclare à la tenancière du Café Dieppois, où il a ses habitudes : « aujourd'hui c'est le grand jour ! ». Puis il lui confie sa casquette, ses papiers et sa monnaie, en ajoutant : « je n'en ai plus besoin. Achetez des fleurs, vous irez les jeter au bassin tout à l'heure »[2].
Quelques minutes plus tard, Godu et De Ruyck se trouvent à bord de leur remorqueur, qui transporte trente-six militaires allemands. Alors que le navire traverse le chenal du port et passe au pied de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, Godu déclenche l'explosion, tuant les trente-huit personnes présentes à bord[3].
Les autorités allemandes camouflent l'attaque en affirmant que le navire a sauté sur une mine marine[1]. Or, aucune mine n'a jamais été signalée dans le port, ni avant ni après l'événement. Les Archives maritimes de Dieppe classent d'ailleurs l'affaire comme un « incident maritime, explosion accidentelle »[2].
Redécouverte et hommages
L'incident tombe dans l'oubli jusqu'aux années 1960. À cette époque, Henri Dubois, ancien marin de la Neustrie, revient à Dieppe après plusieurs années passées au Havre et tient le Café Suisse, sur le port. C'est là qu'il rencontre l'historien local Claude Féron et lui raconte comment, le jour fatidique, il embarqua sur le navire avec les autres, avant de refuser finalement de rester à bord[2].
Les efforts de documentation menés conjointement par les deux hommes aboutissent à l'inauguration, le , d'une plaque commémorative sur un bâtiment des ponts et chaussées, situé en bordure du chenal, en présence de la veuve de Joseph Godu et du maire Irénée Bourgois. Après la démolition de ce petit édifice dans les années 1990, la plaque est déplacée au sol[2]. Depuis 2003, une nouvelle stèle rend hommage aux deux marins, et une cérémonie commémorative s'y tient chaque [4].
Références
- « À Dieppe hommage à Joseph Godu et Jehan Deruyck, résistants engagés dès 1940 », sur paris-normandie.fr, .
- Georges Billet, « Les mariniers Joseph Godu et Jean De Ruyck, résistants belgo-francais de 1940 », Neptunus Marine, no 280, , p. 105-108 (lire en ligne).
- ↑ « Dieppe : hommage à deux résistants », sur paris-normandie.fr, .
- ↑ « Hommage : le 23 août 1940, deux résistants se sacrifient à Dieppe », sur actu.fr, .
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