Attilio Castrogiovanni

Attilio Castrogiovanni
Fonctions
Député régional
-
Membre de l'Assemblée constituante de la République italienne
-
Maire
Linguaglossa
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
(à 70 ans)
Linguaglossa
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique

Attilio Castrogiovanni, né à Linguaglossa le , mort le est un homme politique italien.

Avocat, membre du Mouvement pour l'indépendance de la Sicile, il est membre de l'Assemblée constituante de la République italienne et député régional à l'Assemblée régionale sicilienne.

Biographie

Officier d'artillerie de réserve et avocat à Catane après son laurea en droit, Attilio Castrogiovanni est nommé maire de Linguaglossa en 1943 par les Alliés[1].

Considérant le centralisme de l’État italien responsable du sous-développement de la Sicile et de la guerre, il forme avec le duc de Carcaci et Antonio Canepa, un groupe de jeunes intellectuels catanais favorables à l'indépendance de l'île, sans lien avec le courant que structure à Palerme Andrea Finocchiaro Aprile[2].

Il milite pour une action vigoureuse contre l’État, là où d'autres tentent de négocier, voire se satisfont de l'option autonomiste[2]. Chargé de l'organisation dans la province de Palerme du bras armé du MIS, l'EVIS, il rencontre, le , le bandit Salvatore Giuliano qui lui assure sa coopération à l'entreprise indépendantiste[3].

Lors qu'Antonio Canepa est tué par les carabiniers, Castrogiovanni lui succède brièvement à la tête de l'EVIS.

En , alors que le mouvement séparatiste se délite sous la répression de l’État italien qui arrête les leaders Andrea Finocchiaro Aprile et Antonino Varvaro, Castrogiovanni, qui est lui-même incarcéré entre et , plaide pour conserver l'union entre la frange progressiste et le courant majoritaire réactionnaire[2].

Le , il est l'un des quatre députés du MIS élus à l'Assemblée constituante de la République italienne. Lors des élections régionales de 1947 en Sicile, il est le mieux élu du MIS pour le collège de Catane à l'Assemblée régionale sicilienne[4].

Mais l'autonomie spéciale accordée à la Sicile épuise les dernières forces séparatistes. Il n'est pas réélu en 1951 et disparaît de la scène politique[2].

Notes et références

  1. ↑ (it) Roberto Ciuni, L'Italia di Badoglio, Rizzoli, (ISBN 978-88-17-11610-7, lire en ligne), p. 116
  2. (it) « Il separatismo di Attilio Castrogiovanni », Chronache parlamentari siciliane, Fondazione Federico II, nos 39/40,‎ 15 août - 15 septembre 2004 (lire en ligne)
  3. ↑ Marie-Anne Matard-Bonucci, Histoire de la mafia, Editions Complexe, (ISBN 978-2-87027-505-4, lire en ligne), p. 181
  4. ↑ (it) « Castrogiovanni Attilio | ARS », sur www.ars.sicilia.it (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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