Aufklärung en Autriche

L'Aufklärung en Autriche[1],[2], aussi appelée l'Aufklärung autrichienne[3],[4] (en allemand : die österreichische Aufklärung[5]), indique la contribution de l’Autriche (à l’époque sous la monarchie de Habsbourg) au mouvement des « Lumières » (die Aufklärung en allemand).

« Dans son travail sur l'Aufklärung en Autriche, Ernst Wangermann oppose le point de vue des historiens catholiques conservateurs, pour qui ce mouvement fut quelque chose de complètement étranger aux véritables traditions autrichiennes, importé de l’extérieur et anti-catholique, à celui des historiens libéraux et anti-cléricaux qui, imprégnés de la tradition nationaliste de la “Grande Allemagne”, considèrent l'Aufklärung autrichienne comme un pâle reflet ou une imitation de l'Aufklärung en Allemagne[6]. »

Selon Hélène de Lauzun, les questions religieuses occupent « une place de choix » dans l'Aufklärung en Autriche. […] Sur le plan politique, l'Aufklärung autrichienne garde « de respectueuses distances vis-à-vis des rousseauistes et de l'utopie démocratique », dont les penseurs d'Europe centrale sentent bien qu'elle n'est guère applicable « aux pays habsbourgeois »[2].

Parmi les principaux penseurs de l'Aufklärung autrichienne figurent Joseph von Sonnenfels, Karl von Zinzendorf et Gerard van Swieten[2].

Références

  1. ↑ Joseph Moingt, Faire bouger l’Église catholique, (lire en ligne) : sous l'appellation en français de « “Lumières” » autrichiennes »
  2. Hélène de Lauzun, Histoire de l'Autriche, , p. 1860
  3. ↑ Le despotisme éclairé, (lire en ligne), p. 1795
  4. ↑ Austriaca, (lire en ligne), p. 88
  5. ↑ « Für eine Literaturgeschichte der österreichischen Aufklärung », Austriaca,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ Le Règne de Charles III, (lire en ligne), p. 155
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