Auguste-Jean Boyer d'Agen

Auguste-Jean Boyer d’Agen
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Auguste-Jean Boyer
Pseudonymes
Auguste Boyer d’Agen, Auguste-Jean Boyer d’Agen, Boyer d’Agen
Nationalité
Activités
Conjoint

Auguste-Jean Boyer dit Boyer d'Agen (1857-1945) est un écrivain, critique d'art, éditeur et traducteur français.

Biographie

Fils de Jean Boyer et Marie Vialard, Boyer d'Agen est un écrivain polygraphe, auteur de plus d'une centaine d'ouvrages.

Critique d'art, il collabore à de nombreux journaux et revues tels que : le Mercure de France, la Revue française politique et littéraire, Le Figaro, Le Gaulois, La Nouvelle Revue, L'Art et les Artistes, la Revue des Deux Mondes, L'Évènement, Le Monde moderne, etc.

En 1887-1888, il livre à l'éditeur bruxellois sulfureux Henry Kistemaeckers, quelques écrits de nature érotique.

En 1889, il achève la traduction en français de L'Enfer de Dante.

Il épouse en à la mairie du 8e arrdt., la peintre Marthe Breton[1]. Le couple emménage rue des Dames où viennent au monde plusieurs enfants ; dont Lucie Madeleine, professeur de musique, qui épousera en 1928 le compositeur Raymond Loucheur.

Fidèle à ses origines agenaises, il édite une partie de l'œuvre du poète Jasmin.

Dès , il collabore étroitement à la revue bi-mensuelle L'Œuvre d'art, dirigée par Léon Castagnet, Paul Lafage et Eugène Müntz, périodique illustré, qui va durer jusqu'en 1900[2].

En 1897, il découvre à Rome sur le marché du Campo dei Fiori une médaille à l'effigie du Christ. Dans un article publié par Le Gaulois du , il revient sur la diffusion de cette médaille, retrouvée dans presque tous les pays d'origine chrétienne où l'Évangile fut prêché. Son analyse déclenche une polémique dans le milieu des archéologues et des épigraphistes[3].

Après guerre, il entreprend l'édition de l'œuvre complète inédite de Marceline Desbordes-Valmore — qu'il avait entamée dès 1894 —, d'abord chez Alphonse Lemerre, puis aux éditions de La Sirène pour ce qui est de la correspondance. Il publie également une partie de la correspondance inédite de Félicien Rops, Michelet et Ingres.

Son épouse meurt en , à leur domicile, rue Boursault[4].

Profondément chrétien, Boyer d'Agen a également produit de nombreux écrits et exégèses sur des saints, des membres de l'église catholique et des lieux de pèlerinages comme Lourdes ; il collabora au journal Le Peuple français de l'abbé Garnier.

Il finit en partie ses jours à Choisy-le-Roi, où il s'était retiré[5] et meurt en à son domicile parisien, au 26 rue du Rocher[6].

Écrits (liste partielle)

  • La Gouine, roman, Bruxelles, H. Kistemaeckers, 1888 — lire sur Gallica ; réédition sous le titre La Vénus de Paris, chez l'éditeur parisien Victor-Havard, 1888[7].
  • Œuvres complètes de Jacques Jasmin. Tome premier : les poèmes, trad. de la langue gasconne, avec un glossaire d'Adrien Pozzi, Paris, Victor-Havard, 1889 — lire sur Gallica.
  • Le Clergé de France devant la République, Paris, Tolra, 1892 lire sur Gallica.
  • Les héros de la cornette et du tricorne, Paris, Tolra, 1892 lire sur Gallica.
  • Terre de Lourdes, ouvrage orné de nombreuses ill. originales, Paris, Paul Ollendorff, 1894 — lire sur Gallica.
  • Lourdes, ill. de photographies, Paris, Publications Octave Beauchamp, 1906 — lire sur Gallica.
  • Ingres d’après une correspondance inédite, édition critique ill. de 130 dessins, Paris, H. Daragon, 1909.
  • L'Œuvre littéraire de Michel-Ange, trad. de l'italien d'après les archives Buonarroti, ill. de 26 dessins du maître, Paris, Charles Delagrave, 1911.
  • La Jeunesse de Marceline ou l'Atelier d'un peintre, ill. de 26 lithographies originales par Charles Guérin, Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, 1922 — lire sur Gallica.
  • Rops... iana, avec Jean de Roig, lettres inédites de Félicien Rops, avec des illustrations, Paris, Éditions Pellet, 1924— lire sur Gallica.

Notes et références

Liens externes

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