Auguste Braekevelt
Auguste Braekevelt, né à Tielt le et mort à Saint-Gilles le , est un sculpteur et un peintre belge.
Biographie
Famille
Auguste (Augustinus) Braekevelt, né rue Haute à Tielt le , est le fils de Bernard Braekevelt (1799-1855), tonnelier, de Rosalie De Grijze (1799). Il demeure célibataire[1].
Formation
Après un premier enseignement reçu par les frères De Bosschere, sculpteurs à Tielt, Auguste Braekevelt est, de 1857 à 1863, étudiant à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, où il se forme à la sculpture auprès de Louis Jehotte. En 1859, il obtient le premier prix de modelage d'après nature et le premier prix de composition historique[2].
Carrière
Auguste Braekevelt travaille dans les ateliers de Louis Jehotte, Charles-Auguste Fraikin, Égide Mélot et collabore avec les artistes Antoine-Félix Bouré, Antoine Sopers et Adolphe Fassin. Sa nature modeste le cantonne souvent dans un travail discret. C'est grâce aux démarches de ses collègues qui mesurent son talent simple et profond, qu'Auguste Braekevelt obtient plusieurs commandes publiques, dont les honneurs et avantages ne lui échoient pas directement[2].
Il participe, à partir de 1863, à plusieurs salons triennaux belges et à l'Exposition universelle de 1867 à Paris. À partir de 1872, il honore plusieurs commandes officielles[2].
En 1887, il est nommé professeur à l'Académie de Molenbeek-Saint-Jean, fonction qu'il exerce jusqu'à sa mort[2].
Auguste Braekevelt meurt, à l'âge de 75 ans, après une maladie qui l'avait contraint à demeurer couché durant dix-huit mois, rue Capouillet no 65 à Schaerbeek le [3].
Œuvre
Caractéristiques

Influencé par l'enseignement dispensé au temps de François-Joseph Navez, Auguste Braekevelt répond longtemps au goût académique, exécutant des esclaves romains, des Léda et des Vénus selon la stricte convention classique. Il s'affranchit cependant plus tôt que la plupart de ses contemporains des traditions rigoureuses pour se préoccuper d'une plasticité plus moderne et plus active[2]. Cette évolution transparaît dans La Terre et son buste L'Hiver, ornant la gare du Midi à Bruxelles, de même que La Vérité décorant la façade restaurée de la Maison de la Louve sur la Grand-Place de Bruxelles. Son œuvre la plus originale et la plus expressive demeure le bas-relief représentant La Médecine, au milieu de l'aile gauche du Palais des Académies, un morceau d'un caractère fort décoratif et imprégné d'une réelle élégance de formes[2].
La vision délicate d'Auguste Braekevelt s'applique à des ouvrages de tendance ornementale. Il possède de la distinction dans les masses et de la finesse dans ses lignes, ainsi qu'en témoignent les statues en pierre pour l'Hôtel de ville de Bruxelles. Il signe également quelques bustes en marbre et en bronze, comme ceux de Jean-Pierre Cluysenaar ou de Michiel van der Voort, rendus vivants grâce à son observation pittoresque. Il est également pastelliste, mais considère ces morceaux de qualité comme le fruit de ses loisirs et ne les expose pas[2].
Sélection
- 1872 : La Terre, sculpture pour la gare du Midi à Bruxelles.
- 1872 : La Vérité, statue en pierre au balcon du second étage de la maison de la Louve, Grand-Place de Bruxelles.
- 1875 : Faune, statue en pierre et Chasse au cerf, bronze, Salon de Bruxelles de 1875.
- 1876 : Cariatides, Génies et buste de Giovanni Pierluigi da Palestrina pour la façade centrale du Conservatoire royal de Bruxelles.
- 1878 : Statues de Ferdinand Ier et de Catherine de Portugal pour la façade principale de l'Hôtel de Ville de Bruxelles.
- 1881 : La Médecine, un bas-relief destiné à la façade rue ducale du Palais des Académies de Bruxelles.
- 1881 : Buste de l’architecte Jean-Pierre Cluysenaar. Une copie en bronze est conservée au Musée de la ville de Bruxelles.
- 1882 : Buste du sculpteur Michiel van der Voort. Une copie en bronze a été acquise par les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
- 1883 : Le Joueur de guimbarde, statue en marbre exposée au Salon de Gand.
- 1887 : Statues de Charles Van den Tympel et d'Antoon van Oss, bourgmestres de Bruxelles, devant la façade de l'hôtel de ville.
- 1890 : Buste d'Adolphe Mathieu devant le Palais des Académies.
- Cheminée ornée de neuf statues néo-gothiques pour le château Maillard du comte Adrien d'Oultremont.
Collections muséales
- Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles)[4] :
- Buste du sculpteur Michiel van der Voort (1882), bronze, inventaire no 2921, commandé à l'artiste et entré en 1883.
Références
- ↑ « État-civil de Tielt », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- Rédaction, « Mort du sculpteur Auguste Braekevelt », L'Indépendance belge, no 114, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « État-civil de Schaerbeek », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ « Auguste Braekevelt », sur fine-arts-museum.be, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Rédaction, « Mort du sculpteur Auguste Braekevelt », L'Indépendance belge, no 114, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
Liens externes
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