Augustin Gabriel d'Aboville
| Augustin Gabriel d'Aboville | ||
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| Naissance | La Fère (Aisne) |
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| Décès | (à 47 ans) Ancien 8e arrondissement de Paris |
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| Origine | ||
| Arme | Artillerie | |
| Grade | Général de brigade | |
| Années de service | 1789 – 1820 | |
| Commandement | 1er régiment d'artillerie à pied | |
| Distinctions | Baron de l'Empire Commandeur de la Légion d'honneur Chevalier de Saint-Louis |
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| Hommages | Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile, 4e colonne)"DABOVILLE" | |
| Autres fonctions | Pair de France | |
| Famille | Famille d'Aboville | |
Augustin Gabriel d'Aboville, 2nd comte d’Aboville et de l’Empire, né le à La Fère[1], mort le à Paris, est un général d'artillerie français.
Biographie
Augustin Gabriel d'Aboville est le fils aîné du général-comte François Marie d'Aboville.
Guerres de la Révolution
Sous-lieutenant à la suite du régiment d'artillerie de Toul le (devenu en 1791, le 7e Régiment d'Artillerie à Pied), il entre le , comme élève, à l'école d'artillerie de Châlons et en sort le en qualité de lieutenant. Il servit à la bataille de Courtrai, puis aux armées du Centre et de la Moselle. Adjudant-major le , aide de camp du général d'Aboville, son père, le , il est nommé capitaine le de la même année puis à l'armée de Sambre-et-Meuse,il combat devant Trèves, au passage de la Sarre. Réintégré dans les fonctions d'aide de camp de son père, le ; il sert à l'armée du Danube à Stockach le .
Sa brillante conduite lui vaut le grade de chef de bataillon et la fonction de sous-directeur d'artillerie de la Forteresse de Mayence en . A l'armée de réserve au passage du grand Saint-Bernard en mai, il est fait directeur général des parcs à l'armée d'Italie fin d'année 1800. Il se fait remarquer au passage du Mincio, puis à celui de l'Adige, à Bussoleno ainsi qu'au siège des châteaux de Vérone. Le , il vient remplir les fonctions de sous-directeur d'artillerie à Paris et devient le , membre du Comité central de l'artillerie. Inspecteur de la manufacture d'arme de Roanne le .
En , il est chargé de mettre Flessingue et la Zélande en état de défense. Major au 2e Régiment d'Artillerie à Pied, le . Il est directeur du parc d'artillerie de l'armée du Nord en Hollande, le .
Il est fait membre de la Légion d'honneur le 4 germinal an XII. Colonel directeur d'artillerie à Turin, le . Colonel du 1er Régiment d'Artillerie à Pied en l'an XIII (), il reste attaché au 2e corps de la Grande Armée sous Marmont jusqu'en . De retour à l'armée d'Italie du au , il devient commissaire impérial près l'administration des poudres et salpêtres.
Guerres napoléoniennes
Envoyé à l'Armée du Portugal, il y fait preuve d'une grande valeur au passage du Tage, à la prise d'Evora et à la bataille de Vimeiro le 21 aout 1808.
Après être rentré en France en octobre, il sert au 2e Corps sous Soult en Espagne au combat de Betanzos, puis il commande l'artillerie de la réserve à la bataille de la Corogne le . En février, à la défense de Tuy, il sauve le trésor de l'armée ainsi que 1 200 malades.
Général de brigade le , il reçoit une dotation de 4 000 francs de rente en Westphalie. Son nom se mêle glorieusement aux souvenirs du combat de Santo Domingo, de la Bataille de Talavera et du siège de Cadix, pendant lequel il s'empare du fort de Matagorda.
Commandeur de la Légion d'honneur le , il remplace, à la tête de l'artillerie du siège de Cadix, le général de Senarmont, tué d'un coup de feu qui atteint aussi d'Aboville. À la bataille de Chiclana, d'Aboville arrête une division anglaise qui va s'emparer d'une position et de quatre pièces sans attelage. Au siège de Tarifa, une brèche praticable se montre à l'ardeur des colonnes d'attaque, lorsque des torrents de pluie inondent les tranchées et interrompent les communications entre la première parallèle et le corps de la place. Après des tentatives inutiles pour sauver l'artillerie de la batterie de brèche abandonnée par l'infanterie, le général d'Aboville y rentre précipitamment avec quelques officiers et parvient à mettre hors de service les pièces et les affûts.
Il est fait Baron de l'Empire le , et directeur général de l'artillerie des armées d'Espagne et de Portugal le . À la fatale journée de Vitoria, il voit avec douleur tomber entre les mains de l'ennemi un parc d'artillerie considérable que son zèle a conservé à l'armée, 69 canons de bronze sont les seules pièces qui échappent aux désastres de cette bataille.
Rentré en France, il fait mettre en état de défense les places fortes situées sur le Rhin et la Meuse et celles du département du Nord, et prend le commandement supérieur de l'artillerie à Lille.
Restauration
Le général d'Aboville fait partie de la députation du Nord qui va recevoir Louis XVIII à Calais. Le roi lui dit avec bonté :
- « Je sais que Monsieur votre père a combattu à Fontenoy et à Lansfeld : c'était un brave ! bon chien chasse de race. Cette expression populaire rend bien ma pensée, et je suis persuadé, général, que vous ne la prendrez pas en mauvaise part. »
D'Aboville reprend à cette époque les fonctions de commissaire près la régie générale des poudres qu'il a déjà exercées, est nommé chevalier de Saint-Louis, et le , succède à son père dans les titres de comte et pair de France.
Appelé le au comité spécial et consultatif de l'artillerie, il meurt en activité le suivant. Il est enterré dans la 25e division du cimetière du Père-Lachaise[2].
Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe, côté nord.
De son mariage le à Orléans, avec Nathalie de Drouin de Rocheplatte (1796-1831), fille du comte Drouin de Rocheplatte, maire d'Orléans et député du Loiret sous la Restauration, il a eu :
- Alphonse Gabriel d'Aboville (1818-1898), sans union, ni postérité ;
- Auguste Ernest d'Aboville (1819-1902), maire de Glux-en-Glenne, (Nièvre), député du Loiret.
Source
- « Augustin Gabriel d'Aboville », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]
Notes et références
- ↑ Archives départementales de l'Aisne - La Fère 5Mi0274 - 1768 1774 - page 217/247, dernier acte page de droite
- ↑ Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, , 867 p. (ISBN 978-2-914611-48-0), p. 40
Liens externes
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