Aurelio Padovani

Aurelio Padovani
Aurelio Padovani vers 1920.
Biographie
Naissance
Décès
(à 37 ans)
Naples
Sépulture
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique
Arme
Conflit
Distinction

 Aurelio Padovani, né le à Portici et mort le à Naples, est un militaire, syndicaliste et homme politique fasciste italien.

Biographie

Jeunesse et carrière militaire

Fils de Vincenzo Padovani et de Maria Annunziata Braccioli, il obtint son diplôme d'expert industriel à l'Istituto Tecnico Industriale « Alessandro Volta » de Naples. En 1907, à l'âge de 18 ans, il s'engagea comme volontaire au 11e régiment de bersagliers, stationné à la caserne Pizzofalcone de Naples, avec le grade de sergent. En 1915, il épousa Ida Archinard, une institutrice.

Volontaire pendant la guerre de Libye, il combattit à Sciara Sciat et fut l'un des onze survivants italiens de cette bataille. Il reçut la médaille de bronze pour son service militaire le et, promu sous-lieutenant, passa du statut d'intendant à celui de réserviste par décret royal du .

Il fut transféré dans les unités cyclistes des Bersaglieri et, en tant que sous-lieutenant, participa à la Première Guerre mondiale, où il s'illustra en remportant trois médailles d'argent au service militaire. Il fut promu de sous-lieutenant à lieutenant par décret-loi du .

Organisateur du fascisme napolitain

Adhérent de la première heure aux Faisceaux italiens de combat, il fonda le Fascio napolitain le , avec l'avocat Domenico Miranda, le capitaine Alberto Navarra des Arditi et l'avocat Pasquale Spiezia. En , il fut élu secrétaire politique du Fascio de Naples, puis, à partir d'octobre de la même année, secrétaire provincial, devenant ainsi l'organisateur du fascisme en Campanie et participant, la même année, au congrès fasciste de Rome.

En , il fut élu au Comité central du Parti national fasciste. Le , alors qu'il était capitaine, il fut mis à la retraite par décret royal du . Au début de 1922, la grève portuaire éclata et dura six mois, ponctuée d'événements divers. Durant cette période, Padovani mena une action intense qui permit de mettre fin à la grève et entraîna la conversion de toutes les organisations portuaires au syndicalisme fasciste. Aurelio Padovani était l'un des cinq commandants de zone qui souhaitaient la marche sur Rome et organisèrent les squadristi de Campanie, qui menèrent des actions à Rome du 27 au .

Secrétaire régional des Fasci de Campanie, il organisa le rassemblement à Naples, au stade Arenaccia, et commanda le défilé dans les rues de la ville. Au théâtre San Carlo, c'est lui qui présenta Benito Mussolini au peuple napolitain. Il fut également nommé lieutenant-général de la Milice volontaire pour la sécurité nationale jusqu'en .

Conflit avec la direction fasciste et mort

En mai 1923, il fut expulsé du Parti national fasciste puis réintégré, bien qu'il restât soupçonné d'hétérodoxie avec toutes les conséquences que cela impliquait. Il tenta par la suite de démissionner mais ses tentatives furent rejetée à deux reprises. Finalement, sa demande fut acceptée après qu'il eut également refusé le commandement de la zone de Bologne.

Il mourut à Naples le à 17h30, au 46, via Generale Giordano Orsini, suite à l'effondrement de la balustrade d'un balcon au quatrième étage : cet après-midi-là, pour répondre aux salutations de la foule rassemblée à l'occasion de sa fête, le Comandantendant était apparu avec un groupe d'amis proches, lorsque soudain survint l'effondrement fatal dans lequel, outre Padovani lui-même, huit autres personnes périrent : Ferdinando Vetere (avocat), Salvatore Grasso (squadriste de 24 ans originaire de Mugnano di Napoli), Raffaele Esposito, Salvatore Schioppa (brigadier de la Milice du Port), Alfredo de Filippis, Luigi Corcione (15 ans), Antonino Micillo (électricien originaire de Giugliano in Campania) et Giovanni Dell'Aquila (entrepreneur), tandis que quatre personnes furent blessées, toutes grièvement mais sauvées : Pasquale Ruocco, Nicola Cioffi (professeur), Francesco Iodice et Fortunata Decenza (concierge de l'immeuble).

Naples, le monument détruit en l'honneur d'Aurelio Padovani.

Postérité

Après sa mort, une statue monumentale fut érigée pour commémorer son rôle de syndicaliste révolutionnaire au sein du carré des hommes illustres du cimetière de Poggioreale à Naples. Un autre monument lui fut dédié en 1934 sur la Piazza Santa Maria degli Angeli a Pizzofalcone à Naples : conçu par Marcello Canino et sculpté par Carlo de Veroli, avec la collaboration de Guglielmo Roehrssen, il donna à la place son nom, celui du commandant fasciste. La place conserva ce nouveau nom, ainsi que l’imposant monument, pendant une dizaine d’années.

Après la guerre, avec la liberté retrouvée, la volonté d'effacer tout symbole du fascisme s'est renforcée ; la statue a été déboulonnée et la toponymie antérieure rétablie. En , les vestiges du monument ont été découverts dans le tunnel Bourbon, dans le quartier de Chiatamone, enfouis sous des amas de décombres[1].

Notes et références

(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Aurelio Padovani » (voir la liste des auteurs).
  1. Gigi Di Fiore, "Il gerarca che sfidò Mussolini - Aurelio Padovani e il fascismo meridionale", Utet-DeAgostinilibri, Milano settembre 2022. (ISBN 979-12-212-0272-4).

Bibliographie

  • a cura di Parente L., Gentile F., Grillo R. M., Giovanni Preziosi e la questione della razza in Italia. Atti del Convegno di studi (Avellino_Torella dei Lombardi, 30 novembre_2 dicembre 2000), Rubbettino, 2005.
  • Gerardo Picardo, Aurelio Padovani, il fascista intransigente, controcorrente, Napoli, 2003.
  • Giorgio Candeloro, Storia dell'Italia moderna, volume IX, Feltrinelli, 1986.
  • Robert Paris, Le origini del fascismo, Mursia, Milano, 1970.
  • Guido Dorso, La rivoluzione meridionale,Giulio Einaudi editore, Torino, 1945.
  • G. A. Chiurco, Storia della rivoluzione fascista,volume IV, vallecchi editore, Firenze, 1929.
  • Gigi Di Fiore, "Il gerarca che sfidò Mussolini - Aurelio Padovani e il fascismo meridionale", Utet-DeAgostinilibri, Milano settembre 2022.

Articles connexes

Liens externes

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