Avenue Georges Henri
| Avenue Georges Henri | |
Vue vers l'ouest de l'avenue (Place Degroof). | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 50° 50′ 39″ nord, 4° 24′ 49″ est |
| Pays | |
| Région | |
| Ville | |
| Quartier(s) | Georges Henri |
| Début | Rue de Linthout |
| Fin | Place Verheyleweghen |
L'avenue Georges Henri (en néerlandais : Georges Henrilaan) est une artère de Woluwe-Saint-Lambert dans la région de Bruxelles-Capitale en Belgique.
Situation et accès
Cette voie de la commune bruxelloise de Woluwe-Saint-Lambert relie la place Verheyleweghen à la rue de Linthout.
Origine du nom
L'origine du nom « Georges-Henri » reste floue[1] :
- certains pensent qu'il viendrait de la combinaison des noms de deux cafés situés aux extrémités de l'avenue
- d'autres avancent qu’il s’agirait de Georges et Henri Defuisseau, propriétaires ou fils d'un propriétaire foncier de la région[2],[3].
Historique
Avant l'urbanisation, la partie occidentale de Woluwe-Saint-Lambert était couverte par le bois de Linthout, s'étendant de l'actuelle rue de Linthout jusqu'au square de Meudon. Ce massif forestier, vestige des forêts qui dominaient l'est de la région bruxelloise, fut largement exploité à partir de 1835. La Société Générale, propriétaire du terrain, divisa la zone en parcelles vendues à des habitants de Bruxelles. Aujourd'hui, seule la rue du Bois de Linthout rappelle cet ancien bois[1].
Vers les années 1870, la croissance de Bruxelles favorisa l'apparition de propriétés isolées sur le territoire de Woluwe-Saint-Lambert. L'une d'elles, occupée par Auguste Beckers, avocat et président du Cercle catholique de Bruxelles, fut cédée à la Congrégation des Frères de la Charité, permettant l'installation d'un Institut pour Sourds-Muets et Aveugles. Pour accéder aux futurs bâtiments, une voie fut créée en 1876, correspondant à l'actuelle avenue Georges-Henri, initialement limitée entre la rue de Linthout et la place Degrooff[1].
Entre 1893 et 1895, le quartier de Linthout connut un développement plus soutenu. La Tuinbouw-maatschappij van Linthout (« Société horticole de Linthout » en français) élabora un plan de lotissement en damier, adoptant l'avenue Georges-Henri et le futur boulevard Brand Whitlock comme axes principaux.

Dans le même temps, la commune d'Etterbeek acquit des terrains pour un orphelinat et un nouveau cimetière, contribuant à prolonger l'avenue. L'intégration de ces projets permit à l'avenue de devenir un axe de pénétration majeur vers le « Haut de Woluwe »[1].
Dès le début du XXe siècle, l'avenue Georges-Henri acquit un caractère commercial, avec restaurants et brasseries à ses intersections principales, notamment avec le boulevard Brand Whitlock. Cette activité témoigne de l'essor bourgeois et résidentiel de Woluwe-Saint-Lambert avant la Première Guerre mondiale[1].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- no 51 : maison d'habitation de style postmodernisme inscrite à l'inventaire légal le [4].
- no 64 : immeuble inscrit à l'inventaire légal le [5].
- no 224 : Ecole Van Meyel de style modernisme d'après-guerre, inscrit à l'inventaire légal le [6].
- no 251 : Métairie Van Meyel. Située sur l'avenue Georges-Henri, la métairie Van Meyel est une ancienne ferme qui, au début du XXe siècle, était entourée de vergers, aujourd'hui disparus. Menacée de démolition dans les années 1980 pour laisser place à un parking, elle a finalement été restaurée dans les années 1990 pour accueillir une cantine pour les écoles communales avoisinantes par la suite, tout en conservant son architecture d'origine et son rôle patrimonial dans le quartier[7].

- nos 278-284 : Institut royal pour aveugles et sourds-muets qui occupe depuis 1878 un ensemble éducatif néogothique qui a contribué au développement du quartier. L'institution continue d'accueillir des élèves aveugles et sourds-muets tout en restant étroitement liée à son implantation historique sur cette avenue. Il est inscrit sur la liste de sauvegarde depuis le [8].
- no 283 croisement avec la rue du Pont-Levis : la Maison Haute, une brasserie fondée en 1913 par la famille Sledsens. Restée dans la famille jusqu'en 2023, elle a ensuite été reprise par des proches. L'établissement conserve également le vélo d'Eddy Merckx utilisé lors de sa victoire au Tour de France 1974[9].
- no 412 : Maison bourgeoise de style Art nouveau, de l'architecte Jean Lerat construite en 1907 inscrite à l'inventaire légal le [10].
- nos 444-446 : Maison bourgeoise de style éclectique, conçue entre 1901 et 1914, inscrite à l’inventaire légal le [11].
- nos 451 : immeuble de bureaux de style fonctionnalisme construit par l'architecte Jacques Cuisinier en 1973, inscrit à l’inventaire légal le [12].
Notes et références
- « Si Woluwe m'était conté ... : L'avenue Georges Henri a aussi son histoire », sur woluwe1200.be (consulté le ), p. 33-34
- ↑ L'avenue Georges Henri - Woluwe-Saint-Lambert
- ↑ Les communes > Woluwe-Saint-Lambert > Avenue Georges Henri
- ↑ Woluwe-Saint-Lambert - Avenue Georges Henri 51
- ↑ Woluwe-Saint-Lambert - Avenue Georges Henri 64
- ↑ Woluwe-Saint-Lambert - Avenue Georges Henri 224
- ↑ Daniel Couvreur, « La métairie Van Meyel, une poire coupée en deux », sur lesoir.be, (consulté le )
- ↑ Woluwe-Saint-Lambert - Institut des aveugles, sourds et muets - Avenue Georges Henri 278-284
- ↑ Philippe Touwaide, « On a retrouvé le vélo historique d'Eddy Merckx », sur lalibre.be, (consulté le )
- ↑ Woluwe-Saint-Lambert - Avenue Georges Henri 412
- ↑ Woluwe-Saint-Lambert - Avenue Georges Henri 444-446
- ↑ Woluwe-Saint-Lambert - Avenue Georges Henri 451
Voir aussi
Articles connexes
- Parc Georges Henri
- Georges Henri (prémétro)
- Église Saint-Henri de Woluwe-Saint-Lambert
- Institut royal des aveugles, sourds et muets de Woluwe-Saint-Lambert
Liens externes
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