Avenue Mathurin-Moreau
![]() 19e arrt Avenue Mathurin-Moreau
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 19e | ||
| Quartier | Combat | ||
| Début | 4, place du Colonel-Fabien | ||
| Fin | 29, rue Manin | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 530 m | ||
| Largeur | 20 m | ||
| Historique | |||
| Création | 1883 | ||
| Dénomination | 1912 | ||
| Ancien nom | Avenue Priestley | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 6087 | ||
| DGI | 6172 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 19e arrondissement de Paris
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L'avenue Mathurin-Moreau est une voie située dans le quartier du Combat du 19e arrondissement de Paris, en France.
Situation et accès
L'avenue Mathurin-Moreau est une voie publique située sous la butte Bergeyre. Elle débute au 4, place du Colonel-Fabien et se termine au 29, rue Manin.
Origine du nom
Elle porte le nom du sculpteur Mathurin Moreau, ancien maire du 19e arrondissement[1].
Historique
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Cette voie est ouverte vers 1883 entre l'avenue Simon-Bolivar et la rue Manin sous le nom de « rue Priestley » et classée dans la voirie parisienne par un décret du .
Par décret du , elle est prolongée entre la place du Colonel-Fabien et l'avenue Simon-Bolivar et prend sa dénomination actuelle par un arrêté du , approuvé par décret du .
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- No 8 : Maison des syndicats où se tient en 1931 l'exposition anticolonialiste organisée en riposte à l'Exposition coloniale[2].
- No 20 : ensemble d'HBM conçu par l'architecte Charles Heubès et construit entre 1924 et 1930.
- No 57 : le peintre Clovis Trouille y a vécu une quarantaine d'années à partir de 1927.
- À l'angle avec la rue Manin : fondation ophtalmologique Adolphe-de-Rothschild.
- À l'initiative du Komintern, en réaction à l'Exposition coloniale internationale, une petite contre-exposition intitulée « La Vérité sur les colonies » est inaugurée le , avenue Mathurin-Moreau, près du parc des Buttes-Chaumont, dans l'ancien pavillon des soviets de l'Exposition des arts décoratifs de 1925, sous l'égide du Parti communiste français (PCF) et de la CGTU, avec l'aide des surréalistes et de militants anti-colonialistes indépendants[3]. Fermant en , elle n'aurait cependant attiré selon la Préfecture de police qu'environ 5 000 visiteurs en 8 mois — en réalité, 4 226[4] —, malgré l'organisation de visites collectives par des mouvements communistes, un chiffre à mettre en perspective avec les 33 millions d'entrées vendues pour l'exposition (correspondant à peu près à 8 millions de personnes, un même visiteur étant amené à utiliser 4 ou 5 billets en moyenne ; répartition estimée : 4 millions de Parisiens, 3 millions de provinciaux et 1 million d'étrangers)[5].
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Ensemble d'HBM du no 12 bis au no 22. -

No 57. -

Références
- ↑ Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de minuit, 1972, 1985, 1991, 1997, etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117), p. 110.
- ↑ Claire Auzias (dir.) , Un Paris révolutionnaire. Émeutes, subversions, colères, L'Esprit frappeur, 2001.
- ↑ La Vérité sur les colonies, Archives André Breton.
- ↑ Laure Murat, Toutes les époques sont dégueulasses, coll. « Les arts de lire », Lagrasse, Verdier, 2025, p. 41.
- ↑ Études coloniales 2006-08-25 "L'Exposition coloniale de 1931 : mythe républicain ou mythe impérial".
Annexes
Articles connexes
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