Avenue de la Folle Chanson

L'avenue de la Folle Chanson (en néerlandais : Lied van Sotternieënlaan) est une avenue de Bruxelles, capitale de la Belgique.
Situation et accès
Cette voie courte ixelloise qui fait partie des sept artères distribuées par le rond-point de l'Étoile qu'elle relie à l'avenue Émile Duray. L'avenue de la Folle Chanson est synonyme de l'avenue des milliardaires, ne s'étendant que sur une cinquantaine de mètres avec de prestigieux habitants.
Origine du nom
Elle tire son nom d'une célèbre statue de Jef Lambeaux (1852-1908), qui se serait autrefois trouvée à l'une des extrémités de l'avenue, représentant une nymphe nue jouant des castagnettes et fredonnant un air probablement grivois à l'oreille d'un faune qui s'esclaffe[1]. Cette œuvre est déclinée par ailleurs en diverses versions : l'une d'elles figure au square Ambiorix, sur le territoire de Bruxelles[2].
Historique
Elle a été créée en même temps que l'avenue Émile Duray, dans le cadre de l'Exposition universelle de 1910 prévue sur la plaine du Solbosch, entre l'avenue Franklin Roosevelt (anciennement avenue des Nations) et l'avenue Adolphe Buyl. L'ouverture de ces deux voies a été décidée par l'arrêté royal du , établissant le projet d'aménagement du quartier de l'abbaye de la Cambre[1].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
Au no 4 de l'avenue de la Folle Chanson, ainsi qu'aux no 62-68 de l'avenue Émile Duray, se dresse le Palais de la Cambre, un luxueux immeuble à appartements érigé en 1925-1930 par l'architecte Camille Damman.
Au numéros 15 à 19, Alfred Nyst a conçu un immeuble à appartement d'inspiration Art déco. Au coin de l'avenue, le Palais de la Folle Chanson est un monument classé depuis 1988[3], s'imposant comme une grande réussite architecturale d'Antoine Courtens[4]. Très linéaire avec une sorte de campanile étoilé, cet édifice présente un bel exemple du traitement arrondi des coins, avec accentuation des verticales, de manière à créer une réelle impression de monumentalité.
À l'angle du Boulevard de la Cambre, un autre immeuble, attribué à Jean Petit en 1955, s'intègre moins heureusement, peut-être en contraste du rond-point.
- Avenue de la Folle Chanson
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Le Palais de la Cambre
vu de l'avenue de la Cambre.
Notes et références
- « Avenue de la Folle Chanson », sur Inventaire du patrimoine architectural de la Région de Bruxelles-Capitale (consulté le )
- La Chanson des rues d'Ixelles de Jean Francis. Louis Musin Éditeur – Bruxelles 1975 (page 94)
- Ixelles - Avenue de la Folle Chanson
- ↑ 1898-02 La Folle Chanson par Jef Lambeaux (1852-1908)
- ↑ Arrêté Royal du 8 août 1988
- ↑ Antoine Courtens fut élève de Victor Horta de 1921 à 1924
Voir aussi
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