Ayeneh-Kari
Ayeneh-Kari, l'art du travail du miroir dans l'architecture persane *
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| Liste | Liste représentative |
| Année d’inscription | 2025 |
| * Descriptif officiel UNESCO | |
Ayeneh-kari (en farsi : "Art du miroir") est un type de décoration intérieure iranienne où des artistes assemblent des petits éléments de miroirs finement taillés en des formes géométriques, calligraphiques ou végétales (inspirées des fleurs et d'autres plantes). Le tout forme une surface brillante à la structure complexe, dont les facettes reflètent la lumière sous forme de motifs abstraits élaborés ou de reflets scintillants. Outre leur usage décoratif, ces miroirs servent également de revêtement résistant et durable pour les espaces intérieurs [1].
Étymologie
Le mot Ayeneh-kari est un mot persan composé, formé des mots ayeneh et kari. "Ayeneh" signifie miroir, tandis que "Kari" signifie faire ou placer un élément sur quelque chose d'autre. Mis ensemble, ces deux mots forment Ayeneh-kari, qui signifie donc "art du miroir".
Histoire

Certains éléments de cet artisanat sont attribués à des verriers vénitiens invités en Iran par l'un des principaux chahs de la dynastie safavide, Abbas le Grand, au XVIIe siècle. Il pourrait également avoir comme origine la réutilisation de fragments brisés de miroirs importés. Au XIXe siècle, les demeures cossues d'Ispahan comportaient une « salle des miroirs » qui servait d'espace de réception, où le travail du miroir était associé à des stucs sculptés et à l'exposition d'estampes.

À l'époque des dynasties Zand et Qajar, cet art fut très utilisé dans la décoration des portes, murs, encadrements de fenêtres, plafonds et colonnes des pavillons et des maisons privées, mais aussi de ceux des maisons de thé et des zūrḵānas, ainsi que des bâtiments officiels et des sanctuaires. La maison des miroirs de Mofakham à Bojnord, dans le Khorasan du Nord, est un autre exemple remarquable d'ayeneh-kari datant de l'époque Qajar. Le complexe funéraire de Shah Cheragh à Shiraz, en Iran, présente un usage abondant de l'ayeneh-kari. On le retrouve également en façade, à l'intérieur des iwans semi-circulaires qui marquent l'entrée des talars, des cours, des jardins et des bassins réfléchissants.
Monir Shahroudy Farmanfarmaian, artiste iranien, a réinterprété l'ayeneh-kari pour en faire un nouvel art apparaissant dans l'art de la scène contemporaine.
« Ayeneh-Kari, l’art du travail du miroir dans l’architecture persane » est inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO en 2025[2].
Galerie
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Ayeneh-kari du sanctuaire Fatima Masumeh à Qom -
Ayeneh-kari au plafond du sanctuaire de Shah Cheragh à Shiraz -
Plafond de la salle des miroirs de Chehel Sotoun à Ispahan, qui utilise l'art de l'ayeneh-kari -
Ayeneh-kari au palais Sahebgharaniyeh, dans le complexe du palais de Niavaran, à Téhéran -
Ayeneh-kari dans la Salle Brillante du palais du Golestan, Téhéran -
Ayeneh-kari dans le hall de l'escalier d'honneur menant à la salle Salam du palais de Golestan, à Téhéran
Références
- ↑ (fa) Moein, Farhang-e Moein,
- ↑ « Ayeneh-Kari, l’art du travail du miroir dans l’architecture persane », UNESCO (consulté le ).
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