Aymeric Bonnemaison

| Directeur du renseignement et de la sécurité de la Défense | |
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| depuis le | |
| Commandant de la cyberdéfense | |
| - | |
Didier Tisseyre (d) Emmanuel Naëgelen (d) |
| Naissance | |
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| Grade militaire |
Général de corps d'armée (depuis ) |
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Aymeric Bonnemaison est un militaire français, spécialiste du renseignement et de la cyberdéfense, né en 1968.
Général de corps d’armée, il est Directeur du renseignement et de la sécurité de la défense[1] (DRSD) depuis le , après avoir commandé la cyberdéfense des armées[2] (COMCYBER) de 2022 à 2025.
Biographie
Formation
Après des classes préparatoires scientifiques au Lycée naval de Brest, Aymeric Bonnemaison intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion Général Delestraint 1988-1991). Ingénieur, il est également titulaire d’une licence d’histoire (1991 La Sorbonne) et d’un DEA de géostratégie et relations internationales (1992 Université de Nantes). Diplômé du Collège interarmées de défense (ex- Ecole de guerre) en 2003[3], il est auditeur de l’Institut des hautes études de la défense nationale pour la session « Armement et économie de défense » en 2016.
Carrière militaire
A partir de 1992, il sert successivement au 4e régiment d’hélicoptères de commandement et de manœuvre, puis au sein du 54e régiment de transmissions de Haguenau où il commande la 2e compagnie de reconnaissance électronique et de combat de l’avant.
En 2000, il prend le commandement d’une compagnie d’élèves officiers de l’Ecole militaire interarmes aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan.
En 2004, il retrouve la brigade de renseignement et prend les fonctions de chef de bureau opérations et instruction du 44e régiment de transmissions à Mutzig.
Il est régulièrement engagé en opérations extérieures dans les Balkans (FORPRONU, IFOR, SFOR, KFOR), en Afghanistan (ISAF) et en République de Côte d’Ivoire (LICORNE).
En 2006, il rejoint l’OTAN et le grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) à Mons en Belgique où il est désigné comme expert renseignement de l’équipe de planification stratégique.
En 2009, il prend le commandement des traqueurs d’ondes (guerre électronique tactique) du 54e régiment de transmissions.
De 2011 à 2016, il sert à l’EMAT comme coordinateur des systèmes de force « commandement et maitrise de l’information », puis à l’EMA en qualité d’officier de cohérence opérationnelle en charge des grands programmes de renseignement.
En 2016, il rejoint la DGSE pour commander un service opérationnel de cyberdéfense avant d’y être nommé directeur technique adjoint.
En 2022, il est nommé officier général commandant de la cyberdéfense des armées, chargé de la lutte informatique offensive, défensive et d’influence[4],[5]. Il crée la communauté cyber des armées[6],[7] qui fédère 22 unités des armées[8], directions et services du Ministère. Il organise aussi le Capture The Flag « Passe ton hack d’abord »[9].
Le 1er aout 2025 il est nommé à la tête de la Direction du Renseignement et de la Sécurité de la Défense le [10],[11].
Il est auteur de nombreux articles[12],[13] et co-auteur du livre « Attention Cyber ! Vers le combat cyber-électronique » publié en 2014.
Grades
- : lieutenant
- : capitaine[14]
- : chef de bataillon[15]
- : lieutenant-colonel[16]
- : colonel[17]
- : général de brigade[18]
- : général de division[19]
- : général de corps d'armée[20]
Décorations
- Officier de la Légion d'Honneur en 2021 (chevalier en 2006)[21]
- Commandeur de l'ordre national du Mérite en 2025 (officier en 2017)[22]
- Croix du combattant
- Médaille d'Outre-Mer avec agrafe République de Côte d’Ivoire
- Médaille d’or de la Défense nationale avec étoile de bronze
- Médaille de la Défense nationale échelon or avec agrafes Transmissions et Missions d’assistance extérieure
- Médaille de reconnaissance de la Nation avec agrafe Opérations extérieures
- Médaille commémorative française avec agrafes ex-Yougoslavie et Afghanistan
- Médaille de la protection militaire du territoire avec agrafe Cyber
- Médaille de la Force de protection des Nations unies (FORPRONU) avec agrafe Sarajevo
- Médaille de l’OTAN avec agrafe ex-Yougoslavie
- Médaille de l’OTAN avec agrafe Kosovo
- Médaille de l’OTAN non-article 5 avec agrafe ISAF
- Commandeur de l’ordre de la couronne de Belgique
- Croix du mérite du ministère estonien de la défense
Références
- ↑ « Changements de têtes à la contre-ingérence des armées - 09/07/2025 », sur La Lettre, (consulté le )
- ↑ « Aymeric Bonnemaison prend ses fonctions à la tête du ComCyber », (consulté le )
- ↑ « Arrêté du 1er octobre 2003 portant attribution du brevet technique d'études militaires supérieures - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Défense : les interrogations de l’état-major français face aux opérations cyber américaines en Europe », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « "Nous passions pour des paranoïaques il y a quelques années...": le patron du renseignement pour la défense explique comment les entreprises françaises d'armement sont espionnées (par les Chinois notamment) », sur BFM BUSINESS, (consulté le )
- ↑ Par Damien Licata Caruso Le 17 mars 2025 à 05h45 et Modifié Le 17 Mars 2025 À 09h30, « « Nous n’avons aucun ami dans le cyberespace » : l’avertissement du patron de la cyberdéfense française », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ Nicolas Barotte, « Général Bonnemaison: «L’intelligence artificielle permettra d’améliorer notre cyberdéfense» », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ Philippe Chapleau, « Cyberdéfense : la Communauté cyber des armées (CCA) s’agrandit et accueille onze nouvelles unités », sur Lignes de défense, (consulté le )
- ↑ « "Passe ton hack d’abord" : un challenge pour initier les jeunes à la cybersécurité », sur L'Etudiant (consulté le )
- ↑ « « Les survols de drones testent notre capacité de défense », selon le chef du renseignement et de la sécurité de la défense », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Paul Sugy, « Général Aymeric Bonnemaison : Le contre-espion qui vous veut du bien », sur www.larevueparlementaire.fr (consulté le )
- ↑ (en) giantchair.com, « Power in the 21st Century - Presses universitaires de Louvain », sur pul.uclouvain.be (consulté le )
- ↑ Aymeric Bonnemaison et Tanguy Struye de Swielande, « Le “mobile” ontologique et politique de la guerre irrégulière », (consulté le )
- ↑ « Décret du 10 juillet 1995 portant nomination et promotion dans l'armée active - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Décret du 20 décembre 2001 portant nomination et promotion dans l'armée active - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Décret du 28 novembre 2005 portant nomination et promotion dans l'armée active », (consulté le )
- ↑ « Décret du 30 août 2010 portant nomination et promotion dans l'armée active - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Décret du 22 avril 2020 portant nominations d'officiers généraux », (consulté le )
- ↑ « Décret du 24 août 2022 portant nominations d'officiers généraux », (consulté le )
- ↑ « Décret du 19 juin 2024 portant nomination d'officiers généraux - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Décret du 7 juillet 2021 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur en faveur des militaires appartenant à l'armée active », (consulté le )
- ↑ « Décret du 6 mai 2025 portant promotion et nomination dans l'ordre national du Mérite en faveur des militaires appartenant à l'armée active », (consulté le )
Liens externes
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