Bénigne Guizol

Bénigne Esther Marie Guizol
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Décès
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Père
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Bénigne Esther Marie Guizol, née le 20 avril 1786, et décédée le 20 janvier 1859, épouse Le Tissier, est une figure de la haute société tourangelle du XIXe siècle. Propriétaire du domaine de la Bellangerie à Vouvray, elle est reconnue pour avoir animé une vie mondaine et intellectuelle marquante au sein de cette demeure, et pour avoir entretenu des échanges épistolaires avec plusieurs figures littéraires de son époque.

Biographie

Bénigne Guizol naît le 20 avril 1786 à Paris[1],[2],[3]. Elle est la fille de Jean-Baptiste Guizol (1756-1828), homme politique et député d'Indre-et-Loire, et de Marie-Jeanne Catherine Brémont[1]. Elle épouse en 1802 Pierre-Hippolyte Le Tissier, avec qui elle s'établit au domaine de la Bellangerie, situé sur la commune de Vouvray[4],[1].

Le couple fait de cette propriété un lieu de sociabilité privilégié[1]. Sous l'impulsion de Madame Le Tissier, le domaine devient un point de rencontre pour les élites locales et les personnalités de passage, témoignant ainsi de l'art de vivre et des dynamiques sociales des notables en Touraine durant la première moitié du XIXe siècle[5].

En février 1827, leur fille, Esther-Athénaïs-Fortunée, épouse Louis-Armand de Lespinay, issu d'une famille noble, ce qui constitue une ascension sociale pour la famille[6].

Elle décède à Paris le 20 janvier 1859, à l'âge de 72 ans[2].

Vie littéraire et correspondances

L'intérêt historique de Madame Le Tissier réside en partie dans ses interactions avec le monde des lettres. Elle entretenait notamment une correspondance suivie avec Alphonse de Lamartine[6]. Ces échanges, analysés par les historiens, permettent d'éclairer les divergences d'opinion au sein de la noblesse et de la bourgeoisie de l'époque, marquées par des débats politiques complexes entre conservatisme et aspirations libérales[6].

La préservation de la mémoire du domaine, à travers les archives locales et les récits historiques, souligne son rôle de "maîtresse de maison" influente, dont l'influence s'étendait au-delà de sa sphère privée[3].

En 1841, elle publie Le livre de la jeune fille chrétienne. Lettres à ma filleule[1].

Notes et références

  1. Sylvie Pouliquen, Dames de Touraine, Éditions Hugues de Chivré, (ISBN 979-10-97407-13-1 et 979-10-97407-31-5), p. 32-35
  2. François Guyard, « Harry de Villoutreys », sur Gothanjou, (consulté le )
  3. histoire-agriculture-touraine, « LA BELLANGERIE à Vouvray (Indre-et-Loire) », sur Histoire de l'agriculture, (consulté le )
  4. Pierre-Marie Danquigny, « Vouvray », sur Turonensis - Écrits sur la Touraine (consulté le )
  5. « La Bellangerie », sur Autour de Charles Bordes (consulté le )
  6. Fernand Letessier, « Une bourgeoise tourangelle, femme de lettres et amie de Lamartine : Mme Le Tissier, née Guizol », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 88, no 4,‎ , p. 487–513 (DOI 10.3406/abpo.1981.3066, lire en ligne, consulté le )

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