BMD-20

BMD-20
Image illustrative de l'article BMD-20
BMD-20 au Musée d'histoire militaire d'artillerie, de troupes d'ingénieurs et de communications
Présentation
Type Artillerie-roquettes
Pays d'origine Union des républiques socialistes soviétiques
Date de création 1947–1951
Période de production 1952–fin des années 1950
Quantité produite plusieurs centaines à quelques milliers selon diverses sources
Utilisateur(s) Union des républiques socialistes soviétiques, aurait été observé en service en Corée du Nord
Période d’utilisation 1952– années 1970
Caractéristiques
Longueur 7,2 m
Largeur(s) 2,3 m
Masse 8,7 t
Masse du projectile 194 kg
Taille du projectile 3,05 m
Munitions Roquette
Capacité 4 roquettes
Cadence de tir 4 coups/4–6 sec
Vitesse initiale 590 m/s
Portée pratique 19 km
Hausse -9° ; +60°
Azimut 20°
Nombre de servants 8

Le BMD-20 (désignation GRAU 8U33) était un lance-roquettes multiple (LRM) de 200 mm créé par l'Union soviétique[1].

Aperçu

Après le succès des systèmes d'artillerie-roquettes comme le Katioucha durant la Seconde Guerre mondiale, l'Union soviétique poursuivit le développement de telles armes. Le développement du BMD-20 commença en 1947 et il fut accepté en service dans l'Armée rouge en 1952. Le système était basé sur un châssis de camion ZIS-151 6×6 portant quatre roquettes dans un treillis d'acier ouvert reposant à +9° d'élévation qui pouvait être relevé à +60° et pivoter de 20° sur les côtés. Le lanceur est servi par huit hommes, dont trois sont assis dans la cabine et le reste assis à l'extérieur. Les fenêtres de la cabine sont protégées par des couvercles métalliques pliants lors du tir. Une fois en position, le BMD-20 peut être prêt à tirer en deux minutes[1],[2],[3],[4],[5],[6].

Chaque roquette MD-20F de 200 mm stabilisée par ailettes mesurait 3,05 m de long et pesait 194 kg avec une ogive explosive de 30 kg. Elles avaient une portée maximale de 19 km et pouvaient toutes être tirées en 4 à 6 secondes. Accompagné d'un véhicule de rechargement, le lanceur nécessitait cinq hommes et 6 à 10 minutes pour être rechargé manuellement, ce qui se faisait généralement dans un autre emplacement éloigné de la position de tir pour éviter les tirs de contrebatterie. Bien que puissantes, les roquettes n'étaient pas précises, se dispersant de 90 à 210 mètres les unes des autres, si bien que plusieurs lanceurs étaient destinés à être utilisés simultanément pour bombarder une large zone[1],[2],[3],[5].

Service

Le BMD-20 entra en service dans l’Armée soviétique en 1952. Sa production se poursuivit jusqu’à la fin des années 1950 ; le nombre exact d’exemplaires fabriqués reste incertain, certaines sources occidentales évoquant plusieurs centaines à quelques milliers de systèmes[6]. Il fut en service jusqu'au milieu des années 1970 quand il fut remplacé par le BM-27 Ouragan. Contrairement à d'autres systèmes d'artillerie soviétiques, il ne fut pas largement exporté. Il fut exporté vers l'Éthiopie, qui les utilisa jusqu'à la fin des années 1980, ainsi que vers Cuba[1],[2],[3],[5].

La Corée du Nord reçut 200 BMD-20 au milieu des années 1950 et a encore cette arme en service. Les roquettes sont montées sur le camion ZIL-157[6] et sur des lanceurs navals[1],[2].

Références

  1. (en) Ove Dullum, The Rocket Artillery Reference Book, Norwegian Defence Research Establishment (FFI), , 178 p. (lire en ligne), p. 145
  2. « BMD-20 | Weaponsystems.net », sur old.weaponsystems.net (consulté le )
  3. « BMD-20 (Storm-1) 6x6 Wheeled Multiple Launch Rocket System (MLRS) », sur www.militaryfactory.com (consulté le )
  4. « BMD-20 200mm multiple rocket launcher (MRL) », sur man.fas.org (consulté le )
  5. (en) « BMD-20 combat vehicle (index 8U33) | Missilery.info » Accès libre, sur en.missilery.info (consulté le )
  6. « BMD-20 @ The World Wars.net » Accès libre, sur www.theworldwars.net (consulté le )
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