Baie-Trinité
| Baie-Trinité | |
L'église Sainte-Trinité de Baie-Trinité en 2018 | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | |
| Région | Côte-Nord |
| Subdivision régionale | Manicouagan |
| Statut municipal | Municipalité de village |
| Maire Mandat |
Étienne Baillargeon 2021-2025 |
| Code postal | G0H 1A0 |
| Constitution | |
| Démographie | |
| Gentilé | Baie-Trinitois et Baie-Trinitoise |
| Population | 438 hab. () |
| Densité | 0,81 hab./km2 |
| Code géographique | 2496005 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 25′ nord, 67° 18′ ouest |
| Superficie | 53 858 ha = 538,58 km2 |
| Divers | |
| Fuseau horaire | UTC−05:00 |
| Indicatif | +1 418, +1 581 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | baie-trinite.quebec |
Baie-Trinité est une municipalité de village du Québec située dans la MRC de Manicouagan sur la Côte-Nord. En 2021, elle a une population de 438 habitants. La principale activité économique est l'exploitation forestière, suivie de la pêche et de la transformation des produits de la mer.
Toponymie
La municipalité est nommée en l'honneur de la Sainte Trinité[1],[2].
Les gentilés sont Baie-Trinitois et Baie-Trinitoises. Ce gentilé a été officiallisé par le conseil municipal en 1986[1],[3].
Géographie

Le village de Baie-Trinité est situé sur la rive ouest de la rivière Trinité près de son embouchure[4]. La municipalité de village fait partie de la municipalité régionale de comté (MRC) de Manicouagan dans la région administrative de la Côte-Nord au Québec[5],[3]. En fait, elle se trouve à l'extrémité est de la MRC[2]. Elle couvre une superficie de 538,74 km2, dont la superficie terrestre est de 414,39 km2[3]. Elle est traversée par la route provinciale 138.
La municipalité de Baie-Trinité comprend les hameaux et lieux-dits des Islets-Caribou, de Pointe-des-Monts et de Pointe-à-Poulin.
Municipalités limitrophes
|
Lac-Walker | Port-Cartier |
| |
| Rivière-aux-Outardes, Godbout |
N | Fleuve Saint-Laurent | ||
| O Baie-Trinité E | ||||
| S | ||||
| Fleuve Saint-Laurent |
Histoire
Le territoire de la municipalité de Baie-Trinité était fréquentée par les Autochtones, en particulier en saison estivale pour la pêche au saumon. Les premiers colons du territoire de la municipalité de Baie-Trinité s'établirent à Pointe-des-Monts. En 1830, un phare y fut construit par le gouvernement fédéral afin d'aider à la navigation sur le fleuve Saint-Laurent[6]. Les premiers colons du territoire longeant la rivière Trinité, qui était nommée ainsi depuis au moins 1682, arrivèrent vers 1840[1],[6]. Vers 1850, des pêcheurs et des chasseurs s'établirent aux Islets-Caribou, incluant plusieurs familles d'origine amérindienne[6]. Deux autres sites qui furent colonisés sont la Pointe-à-Poulin et le Petit mai[6].
En 1873, une chapelle fut construite aux Islets-Caribou[6]. En 1890, une chapelle fut construite à Pointe-des-Monts[6]. En 1898, la mission catholique de Baie-de-la-Trinité a été fondée et une chapelle fut construite[6],[4]. Elle était desservie par le missionnaire de Rivière-Pentecôte[4],[1].
Le , la municipalité de cantons unis des Sept-Cantons-Unis-du-Saguenay a été officiellement constituée[4].
En 1927 et 1928, le village de Baie-Trinité prit de l'ampleu grâce à l'implantation de la compagnie forestière Saint-Lawrence[6]. En effet, le village passa de 25 habitants en 1921 à 400 en 1929[6]. En 1932, il y eut un important feu de forêt et un bateau fut même amarré au quai local prêt à évacuer les habitants[6].
En 1939, l'église a été construite suivie, quelques années plus tard, d'une salle paroissiale et d'un couvent[6],[7]. En 1948, la paroisse Sainte-Trinité fut érigée canoniquement et reçut un curé permanent[6].
Le , la municipalité de Baie-Trinité fut officiellement constituée en se séparant des Sept-Cantons-Unis-du-Saguenay[1],[3],[8]. Ceci faisait suite aux pressions de l'abbé Dudas, curé de Baie-Trinité, afin de contrer le pouvoir de la compagnie forestière qui contrôlait alors l'ensemble du village[6]. La même année, une grande école fut construite[6].
En 1960, un important incendie détruisit l'usine d'écorçage et força l'arrêt quasi complet des opérations forestières. En 1962, la compagnie Saint-Lawrence vendit ses installations et ses équipements à la compagnie Domtar qui n'établit jamais de véritables activités[6]. En 1964, le phare initial de Pointe-des-Monts fut remplacé par un phare plus moderne construit à environ un kilomètre du site du premier phare[6]. En 1970, les installations forestières de la compagnie Domtar furent cédées au gouvernement du Québec[6].
Dans les années 1970, une usine de transformation des produits de la mer a été mise en opérations. Celle-ci est toujours en activité en 2026[6].
Démographie

En 2011, sur une population de 420 habitants, Baie-Trinité comptait 98,8 % de francophones et 1,2 % d'innuphones (innu-aimun)[10].
Économie
Les principales activités économiques de Baie-Trinité sont l'exploitation forestière, la pêche et la transformation des produits de la mer[2].
Administration
Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers[11].
| Baie-Trinité Maires depuis 2001 | |||
| Élection | Maire | Qualité | Résultat |
|---|---|---|---|
| 2001 | Donald Thibeault | Voir | |
| 2005 | Marcel Poulin | Voir | |
| 2009 | Denis Lejeune | Voir | |
| 2013 | Voir | ||
| n/d | Victor D'Amours | Voir | |
| 2017 | Marc Tremblay | Voir | |
| 2018 | CMQ, Serge Lestage (maire suppléant) | Tutelle | |
| 2019 | Étienne Baillargeon | Voir | |
| 2021 | Voir | ||
| Élection partielle en italique Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises | |||
Religion
La paroisse catholique Sainte-Trinité de Baie-Trinité fait partie du diocèse de Baie-Comeau et comprend une église sise au 23, route 138[7],[12],[13].
Tourisme

Le village de Baie-Trinité est réputé pour ses plages ainsi que sa forêt épaisse qui borde le fleuve Saint-Laurent. La municipalité est aussi réputée pour la pêche sportive au saumon qui est gérée par un organisme local[6].
Le phare de Pointe-des-Monts est un attrait touristique important. Il se trouve à 10 km du village. En 1964, il a été fermé et remplacé par un phare plus moderne. Il a lors été racheté par le gouvernement du Québec et est géré par le ministère des Affaires culturelles. Au niveau du patrimoine, il a été classé bien culturel. En 2026, il offre aux visiteurs un centre de villégiature et un musée sur l'histoire des gardiens de phare[6].
Notes et références
- Toponymie : Baie-Trinité
- « Baie-Trinité », sur Baie-Trinité (consulté le ).
- « Baie-Trinité », sur Répertoire des municipalités du Québec (consulté le ).
- Hormidas Magnan, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec par Hormidas Magnan, Arthabaska (Québec), L'Imprimerie d'Arthabaska, Inc., , PDF (lire en ligne).
- ↑ Répertoire des municipalités : Baie-Trinité
- « Notre histoire », sur Baie-Trinité (consulté le ).
- « Église Sainte-Trinité », sur Inventaire des lieux de culte du Québec (consulté le ).
- ↑ « Baie-Trinité », sur Maires du Québec (consulté le ).
- ↑ Statistique Canada Gouvernement du Canada, « Tableau de profil, Profil du recensement, Recensement de la population de 2021 », sur www12.statcan.gc.ca, (consulté le )
- ↑ Population selon la langue parlée le plus souvent à la maison. Recensement de 2011 dans les municipalités et la MRC de la Côte-Nord.
- ↑ « Liste des municipalités divisées en districts électoraux », sur DGEQ (consulté en )
- ↑ (en) « Église de la Sainte-Trinité », sur gcatholic.org (consulté le ).
- ↑ « Baie-Trinité », sur Diocèse de Baie-Comeau (consulté le ).
Références du tableau d'évolution démographique
Annexes
Articles connexes
- Les Islets-Caribou
- Zec Trinité
- Zec de la Rivière-de-la-Trinité
- Phare de Pointe-des-Monts
- Administration territoriale de la Côte-Nord
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Portail de la Côte-Nord
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