Bain d'arrêt
En photographie argentique, le bain d'arrêt est une solution destinée à arrêter la réaction d'un film après son immersion dans un bain révélateur. L'immersion du film dans un bain d'arrêt intervient dans le processus de développement en deuxième étape, juste avant le bain fixateur.
Ce produit chimique est composé de vinaigre acétique à plus de 20 % de concentration qui neutralise l'action du révélateur. Il est utilisé soit dans le développement d'un film ou d'un papier pour tirage[1],[2],[3].
Fonction
L'utilisation du bain d’arrêt à la sortie du bain révélateur permet de stopper instantanément le développement en neutralisant le révélateur. Il permet aussi de préserver l'acidité du fixateur et limite le voile dichroïque. Il agit aussi contre l'écume de calcium qui peut apparaitre lors du passage dans le révélateur et la formation de boue d'alun et d'écume dans le bain de fixage[4].
Il existe des bains d’arrêt durcissant utilisés lors de développements à température élevée[4].
L'usage du bain d’arrêt résout le problème des taches apparaissant sur les tirages papier transférés directement du révélateur au fixateur et insuffisamment agités dans le fixateur[4].
Composition
Si on utilise généralement de l'acide acétique l'acide citrique et le métabisulfite de potassium sont également utilisables. Un bain frais ont un Ph d'environ 3.5 et un bain usé de 5.5. On trouve dans le commerce des concentrés faciles d'emploi qui contiennent en plus un indicateur d'usure du bain. Initialement jaune, la solution vire au pourpre quand le remplacement s'impose[4].
Certains bains du commerce contiennent en plus de l'alun de chrome, ou du potassium pour durcir l'émulsion ou du sulfate de sodium pour ralentir les dilatations[4].
Utilisation
Pour les tirages papier, l'épreuve révélée est égouttée puis plongée dans le bain d'arrêt. Pour une action optimale il faut agiter l'épreuve pendant quinze à trente secondes avant de la sortir du bain, de l'égoutter et de la plonger dans le fixateur. Pour les films, la cuve de développement est vidée du révélateur et égouttée avant d'être remplie de bain d'arrêt et agitée. Quand le bain a fait son office la cuve est vidée, égouttée puis remplie de fixateur et agitée[4].
Notes et références
Références
- ↑ Sowerby 1961, p. 627-628.
- ↑ Thomas Domise, « Le bain d'arrêt du développement noir et blanc • Argentique 2.0 », sur Argentique 2.0, (consulté le )
- ↑ « Bain d'arrêt : STOP ! Eau, acide acétique ou acide citrique ? », sur La photo argentique (consulté le )
- Kenneth T. Lassiter, Robert E. White, Roger,. Favre et Jean-Luc Berthoud, Encyclopédie pratique de la photo, Lausanne, Grammont, 1979-1982, 3000 p. (ISBN 2-8270-0269-8, 978-2-8270-0269-6 et 2-8270-0268-X, OCLC 489756133, lire en ligne), p. 237-239
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Stephen G. Anchell, The darkroom cookbook, Routledge, (ISBN 978-1-317-33760-7, 978-1-315-66061-5 et 978-1-317-33759-1)
- (en) A.L.M Sowerby, Dictionary of Photography : A Reference Book for Amateur and Professional Photographers, Londres, Iliffe Books Ltd., , 19e éd. (ISBN 9781436941648)
Liens externes
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