Banefo-Mifi

naturel
Lac Banefo-mifi

Banefo-Mifi
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Ouest
Département Mifi
Commune Bafoussam II
Démographie
Population 992 hab. (2005[1])
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 34′ 55″ nord, 10° 24′ 21″ est
Altitude 1 168 m
Superficie 4 500 ha = 45 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région de l'Ouest
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Banefo-Mifi

Banefo-Mifi est un village du Cameroun, en pays bamiléké, situé dans la zone rurale de l'arrondissement de Bafoussam 2e, département de la Mifi, dans la Région de l'Ouest.

Son potentiel touristique s'appuie sur sa chefferie traditionnelle et son lac situé à Takouche à proximité du cours d'eau Mifi, cours d'eau limitant le village Banefo-Mifi et le Bamboutos (NANSAP)[2].

Géographie

Le village de Banefo-Mifi situé à 15 km au nord de Bafoussam Centre (rond-point Biao) a une superficie de 45 km2. Il est limitrophe de Baleng, Bapi, Bandeng et est bordé au nord par la rivière Mifi-Sud qui le sépare du département des Bamboutos[3].

Histoire

Depuis la création de la communauté urbaine de Bafoussam en 2008, il fait partie de la commune d'arrondissement de Bafoussam II[4].

Le roi Jean Fopa meurt en 2003 et son fils Vincent lui succède et devient le onzième souverain de la dynastie Banefo-Mifi[réf. souhaitée].

Le peuple de Banefo-Mifi est installé au site actuel depuis le XVe siècle[réf. souhaitée], sur une superficie de 45 km2 contenant sept quartiers de 10 000 habitants[réf. souhaitée].

Le peuple Banefo-mifi, comme beaucoup d'autres tribus, a pris sa source dans l'actuel Tikar vers le 16e siècle à cause de l'instabilité dont fut victime chaque peuple à l'époque. Les « Pafeu » en langue Banefo-mifi, quittèrent l'actuel Tikar et vinrent s'installer dans le « Noun » d'où ils prennent nom de « Koufou-lé » en langue bamoun. ils vivaient de la chasse comme beaucoup d'autres descendants de Tikar. Après une rude bataille entre les buffles et leur chef à l'époque, ce dernier trouva la mort dans l'actuelle forêt de Massagam. Il s'appelait « Fo-Megnam ». Son fil « Fo-Tareng » lui succéda. Alors survinrent les Peuls qui lui demandèrent de se convertir à l'islam. Fo-Tareng refusa et fut chassé par ces derniers du territoire bamoun. Il traversa le Noun et s'installa de l'autre côté sur l'axe Bafoussam-Foumbot vers 1600. C'est pourquoi ce lieu s'appelle aussi Banefo. Au début du 17e siècle, les Pafeu quittèrent ce lieu et vinrent s'installer là où ils ont été jusqu'à nos jours. Fo-Tareng mourut vers le début du 18e siècle et son fils Fo-Ngwatou lui succéda à l'époque même où les Allemands arrivèrent au Cameroun. Ces Allemands avaient beaucoup des difficultés à se déplacer car ils étaient combattus, et lorsqu'ils arrivèrent dans la chefferie de Fo-Ngwatou, ce dernier les reçut et les traita avec gentillesse et ils demeurèrent très longtemps avec les Pafeu. Les Allemands récompensèrent la gentillesse de Fo-Ngwatou en amenant l'un de ses fils avec eux dans tout leur pèlerinage. Ce fils s'appelait « Fopa ». Les Allemands fréquentèrent Fopa. Les Allemands appelaient Pafeu en leur langue Balefuen Mifi... Ce sont les colons français qui donnèrent le nom Benefo-Mifi.

Le mot Mifi donne une différence entre Banefo situe sur l'axe Bafoussam-Foumbot, d'où ils ont d'abord vécu, et le Banefo-mifi actuel : c'est à cause du fleuve Mifi qui arrose sa partie Sud le séparant du département des Bamboutos que les colons ont pris comme surnom du village Banefo (Banefo-Mifi)[5]...

culture

Après la création du centre administratif de Bamenda et Dschang, Fopa, appelé John par les Allemands, fut un interprète auprès des Gakah ayant la peau blanche a l’époque, ce Fopa John était très aimé par les colons allemands.

Après la mort de Fo-Ngwatou, les Allemands vinrent personnellement aux obsèques et c'est Fopa John qui lui succéda. Grâce à la force et l'efficacité de Fopa John, Les Allemands, comme récompense, lui attribuèrent un carnet de chef Supérieur et un titre foncier délimitant son territoire, le , par Monsieur Rauch, chef du département colonial allemand à Dschabg à l’époque.

Deux ans après l'obtention de son livret de chef et son titre foncier, Fopa John mourut et son fils Lah Fopa , âgé de 28 ans prit le pouvoir et continua les œuvres de son père avec les Allemands et plus tard avec les Français. le , Lah Fopa obtient un autre carnet de chef comme chef de 2eme degré. Malheureusement pour lui, ce carnet disparut dans les flammes en 1956 à la suite d'un incendie.

Lah Fopa fut nommé chef de chantier à la construction du pont de Noun en 1936 et plus tard nommé assesseur du tribunal auprès de la cour d'appel de Bafoussam. Il travailla comme assesseur jusqu’à ce que les juges formés à l’école de la magistrature prennent la relève.

Retourné dans son village, Lah Fopa continua à gouverner son peuple jusqu'au quand il rendit L’âme à l'age de 126 ans et Fopa Jean,son fils lui succéda. Ce dernier ne mit pas long malgré les grandes ambitions qu'il avait en tête de continuer les œuvres de son père, il quitta ce monde après seulement 13 ans de règne et c'est maintenant Fopa Vincent qui lui a succédé depuis le [6].

Quartiers

Banefo-mifi est constitué de sept quartiers :

  • Bessa (king place)
  • BaKarjou
  • BaMifi
  • Marborb(takouche)
  • Batoulah
  • karjou 2
  • Bamankier

Chefferie traditionnelle

tradition
Culture

Le royaume de Banefo-Mifi a connu depuis sa création onze chefs, qui ont dirigé cette chefferie :

  • fo'o Ngoum
  • fo'o Yongoum
  • fo'o Lah Dackieu
  • fo'o Toutou
  • fo'o Tateu
  • fo'o Magnam
  • fo'o Tareng
  • fo'o Ngwatou
  • fo'o Lah
  • fo'o Fopa Jean (né en 1929, mort le )
  • fo'o Fopa Vincent (intronisé le )

Notes et références

  1. Répertoire actualisé des villages du Cameroun. Troisième recensement général de la population et de l'habitat du Cameroun, Bureau central des recensements et des études de population, vol. 4, tome 7, 2005 [1]
  2. « Commune d'arrondissement de Bafoussam II (monographie communale) » [PDF], sur mairiebafoussam2.com, date inconnue, p. 7
  3. Openstreetmap, Banefo Mifi, consulté en 2022
  4. Mapanet [2]
  5. Moremobileinternet N/A, « MiFi 2200 Mobile Hotspot Video Review », sur SciVee, (consulté le )
  6. Moremobileinternet N/A, « MiFi 2200 Mobile Hotspot Video Review », sur SciVee, (consulté le )

Annexes

Bibliographie

Liens externes

Place du marché
Marché chefferie Banefo-mifi
tradition
Banefo-mifi
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