Bangladesh Jamaat-e-Islami

Bangladesh Jamaat-e-Islami
Image illustrative de l’article Bangladesh Jamaat-e-Islami
Logotype officiel.
Présentation
Président Shafiqur Rahman
Fondation 1941
(Jamaat-e-Islami, en Inde britannique)
1955
(au Pakistan oriental ; interdit de 1971 à 1978 et de 2013[1] à 2025)
Siège Mogbazar, Dacca, Bangladesh
Fondateur Abbas Ali Khan (Jaipurhat)
Organisation étudiante Bangladesh Islami Chhatra Shibir
Positionnement Extrême droite[2],[3],[4]
Idéologie Islamisme
Conservatisme social
Démocratie islamique
Site web jamaat-e-islami.org
Représentation
Jatiya Sangsad
68  /  350

Le Bangladesh Jamaat-e-Islami est le principal parti politique d'extrême droite islamiste du Bangladesh. Il milite historiquement pour le rattachement du Bangladesh au Pakistan.

Historique

Il est issu de la branche est-pakistanaise du Jamaat-e-Islami, fondé par Sayyid Abul Ala Maududi en 1941. Opposé à l'indépendance du Bangladesh, il est interdit après la guerre de libération (1971). À nouveau autorisé en 1978, il parvient à faire élire des députés aux élections successives depuis 1986.

Entre 2001 et 2006, ils participent au gouvernement de coalition de la première ministre Khaleda Zia.

Dans les années 2010, la Première ministre Sheikh Hasina décide de les faire poursuivre pour leurs implications dans le génocide perpétré lors de la guerre de 1971. Le Tribunal international des crimes est créé spécialement pour l'occasion. L'ancien chef du parti, Ghulam Azam, a été reconnu coupable en 2013 de crimes de guerre lors de la lutte pour l'indépendance du pays. Trois millions de personnes avaient été tuées, pour une partie d'entre elles par les milices islamistes pro-pakistanaises[5]. D'autres anciens dirigeants, dont Abdul Quader Molla, ont été condamnés pour leurs actions pendant la guerre de libération[6].

Le parti est de participer aux élections en 2013 lorsque les juges de la Haute cour ont estimé que sa charte était contraire à la Constitution laïque du Bangladesh. Il ne peut participer aux élections en 2014, 2018 et 2024[7].

En 2025, la Cour suprême du Bangladesh autorise à nouveau le parti à se présenter aux élections[8].

Au Bangladesh, le Jamaat-e-Islami reste un acteur controversé, notamment en raison de son influence perçue sur l’islamisation de la société. Lors des élections législatives de 2026, le parti a présenté 224 candidats, sans inclure de femmes, ce qui a suscité des débats sur sa position concernant la participation politique féminine[9].

Résultats électoraux

Élections législatives

Élections législatives
Année Voix % Rang Élus +/- Gouvernement
1986 1 314 057 4,6 3e
10  /  300
en augmentation 10 Opposition
1988 Boycott NC
0  /  300
en diminution 10 Aucun
1991 4 117 737 12,2 3e
18  /  300
en augmentation 18 Soutien parlementaire
02/1996 Boycott NC
0  /  300
en diminution 18 Aucun
06/1996 3 653 013 8,6 4e
3  /  300
en augmentation 3 Opposition
2001 2 385 361 4,3 4e
17  /  300
en augmentation 14 Coalition
2008 3 186 384 4,6 4e
2  /  300
en diminution 15 Opposition
2014 Interdit NC
0  /  300
en diminution 2 Aucun
2018 Interdit NC
0  /  300
Stable Aucun
2024 Interdit NC
0  /  300
Stable Aucun
2026 24 109 762 31,8 2e
68  /  300
en augmentation 68 Opposition

Notes et références

  1. Bangladesh (le)
  2. (en) Islamist Militancy in Bangladesh: A Complex Web
  3. (en) The Bangladesh Liberation War, the Sheikh Mujib Regime, and Contemporary Controversies
  4. Plusieurs sources l'attestent : (en) Alisha Rahaman Sarkar, « Voters in Bangladesh are asking the same question – where are the female candidates? » [archive du ], sur The Independent, (consulté le ) : « The election is tightly fought between the Bangladeshi Nationalist Party (BNP) and the far-right Jamaat-e-Islami party. »(en-US) Mubashar Hasan, « Why Mobs in Bangladesh Attacked the Offices of Daily Star and Prothom Alo » [archive du ], sur The Diplomat, (consulté le ) : « Bangladesh’s ultra-nationalists, religious right and the far-right organizations, including the Bangladesh Jamaat-e-Islami »(en) Shakhawat Liton, « A verdict of the hour » [archive du ], sur The Business Standard, (consulté le ) : « Yet the results also indicate a significant consolidation of far-right voters. Jamaat now emerges as the principal opposition force, a development that will reshape parliamentary dynamics. »(en) Joynal Abedin Shishir, « New coalition emerges as BNP looks to bury Jamaat ties » [archive du ], sur The Business Standard, (consulté le ) : « The BNP has been widely criticised in recent years for its ties with the far-right Islamist organisation Jamaat-e-Islami Bangladesh. »(en) Mehedi Hasan Marof, « Bangladeshi Gen Z toppled ex-PM Hasina. Now they could decide next leader » [archive du ], sur Al Jazeera, Al Jazeera Media Network, (consulté le ) : « A far-right Islamist party, the Jamaat’s opposition to Bangladesh’s independence during the 1971 war has long limited its mainstream appeal. »Devadeep Purohit, « How things have got worse for women of Bangladesh in Muhammad Yunus’s regime », The Telegraph,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le ) :

    « Not just a western educated liberal woman, the turn of events -- which can be linked to the rise of far-right political forces like the Jamaat-e-Islami and its associates -- has begun affecting ordinary women, many of whom had hit the streets against Hasina. »

    « Newsfront », Pakistan Forum, vol. 2, no 1,‎ , p. 20–25 (ISSN 0315-7725, lire en ligne) :

    « Ideologically these are the parties of the far-right who have always collaborated with the exploiting classes. »

  5. « Un chef islamiste jugé coupable de crimes de guerre », sur France 24, (consulté le )
  6. (en) «Bangladesh party leader accused of war crimes in 1971 conflict», The Guardian
  7. « Bangladesh: le principal parti islamiste interdit de participer aux élections », sur Le Figaro, (consulté le )
  8. « La Cour suprême du Bangladesh rétablit le plus grand parti islamiste du pays, le Jamaat-e-Islami », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. Côme Bastin, « Au Bangladesh, étudiants et islamistes se sont alliés face à l’opposition traditionnelle », sur Mediapart, (consulté le )

Liens externes

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