Barrage du Site C

| Pays | |
|---|---|
| Province | |
| District régional | |
| Coordonnées |
56° 11′ 41″ N, 120° 54′ 51″ O |
| Cours d'eau |
| Vocation |
Hydroélectricité |
|---|---|
| Propriétaire | |
| Opérateur | |
| Date du début des travaux |
2015 |
| Date de la fin des travaux |
2024 |
| Date de mise en service |
2024 |
| Coût |
16 milliards $ |
| Type |
remblai |
|---|---|
| Hauteur (lit de rivière) |
60 m |
| Longueur |
1 050 m |
| Superficie |
93 ha |
|---|---|
| Longueur |
83 km |
| Nombre de turbines |
6 |
|---|---|
| Type de turbines |
Francis |
| Puissance installée |
1 100 MW |
| Production annuelle |
5 100 GWh |
| Site web |
|---|
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Barrage du Site C est un barrage en remblai situé sur le lit de la rivière de la Paix près de Fort St. John en Colombie Britannique au Canada. Le projet est mené par BC Hydro, avec un budget initial de 8,8 milliards de dollars canadiens[1], pour finalement coûté 16 milliards de dollars canadiens[2]. Le projet de barrage est prévu pour avoir une capacité maximale de 1 100 MW, avec une production moyenne estimée à 680 MW. Il fait depuis l'objet de plusieurs polémiques, sur son utilité, dans un contexte de faible prix de l'énergie, sur son coût et sur ses répercussions pour les populations locales[1].
Histoire

Le projet date initialement des années 1980[1]. Le projet a été approuvé par la Colombie Britannique en 2014[1].
La construction a commencé en 2015. L'année suivante, près de 200 scientifiques canadiens demandent la suspension du projet qui, selon eux, ne respecte pas les droits des Premières nations[3]. En 2022, à la suite de négociations avec le gouvernement provincial, BC Hydro et le gouvernement fédéral, la Première Nation de West Moberly (en) accepte de renoncer à ses actions en justice contre le projet[4].
Le barrage devrait être pleinement opérationnel dans le courant de l'année 2025, le barrage étant en cours de remplissage en 2024[2], avec un début de la production d'électricité prévu pour [5].
Caractéristiques
Le barrage hydroélectrique du site C, est le troisième d'une série de quatre barrages sur la rivière de la Paix, dont la construction est envisagée au milieu des années 1950. Deux barrages sont réalisés en amont : celui de W.A.C. Bennett (site A), achevé en 1967 et celui de Peace Canyon (site B), achevé en 1980. Les capacités respectives des deux centrales associées à ces barrages sont de 2730 MW et 694 MW. Cette configuration permet aux trois centrales hydroélectriques de profiter des immenses capacités de stockage du lac Williston, retenu à l'arrière du barrage W.A.C. Bennett[6],[7].
Le barrage du Site C a la forme d'un L. La grande barre du L est constituée d'un barrage en remblai transversal à la rivière, haut de 60 m, long de 1050 m avec une base large de près de 500 m. Il s'appuie sur la rive nord de la rivière de la Paix au niveau de Fort Saint John mais ne rejoint pas la rive sud. Cette extrémité sud du barrage en remblai est renforcée par un contrefort en béton compacté au rouleau (BCR). Ce contrefort ce poursuit perpendiculairement au barrage en remblai par un barrage en BCR et béton armé au niveau des prises d'eau et des déversoirs formant la petite barre du L, longue de 650 m. Le déversoir principal comprend trois portes contrôlant le débit auquel s'ajoute un déversoir de secours non contrôlé. Le barrage est conçu pour résister à de forts séismes ayant une récurrence de 10000 ans[8],[9],[10].
La centrale hydroélectrique est située immédiatement à l'avant du barrage en béton armé. Six conduites forcées coudées, de 80 m de long pour 10 m de diamètre relient les prises d'eau aux turbines de la centrale. Ces turbines sont à axe vertical, de type Francis, fabriquées, par la firme allemande Voith Hydro au Brésil. La roue à aubes au cœur de chaque turbine mesure 4,2 m de haut pour un diamètre de 7,4 m. Elle actionne le rotor du générateur électrique. Chacun de ces six générateurs dispose d'une capacité de production de 183 MW soit une capacité totale de 1100 MW. La production annuelle attendue est de 5100 GWh, correspondant à l'alimentation de 450 000 foyers[11],[12],[13],[14] . Le courant sort de la centrale par trois lignes à haute tension de 500 kV qui rejoignent la sous-station de la rive sud. Depuis la sous-station deux lignes de 500 kV sont construites sur 75 km jusqu'au poste d'interconnexion agrandi de Peace Canyon[15].
Le réservoir formé à l'arrière du barrage couvre 93,3 km2 pour une longueur de 83 km, une profondeur maximale de 52 km, une largeur de l'ordre de 1 km, un volume d'environ 2 km3, sur un bassin versant de plus de 87 200 km2. Le réservoir recouvre la vallée de la rivière de la paix depuis Fort Saint John jusqu'au barrage de Peace Canyon en amont de Hudson's Hope. Il noie de plus une partie des vallées des affluents de la rivière de la Paix. Ce sont de l'amont vers l'aval : les vallées de Lynx sur 500 m, de la Farell sur 1,4 km, de la Halfway sur 8 km, de la Cache sur 2,5 km et de la Moberly sur 8,5 km. De plus un chenal de 1 km de long pour 300 m de large, creusé sur le flanc de la rive sud amène l'eau à l'arrière du barrage en béton. Il détourne la rivière jusqu'aux prises d'eau de la centrale électrique et aux déversoirs[16],[17],[8].
Références
- Canada’s $7 Billion Dam Tests the Limits of State Power, Dan Levin, The New York Times, 10 décembre 2016
- « Le barrage du Site C en C.-B. aura-t-il un impact sur les rivières de l’Alberta? »
, sur Radio Canada,
- ↑ Des scientifiques s'opposent à un barrage. La Tribune de Genève, 25 mai 2016. Lire en ligne
- ↑ Site C : la Première Nation de West Moberly se résout à un accord partiel. Radio Canada, 28 juin 2022. Lire en ligne
- ↑ « BC Hydro finalise la dernière étape du projet de barrage hydroélectrique du Site C »
, sur Radio Canada,
- ↑ (en) Mike Clarke, « Site C dam: How we got here and what you need to know », sur CBC, (consulté le )
- ↑ (en) « Peace Region », sur BC Hydro (consulté le )
- Les Contributeurs d'OpenStreetMap, « Barrage du Site C, Area E (Moberly Lake/Sukunka Valley), Peace River Regional District, Colombie-Britannique, Canada », sur OpenStreetMap (consulté le )
- ↑ (en) BC Hydro, « Site C dam: Overview » [PDF], sur Energic city, moose media, (consulté le )
- ↑ (en) « Site C, the Dam of the Century: Supplying Renewable Energy for 100 Years », sur Experience | acciona (consulté le )
- ↑ (en) BC Hydro, « Fact sheet: Penstocks » [PDF], sur Site C Clean Energy Project (consulté le )
- ↑ (en) « Turbines and Generators », sur BC Hydro (consulté le )
- ↑ (en) Evan Saunders, « A real powerhouse: First turbine placed at Site C », sur Journal of Commerce, ConstructConnect, (consulté le )
- ↑ « Barrage du Site C », sur Flatiron Dragados (consulté le )
- ↑ (en) BC Hydro, « Transmission works » [PDF], sur Site C Clean Energy Project, (consulté le )
- ↑ (en) « Site C Clean Energy Project » [PDF], sur BC Hydro, (consulté le ), p. 4
- ↑ « Données du débit mensuel pour la rivière de la Paix en aval de la rivière Pine (07FA004) », sur Gouvernement du Canada (consulté le )
Liens externes
- (en) Site officiel
- Portail de la Colombie-Britannique
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- Portail des lacs et cours d'eau

