Barrière de Reuilly

Barrière de Reuilly
Barrière de Reuilly en 1808.
Présentation
Partie de
Destination initiale
Destination actuelle
détruite
Architecte
Claude-Nicolas Ledoux
État de conservation
démoli ou détruit
Localisation
Pays
Commune
Coordonnées
48° 50′ 23″ N, 2° 23′ 45″ E
Localisation sur la carte de Paris
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La barrière de Reuilly est une ancienne barrière d'octroi de l'enceinte des Fermiers généraux.

Situation

La barrière de Reuilly était située place de la barrière de Reuilly au croisement de la rue de Reuilly avec le boulevard de Bercy et le boulevard de Charenton (actuellement boulevard de Reuilly) à l'emplacement de l'actuelle place Félix Éboué. Elle suivait la barrière de Picpus et précédait celle de Charenton.

Origine du nom

Son nom provient du fait qu'elle était située sur la rue de Reuilly.

Historique

Vue de la rotonde.

Au XVIIIe siècle ce lieu et ses environs, autour de la place Félix-Éboué actuelle, est situé sur une petite butte. Il est alors occupé par des cultures maraîchères et de la vigne. Lorsque les Fermiers généraux obtiennent en 1785 l'autorisation de créer un nouveau mur d'enceinte, ils le tracent à cet endroit, à travers champs[1].

La construction de la barrière est engagée à la suite d'un arrêt du Conseil d'État du avec l'ensemble des travaux de l'enceinte. Elle est constituée d'un unique pavillon en ronde entouré d'une colonnade. Son architecte harmonieuse suscite alors l'admiration.

« Sa belle rotonde rappelle les temples élégants que les anciens élevaient à leurs divinités. L'on regrette cependant de voir de tels édifices qui seraient mieux placés aux portes d'un palais décorer de simples bureaux d'octroi »

— Edme et Sarrut, Paris pittoresque, 1842[1].

Cette barrière est toutefois peu fréquentée, ses environs étant encore peu construits en 1857[2].

« La barrière de Reuilly est peu fréquentée, même les dimanches. Il faudrait être abandonné de Dieu et des hommes pour aller chercher des distractions dans ce triste recoin de la petite banlieue. Il n'y a là que l'ennui à recueillir. »

— Histoire de Paris, de ses barrières et des faubourgs, 1857[1]

.

Son usage est supprimé en 1860 avec l'ensemble des barrières du mur des fermiers généraux lors du déplacement de l'octroi à l'enceinte de Thiers. Le pavillon est ensuite démoli en 1863 parce qu'il se trouve dans l'axe de la future avenue Daumesnil et qu'il faut araser la butte pour permettre le passage de la nouvelle artère[1].

Annexes

Références

  1. Danièle Chadych - Le guide du promeneur 12e arrondissement - Parigramme, p. 134.
  2. Lucien Lambeau, Histoire des communes annexées à Paris, Ernest Leroux, , 577 p. (lire en ligne)

Bibliographie

Articles connexes

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