Barthélémy Durand Valantin

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Barthélémy Durand Valantin ( - [1]), fils de la Signare Rosalie Aussenac de Carcassone de Gorée et du négociant Barthélemy Valantin natif de Marseille, est un notable métis de l'île de Gorée et de Saint-Louis du Sénégal. Homme politique, il est également commerçant dans la gomme arabique et la location de biens immobiliers.
Biographie
Durand Valantin est entre 1925 et 1938, moins connu que son frère François Valantin ou Valentin, populaire à Gorée et Saint-Louis en raison de son plaidoyer pour la participation aux élections et aux décisions de la colonie sénégalaise des habitants métis et africains, en particulier des notables et commerçants. Le , François est élu par quelques dizaines de notables représentant des « indigènes » au Conseil privé de la colonie avec Zeler, lors d'une élection prémisse des élections coloniales au Sénégal et des élections dans les anciennes colonies françaises. Après la mort de François en 1938, Durand arrive sur le devant de la scène[2].
Maire de Saint-Louis, il fut aussi le premier député du Sénégal à l'Assemblée constituante, élu le par 1 080 voix (2 071 votants, 4 726 inscrits). Il fut admis à siéger le . Le député Valantin prit place à droite et vota contre l'amnistie et pour les crédits de l'expédition romaine puis contre l'abolition des taxes sur les boissons alcoolisées. Réélu le par la colonie, représentant à la législative avec 1 319 voix (2 033 votants, 4 991 inscrits), contre 452 pour M. Masson et 240 pour M. Petiton[3]. Il suivit la même ligne politique que précédemment. Il s'allia avec les conservateurs monarchistes pour le vote de la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement. Il doit toutefois démissionner en raison des difficultés à combiner ses activités locales avec son mandat. Son successeur est, semble-t-il, John Sleight ; mais cette élection aurait été compliquée par des questions sur la nationalité des candidats.
Barthélémy Durand Valantin vécut à Paris en compagnie de son épouse, la Signare Mary de Saint Jean, fille de la Signare Anna Colas Pépin ; ensemble ils fréquentaient le milieu artistique parisien, en particulier le peintre Édouard Auguste Nousveaux. Ils résidaient au 22 rue du Bac à Paris comme l'atteste l'annuaire du Parlement de 1852 (source archives nationales).
Iconographie
Auguste Nousveaux, peintre de la Marine, qu'ils avaient rencontré à Gorée au Sénégal en 1843 où ce dernier avait réalisé les esquisses d'une peinture, huile sur toile, Le Prince de Joinville à Gorée (1,31 m × 1,78 m, en 2009 au château de Versailles dans le bureau du Conservateur en chef), sur laquelle Mary de Saint Jean et sa mère Anna Colas Pépin figurent avec probablement, le député Barthélémy Valantin.
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Le prince de Joinville assistant à une danse dans l'île de Gorée, décembre 1842, peint par Édouard Auguste Nousveaux (château de Versailles).
Notes et références
- ↑ Base Sycomore
- ↑ Roger Pasquier, « Fortune, race et pouvoir, la crise de 1837-1838 au Sénégal », Société française d'histoire des outre-mers,
- ↑ Gerti Hesseling, Histoire politique du Sénégal
Voir aussi
Bibliographie
- Jean Luc Angrand, Céleste ou le temps des signares, Anne Pepin, 2006, p. 183 (ISBN 2-916680-00-4)
- Adolphe Robert, Edgar Bourlonton et Gaston Cougny, Dictionnaire des Parlementaires Français, Slatkine, 2000, p. 471, Genève
- Abdoul Hadir Aïdara, Saint-Louis du Sénégal d'hier à aujourd'hui, Grandvaux, 2004, p. 77 (ISBN 2-909550-43-5)
- François Zuccarelli, La vie politique sénégalaise : 1789-1940, Centre des hautes études sur l'Afrique et l'Asie modernes, 1987, p. 21 (ISBN 9782903182236)
Articles connexes
Liens externes
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