Barthélemy de Chasseneuz

par le graveur Jacques Cundier.
| Premier président du parlement de Provence |
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Barthélemy de Chasseneuz, seigneur de Prelay, né à Issy-l'Évêque (Saône-et-Loire) en 1480, mort en 1541 à Aix-en-Provence, est un jurisconsulte et magistrat français du XVIe siècle.
Biographie
Jeunesse
Fils d’Antoine de Chasseneuz et de Jeanne Musnier, il fit son droit à Dole, Poitiers, Turin, Pavie et sortit diplômé en 1502.
Carrière
Il servit dans le duché de Milan auprès de Charles II d'Amboise de Chaumont pour lequel il demanda le cardinalat au pape Jules II en faveur de Louis II d'Amboise.
Fuyant l'épidémie de peste, il revint en France à Autun en 1506 et devint procureur du roi en 1508.
Membre du parlement de Bourgogne en 1525, conseiller au parlement de Paris en 1531[1], il devint premier président du parlement de Provence en 1532.
Durant la réforme, bien que catholique, il défendit les Vaudois des villages de Mérindol et Cabrières (Cabrières-d'Aigues, Vaucluse).
Célèbre avocat, il est connu pour avoir défendu des animaux en justice[2].
En tant que jurisconsulte, il est aussi l'auteur d'un texte d'une vingtaine de folio, consultation[3] (probablement fictive[4]) développant toutes les questions de droit relatives au règlement des conflits entre hommes et animaux dévastateurs[3].
Il meurt en 1541, tué, dit-on, par un bouquet de fleurs empoisonné.
Œuvres
Son œuvre majeure est Commentaria de consuetudinibus ducatus Burgundiae en 1517, ouvrage largement cité et utilisé, qui servit d'aide pour le droit coutumier français et le Code Napoléon.
Il écrivit aussi un Catalogus gloriæ mundi en 1529, qui est une somme des connaissances de son temps[1].
Armories
- ses armes se blasonnent ainsi : Coupé d'azur et d'or, au lion rampant de l'un en l'autre et soutenant une meule de moulin d'argent, au filet de même en fasce brochant sur le tout[5].
- devise : Omnia sine fraude[6].
Bibliographie
- Edmé Thomas, Histoire de l'antique cité d'Autun, Dejussieu, Autun, 1846, p. 327-328.
- Henri Pignot, « Chasseneuz et le Parlement de Provence », Nouvelle revue historique de droit français et étranger, vol. 3, septembre-, pp. 471-507, en ligne.
- J.-H. Pignot, Un Jurisconsulte au XVIe siècle. Barthélemy de Chasseneuz, Paris, Larose, 1880.
- Grivot, Denis, Autun, Lyon, Lescuyer, 1967, pp. 81–2
- (de) BNF Juristen ein biographisches Lexicon von der Antike bis zum 20. Jahrundert, Beck, Munich, 1995, (ISBN 3406393306).
- Christian Dugas de La Boissonny, Barthélemy de Chasseneuz (1480-1541), Université de Dijon, Université des sciences sociales de Grenoble, Service de Reproduction de Thèses, 1975; éd. Dugas, Dijon, 1977.
Cinématographie
Le film L'heure du cochon (1993) s'est inspiré de sa carrière[7].
Références
- CERL Thesaurus, « Chasseneuz, Barthélémy de », sur data.cerl.org
- ↑ « Les animaux à la barre : épisode 1/2 du podcast Le procès des rats d’Autun », sur France Culture, (consulté le )
- Ninon Maillard, « "La traduction juridique du conflit entre l'homme et l'animal nuisible dans les "Consilia" de Barthélémy de Chasseneuz (XVIe siècle)" », Revue semestrielle de droit animalier, no 1, , p. 391 (lire en ligne)
- ↑ « Mythe ou réalité ? : épisode 2/2 du podcast Le procès des rats d’Autun », sur France Culture,
- ↑ Harold de Fontenay, Armorial de la ville d’Autun, Dejussieu, Autun, 1868, p. 139.
- ↑ Harold de Fontenay, Armorial de la ville d’Autun, Dejussieu, Autun, 1868, p. 140.
- ↑ « L'Heure du cochon », sur notreCinema.com
Articles connexes
Liens externes
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