Bataille d'Ennery
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Ennery |
| Issue | Victoire républicaine |
| • Antoine Chanlatte | • Toussaint Louverture |
| Inconnues | Inconnues |
| Inconnues | Inconnues |
Batailles
Insurrections (1791-1793)
Interventions espagnoles et britanniques (1793-1798)
- 2e La Tannerie
- Marmelade
- Saint-Michel-de-l'Attalaye
- Ennery
- 3e La Tannerie
- Fort-Dauphin
- 1re Tiburon
- L'Acul
- La Bombarde
- 2e Tiburon
- Les Gonaïves
- Port-Républicain
- 1re Dondon
- Massacre de Fort-Dauphin
- Saint-Marc
- Léogane
- Saint-Raphaël
- Trutier
- 3e Tiburon
- 1re Verrettes
- Grande-Rivière
- Mirebalais
- Las Cahobas
- 2e Verrettes
- Petite-Rivière
- 2e Dondon
- 1re Les Irois
- Jean-Rabel
- 2e Les Irois
Guerre des couteaux (1799-1800)
- Jacmel
Expédition de Saint-Domingue (1802-1803)
| Coordonnées | 19° 29′ nord, 72° 29′ ouest | |
|---|---|---|
La bataille d'Ennery se déroule le , pendant la Révolution haïtienne. Elle s'achève par la victoire des républicains qui reprennent la ville d'Ennery aux supplétifs noirs de l'armée espagnole, commandés par Toussaint Louverture.
Prélude
Après la défaite du lieutenant-colonel Desfourneaux à la bataille de Saint-Michel-de-l'Attalaye et sa retraite sur Les Gonaïves, le général Toussaint Louverture passe à son tour à l'offensive depuis la ville de Marmelade[1]. Le , il attaque le poste Pilboreau, défendu par Paul Lafrance, qui se replie sur Les Gonaïves afin de réclamer des secours[1]. De son côté, l'officier mulâtre Duvigneau, commandant de la ville d'Ennery, se rend à Toussaint Louverture sans opposer de résistance[1].
Toussaint adresse alors un courrier aux habitants des Gonaïves pour leur demander de se rendre[1]. Le commandant Duvigneau y apporte lui-même sa signature[1]. La nouvelle provoque un mouvement de panique aux Gonaïves, où des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants s'agglutinent sur la plage, dans l'espoir de s'embarquer sur des canots[1].
Déroulement
Cependant, le , une colonne républicaine commandée par Antoine Chanlatte attaque Ennery depuis Plaisance[1],[2],[3]. Rapidement, elle reprend la ville, ainsi que les postes de Rouffelier et de la Crête-Salée, et met en fuite les troupes de Toussaint qui se replient sur Marmelade[1]. Les républicains s'emparent de plusieurs pièces d'artillerie et délivrent 112 malades, puis ils se retirent sur Les Gonaïves[1].
Notes et références
- Saint-Rémy 1850, p. 87.
- ↑ Madiou, t. I, 1847, p. 141.
- ↑ Ardouin, t. II, 1853, p. 292-293.
Bibliographie
- Beaubrun Ardouin, Études sur l'histoire d'Haïti, t. II, Paris, Dezobry et E. Magdeleine, libraires-éditeurs, , 503 p. (lire en ligne).

- Thomas Madiou, Histoire d'Haïti, t. I, Port-au-Prince, Imprimerie de JH. Courtois, , 362 p. (lire en ligne).

- Joseph Saint-Remy, Vie de Toussaint-L'Ouverture, Paris, Moquet, Libraire-éditeur, , 408 p. (lire en ligne).
.
- Portail de la Révolution française
- Portail de l’histoire militaire
- Portail d’Haïti
- Portail des années 1790


