La bataille de Château-Thierry eut lieu le entre l'armée prussienne et les armées françaises. Cette bataille tire son nom du nom de la ville où elle a eu lieu, dans le département de l'Aisne en Picardie (actuellement en région Hauts-de-France).
Historique
Sous les ordres du maréchal von Blücher, l'armée prussienne affronta les armées françaises de Napoléon Ier. Après avoir remporté une série impressionnantes de victoires tactiques (pendant ce qui allait être connu sous le nom de campagne des Six-Jours), Napoléon espérait pouvoir infliger une défaite décisive aux Prussiens pour les forcer à se retirer de la Sixième Coalition dirigée contre lui. Il rencontra l'arrière-garde prussienne sous les ordres du général Yorck sur la Marne près de Château-Thierry. La cavalerie française disperse ses homologues prussiens. Ney harcèle le flanc gauche de l'ennemi avec une partie de la cavalerie de la Garde, tandis que Mortier s'avance en direction de Château-Thierry[1]. L'attaque française ne fut stoppée que grâce à l'artillerie prussienne située là fortuitement, ce qui permit à Yorck de battre en retraite en bon ordre sans avoir à subir de nouvelles pertes. Les Prussiens perdirent 1 250 hommes, les Russes 1 500, et les Français, 600. Les Français capturèrent également 9 canons ainsi que des vivres et bagages[2]. Les résultats cumulés en sont comparables à ceux des engagements les plus importants des guerres napoléoniennes. La bataille de Château-Thierry est la troisième de la fameuse campagne des six jours qui voit l'armée française infliger une série de défaites à l'armée de Silésie. Les résultats cumulés en sont comparables à ceux des engagements les plus importants des guerres napoléoniennes[3].
Notes et références
↑Jean Tranié et Juan-Carlos Carmigniani, Napoléon 1814 : La Campagne de France, Paris, Pygmalion, , 315 p. (ISBN2-85704-301-5).
↑D. (en) David G. Chandler, Dictionary of the Napoleonic wars, Ware, England, Wordsworth Editions, coll. « Wordsworth military library », , 569 p. (ISBN978-1-840-22203-6), p. 90-91.