Bataille de Fahs al-Riyah
| Date | Printemps 907 |
|---|---|
| Lieu | Nord du massif de l'Aurès, en Algérie |
| Issue | Victoire Fatimid décisive |
| 1 000 cavaliers ketamas | 12 000 soldats 5,000 alliés |
| Pertes mineures | +15,000 hommes, soit la majeure partie de l'armée aghlabide, ont été anéantis |
Conquête fatimide de l'Ifriqiya
La Bataille de Fahs al-Riyah s'est déroulée entre les forces fatimides, menées par le général berbère Ghazwiyya ibn Yusuf, et l'armée aghlabide sous le commandement de Harun al-Tobni, lors de la Conquête Fatimide de l'Ifriqiya. Les deux armées se sont affrontées à Fahs al-Riyah, au nord du massif de l'Aurès, et l'affrontement s'est soldé par une victoire fatimide écrasante.
Contexte
Après que les Fatimides eurent pris Tobna et Belezma, Ils ne tarderont pas à attaquer Baghaï. C’est pourquoi l’émir aghlabide Ziyadat Allah III prit toutes les précautions nécessaires pour défendre cette ville[1]. Il constitua une armée de 12,000 hommes et en confia le commandement à Harun al-Tobni[2], qu’il envoya à la fin de l’automne 906 pour camper à Baghaï, dont son frère Ziyadat Allah al-Tobni était gouverneur, celui-ci le renforça par des troupes supplémentaires[3].
Harun lança sa première expédition contre Dar Mallul, petite localité située à une étape de Tobna et comprenant une ancienne forteresse protégeant toute la région. Ses habitants s’étaient ralliés à l’Empire fatimide naissant. Harun marcha alors contre eux avec son armée, détruisit la forteresse et tua les habitants[4].
La Bataille
Lorsqu’il parvint à Fahs al-Riyah, situé au nord du massif Aurès, il fut intercepté par un détachement de l’armée fatimide composé de 1,000 cavaliers Ketamas en mission de reconnaissance, sous le commandement de Ghazwiyya ibn Yusuf[3].
Pris par surprise par les cavaliers ketamas descendant rapidement de la montagne, les soldats aghlabides tentèrent de se retrancher au Jabal Aurès, qu’ils placèrent derrière eux[3]. Les Fatimides les attaquèrent alors, leur laissèrent libre cours et les infligèrent une défaite écrasante. Harun al-Tobni fut tué avec une multitude innombrable[4].
Ghazwiyya retourna victorieux à Ikjan, chargé d’abondantes prises de guerre. De ceux d’Ifrqiya, très peu atteignirent Baghaï; la plupart furent tués[3].
Conséquences
Après cet événement, le gouverneur de Baghaï, Ziyadat Allah al-Tobni, écrivit au emir Ziyadat Allah III pour l’informer de cette nouvelle douloureuse. Celui-ci en fut profondément affligé et décida de prendre les précautions nécessaires afin de faire face lui-même à l’invasion chiite imminente[3].
Références
- ↑ (ar) Aydarus Muhammad Hasan, Le Maghreb et le règne de l’État fatimide : textes documentaires historiques, Dar al-Kitab al-Hadith, , 157 p. (lire en ligne)
- ↑ (ar) Zaynab Najib, L’État du chiisme au Maghreb, Dar al-Amir lil-Thaqafa wa al-ʿUlum, , 230 p. (lire en ligne)
- (ar) Dachraoui Farhat (trad. Hammadi Sahli), Le califat fatimide au Maghreb 296-365 H / 909-975 J.-C., Dar al-Gharb al-Islami, , 136 p. (lire en ligne)
- (ar) Muhammad Suhayl Ṭaqush, Histoire des Fatimides en Afrique du Nord, en Égypte et au le Levant, Dar al-Nafa'es, 72 p. (ISBN 978-9953-18-100-4, lire en ligne)
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