Bataille de Metele (novembre 2018)
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Metele |
| Issue | Victoire de l'État islamique |
| Inconnues | Inconnues |
| 43 à 100 morts[1],[2],[3] | Inconnues |
Batailles
- 1er Bauchi
- 1er Maiduguri
- 2e Bauchi
- 1re Damaturu
- Kano
- 1er Baga
- Gashua
- 1er Bama
- Dawashe
- Monguno
- Benishiek
- Kasiya
- Kangarwa
- Alagarno
- 2e Damaturu
- 1re Mainok
- Bita
- 2e Maiduguri
- Digil
- 2e Bama
- 1er Damboa
- Giwa
- Bulanbuli
- Buni Yadi
- Tourou
- 2e Damboa
- Bargaram
- 1re Kolofata
- 1re Gwoza
- 1re Gamboru Ngala
- 1er Fotokol
- 3e Bama
- 1re Konduga
- Amchidé et Limani
- 1re Malam Fatori
- 3e Damaturu
- Amchidé
- Achigachia
- 2e Baga
- 2e Kolofata
- 3e Maiduguri
- 1re Monguno
- Bodo
- 4e Maiduguri
- 2e Gamboru Ngala
- 2e Fotokol
- Bosso
- 3e Gamboru Ngala
- Ngouboua
- 2e Monguno
- Waza
- 1re Dikwa
- 1re Karamga
- Wurgé
- 2e Konduga
- 2e Dikwa
- Damasak
- 4e Bama
- 2e Gwoza
- Talagam
- 2e Bosso
- 2e Malam Fatori
- Marte
- 2e Karamga
- 1re Forêt de Sambisa
- Choua
- Koumguia
- 1re Lac Tchad
- Lithie
- Ngoshe
- Kumché
- 1re Kareto
- Madawaya
- 3e Bosso
- Toumour
- 3e Malam Fatori
- 1re Gueskerou
- Kaïga
- 2e Lac Tchad
- Magumeri
- 1re Gajiram
- Balagallaye
- Jilli
- Jakana
- Garunda
- Zari
- Gudumbali
- Moussarom et Ngueleya
- 1re Metele
- Kaiga Kindji
- Kukawa
- 2e Metele
- 3e Baga
- Komadougou Yobé
- Chétima Wangou
- 2e Gueskerou
- Dangdala
- 1re Bohama
- Magorone
- Berkara
- Darak
- 2e Kareto
- 2e Gajiram
- 1er Tchoukoutalia
- Sunnawa
- Goneri
- 2e Bohama
- 2e Mainok
- 2e Forêt de Sambisa
- 2e Tchoukoutalia
- Baroua
- Kirta Wulgo
- Barkaram
- Maiduguri
- 1er Baga
- Mamudo
- 1er Konduga
- Dumba
- Benisheik
- Gujba
- Logumani
- Gulumba
- Firgu
- Kawuri
- Waga Chakawa
- 2e Konduga
- Izghe
- Bama
- Buni Yadi
- Mainok
- Mafa
- Giwa
- Amchaka
- Gamboru Ngala
- Gumushi
- Goshe, Attagara, Agapalwa et Aganjara
- Bardari
- Kwada, Ngurojina, Karagau et Kautikari
- Dille
- Damboa
- Gwoza
- Azaya Kura
- Dogon Fill
- Damasak
- 2e Baga
- Fotokol
- Najba
- Lamana et Ngoumao
- Kukawa
- Kukuwa-Gari
- Dalori
- Rann
- Badu Kuluwu
- Felo
- Monguno et Goni Usmanti
- Koshobe
- Toumour
- Mafa
- 1er Jos
- 1er Abuja
- 1er Damaturu
- Madalla
- Kaduna
- 1er Kano
- 1er Maiduguri
- Ngurosoye
- Mulai
- 1er Nyanya
- 2e Nyanya
- 2e Jos
- 1er Mubi
- 2e Damaturu
- 2e Abuja
- 2e Kaduna
- Potiskum
- 2e Maiduguri
- 2e Kano
- 3e Jos
- 3e Maiduguri
- N'Djaména
- Monguno
- Zabarmari
- 4e Jos
- 1er Gombe
- 2e Gombe
- Kerawa
- 4e Maiduguri
- Sabon Gari
- Baga Sola
- Dikwa
- Madagali
- 2e Mubi
- 3e Mubi
| Coordonnées | 13° 20′ 58″ nord, 13° 27′ 23″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Metele a lieu le pendant l'insurrection de Boko Haram.
Déroulement
Le soir du , les djihadistes de l'État islamique en Afrique de l'Ouest attaquent une nouvelle fois la base militaire du bataillon 157 à Metele, près de la frontière avec le Niger[1],[4],[2],[5]. Les assaillants arrivent à bord de vingt camions[1]. Lorsque l'aviation nigériane arrive en renfort, les djihadistes sont déjà à l'intérieur de la base[1]. Les soldats nigérians sont complètement mis en déroute[1]. Certains tentent de fuir à travers les barbelés, mais certains véhicules se retrouvent coincés et leurs occupants massacrés[5]. Les djihadistes s'emparent de la base, qui est pillée[1].
Les djihadistes mènent également une attaque sur la base de Mainok le , tuant un soldat, et contre la base de Garijam le , mais cette fois sans faire de victimes[1].
Les pertes
Le , l'AFP indique que 43 soldats nigérians auraient été tués lors de l'attaque d'après les déclarations d'un officier de l'armée nigériane sous couvert d'anonymat[1]. Selon ce dernier : « C’est l’une des pires pertes que nous ayons subies en termes d’hommes et d’équipement dans les opérations de contre-insurrection »[1]. Le commandant de la base et trois autres officiers figurent parmi les morts[1].
Les attaques de Metele et Mainok sont également revendiquée par l'État islamique en Afrique de l'Ouest qui affirme avoir tué 42 soldats[1]. Au total, l'État islamique revendique 118 morts dans l'ensemble de ses attaques entre le 16 et le , tandis que des sources de l'agence Reuters font état de plus de 100 morts en quelques jours[6].
Cependant le bilan pourrait être encore plus élevé[7]. L'agence Xinhua affirme que l'attaque aurait fait 70 morts du côté des militaires d'après une vidéo non authentifiée[2],[8]. Un soldat rescapé affirme également à des médias nigérians qu'au moins 70 militaires ont été tués[5]. D'autres soldats rescapés parlent encore de plus de 100 morts[3]
Conséquences
Le président Muhammadu Buhari, alors en campagne électorale, est alors très critiqué par l'opposition pour son bilan sécuritaire alors qu'il avait promis d'éradiquer Boko Haram[7]. Des vidéos circulent également sur internet, montrant des soldats rescapés du combat se plaindre de la médiocrité de leur armement et de leur équipement[7],[9].
Références
- Jeune Afrique avec AFP, « Nigeria : 44 soldats et neuf civils tués dans des attaques de Boko Haram – Jeune Afrique », (consulté le )
- Xinhua, « Nigeria : 70 soldats tués dans une attaque de Boko Haram (source sécuritaire) », sur french.china.org.cn, (consulté le )
- « Nigeria : Boko Haram doit être « éliminé de la surface de la terre », assure Buhari », Jeune Afrique, (consulté le )
- ↑ « Boko Haram: la branche d'al-Barnawi à l'offensive au Nigeria avant la présidentielle », sur RFI, (consulté le )
- (en-GB) Abdulkareem Haruna, « How Boko Haram killed 'over 70 soldiers' in Metele attack - Survivor », Premium Time, (consulté le )
- ↑ Alexis Akwagyiram, « L'EI dit que ses récentes attaques au Nigeria ont fait 118 victimes », sur Challenges, Reuters, (consulté le )
- AFP, « Nigeria/Boko Haram: l'opposition demande des comptes après la mort de dizaines de soldats », sur Slate Afrique, (consulté le )
- ↑ Xinhua, « Nigeria : des positions de Boko Haram bombardées par l'aviation après une attaque contre une base militaire », sur french.china.org.cn, (consulté le )
- ↑ « Attaque de Boko Haram: dans une vidéo, des soldats s'en prennent à Buhari », sur RFI, (consulté le )
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