Bataille de Moremonui
| Date | 1807 ou 1808 |
|---|---|
| Lieu | Ripirō Beach |
| Issue | Victoire des Ngāti Whātua et Te Roroa |
| Ngāpuhi | Ngāti Whātua Te Roroa |
| Pokaia † | Murupaenga Tāoho Tuwhare |
| 500 guerriers | Inconnu |
| 150-300 | Inconnues mais probablement légères |
| Coordonnées | 35° 53′ 49″ sud, 173° 41′ 37″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Moremonui (maori: Te Haenga o te One, « Le Marquage du Sable », ou Te Kai a te Karoro, « Le Festin de Goélands ») est une bataille en 1807 ou 1808 dans le nord de la Nouvelle-Zélande entre les iwi (tribus) Maoris de Ngāpuhi d'un côté et Ngāti Whātua (en) et Te Roroa (en) de l'autre[1],[2]. La bataille prend place à Moremonui Gully et Ripirō Beach (en), où Ngāti Whātua et Te Roroa prennent en embuscade et écrasent une armé d'envahisseurs Ngāpuhi. Quelques guerriers Ngāpuhi possèdent des armes à feu, ce qui fait de cette bataille la première à voir leur utilisation en Nouvelle-Zélande et le point de début des guerres des mousquets.
Contexte
La bataille est précédée par des accrochages en 1806 entre les forces des rangatira (chefs) Pokaia de Ngāpuhi et Tāoho de Te Roroa et Murupaenga de Ngāti Rongo, un hapu (sous-tribu) de Ngāti Whātua[3]. En 1807, Pokaia rassemble 500 guerriers (pour la plupart de la région de Kaikohe) pour une attaque majeure contre Te Roroa. Parmi ces guerriers, quelques-uns ont acquis des mousquets à colonie européenne à Kororāreka[3].
Ngāti Whātua apprend des plans de Pokaia et rassemble des forces sous les rangatira Tāoho, Murupaenga, Te Wana-a-riri, et Te Hekeua pour intercepter l'invasion avant qu'ils n'atteignent le nord de leurs territoires dans la région de Kaipara Harbour (en)[3].
Bataille
L'armé Ngāpuhi descend la côte ouest de l'Île du Nord de la Nouvelle-Zélande et fait le camp au nord de Maunganui Bluff (en). Ngāti Whātua apprend qu'ils ont l'intention de descendre à travers Moremonui Gully pour faire le camp à Moremonui, et les alliés se mettent en embuscade pour les y surprendre. Quand les guerriers de Ngāpuhi arrivent à l'aube et se mettent à déjeuner, les forces de Ngāti Whātua et Te Roroa les prennent complètement par surprise. Les Ngāpuhi sont repoussés vers la plage, où la bataille fait rage un certain temps. Bien que les mousquetaires Ngāpuhi font preuve d'utilité, ils sont trop lents à recharger et trop peu nombreux pour changer le cours de la bataille. Finalement, Tāoho tue Pokaia avec son mere et les Ngāpuhi prennent la fuite. Ayant des liens avec Ngāpuhi, Tāoho ne desire pas anéantir leur armé et ordonne qu'on trace une ligne dans le sable au-delà de laquelle les Ngāpuhi ne devaient pas êtres poursuivis. Cette acte de miséricorde donne à la bataille un de ses noms en maori, Te Haenga o te One (« Le Marquage du Sable »)[4].
Au cours de la bataille, le célèbre rangatira Hongi Hika de Ngāpuhi perd son grand frère Houwawe et son demi-frère Hau Moka. Pendant la déroute, sa soeur Waitapu bloque les poursuivants avec son corps, donnant à son frère le temps de s'échapper. Elle est alors tué et son corps mutilée pour symbolizer la fin de sa ligne de descente[3].
Conséquences
Ngāpuhi reconnait la mort de 150 de leur nombre, mais d'autres sources mettent leurs pertes à près de 300[3],[4]. Les cadavres laisses sur le champ de bataille sont dévorés par les goélands, donnant à la bataille son second nom en maori, Te Kai a te Karoro (« Le Festin des Goélands dominicains »)[4]. Hongi Hika et un autre rangatira Ngāpuhi, Te Ruki Kawiti (en), survivent à la bataille[1]. Les lourdes pertes soufferts par Ngāpuhi motivent près de vingt ans de campagnes contre Ngāti Whātua par Ngāpuhi en général et Hongi Hika en particulier[2].
D'un point de vue historique, la bataille est souvent considéré comme le début des guerres des mousquets, une série de guerres entre maints iwi et hapu qui durent jusqu'à 1845[2].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Battle of Moremonui » (voir la liste des auteurs).
- (en) « Beginnings | NZ History », sur nzhistory.govt.nz (consulté le ).
- (en) Ron Crosby, The Forgotten Wars: Why the Musket Wars Matter Today, Auckland, Oratia Books, (ISBN 978-0-947506-79-7), p. 34-35.
- (en) Dorothy Urlich Cloher, Hongi Hika: Warrior Chief, Auckland, Penguin, (ISBN 0670045446), p. 52-57.
- (en) Stephenson Percy Smith, Maori Wars of the Nineteenth Century, Christchurch, Whitcombe and Tombs Limited, (lire en ligne), p. 31-49.
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