Le , les Chouans, continuant leur marche sur Saint-Brieuc, arrivent à Plœuc-sur-Lié où ils mettent en fuite un détachement républicain, ils passent ensuite par la forêt de Lorges et le lendemain, , les Chouans sont aux portes de Quintin. La petite ville, à population républicaine, n'a cependant que deux compagnies d'infanterie de la garde nationale et quelques gendarmes et volontaires pour se défendre. L'avant-garde chouanne commandée par Jean Rohu passe à l'attaque. Bien que la place disposa d'un château, les Républicains se replient hors de la ville près d'une des portes à l'Ouest. Les Chouans prennent alors la ville et mettent aisément en fuite les Républicains.
Maître de la ville, le chef des royalistes, Pontbellanger soumet la population à une réquisition de 100 000 livres, néanmoins les Quintinais n'ont pas les moyens de la payer et ils envoient une délégation à Pontbellanger qui la réduit à 15 000 livres.
Les Chouans quittent la ville deux jours plus tard et prennent la direction de Châtelaudren laissant une arrière-garde de 500 à 600hommes à Quintin, cependant les Chouans informés de l'occupation de la ville de Lanvollon par 4 000 hommes commandés par le général Chabot et la défaite des émigrés à Quiberon reculent et regagnent la ville qu'ils évacuent le . La ville est ensuite reprise par les hommes de Chabot.
Sources
François Cadic, Histoire populaire de la chouannerie en Bretagne, t. 2 : Œuvres, Rennes, Terre de brume éditions Presses universitaires de Rennes, , 598 p. (ISBN978-2-84362-207-6 et 978-2-868-47908-2), p. 12.
Jean Martin et Alain Le Noac'h, Toiles de Bretagne : la manufacture de Quintin, Uzel et Loudéac, 1670-1830, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 374 p. (ISBN978-2-86847-288-5, lire en ligne), p. 295.