Bataille de Wittstock

Bataille de Wittstock
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Gravure du XVIIe siècle.
Informations générales
Date
Lieu Wittstock environ 95 km au nord de Berlin
Issue Victoire décisive de l'armée suédoise
Belligérants
Drapeau de la Suède Suède Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Électorat de Saxe
Commandants
Johan Banér
Alexander Leslie
Lennart Torstenson
• James King (en)
Jean-Georges Ier de Saxe
Forces en présence
22 000 hommes 30 000 hommes
Pertes
5 000 hommes 11 000 morts ou blessés
8 000 prisonniers

Guerre de Trente Ans

Batailles

Coordonnées 53° 09′ 49″ nord, 12° 29′ 08″ est
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
(Voir situation sur carte : Allemagne)
Bataille de Wittstock
Géolocalisation sur la carte : Brandebourg
(Voir situation sur carte : Brandebourg)
Bataille de Wittstock

La bataille de Wittstock a eu lieu au cours de la guerre de Trente Ans à proximité de la ville de Wittstock, le et a opposé une armée suédoise aux forces alliées du Saint-Empire romain germanique et de l'électorat de Saxe.

Contexte stratégique

À la suite de la défaite suédoise à la Bataille de Nördlingen, la position des forces protestantes en Allemagne du Nord devint précaire. L’armée suédoise, privée d’une partie de ses contingents allemands et confrontée au ralliement de plusieurs princes protestants à l’Empereur, dut se replier vers la Poméranie et le Brandebourg. En 1636, les forces impériales, commandées par le comte Melchior von Hatzfeldt, et l’armée saxonne dirigée par l’électeur Jean-Georges Ier de Saxe, entreprirent une campagne destinée à expulser définitivement les Suédois d’Allemagne centrale[1].

Le commandant suédois Johan Banér, conscient de l’infériorité stratégique de sa position, choisit une manœuvre offensive visant à empêcher la jonction complète et l’installation durable des forces impériales et saxonnes dans le Brandebourg. Son objectif était de surprendre l’ennemi avant qu’il ne consolide ses positions autour de Wittstock[1].

Histoire

Le Saint-Empire et ses alliés catholiques disputent la domination de l'Allemagne du nord aux Suédois. La principale armée impériale observe l'armée suédoise depuis l'autre côté de l'Elbe tandis qu'une autre armée occupe le Brandebourg. Le général suédois Johan Banér fait traverser l'Elbe à ses troupes au moyen d'une marche surprise et intercepte ses adversaires sur une colline boisée un peu au sud de Wittstock. Les deux armées sont à peu près égales en nombre mais au moins un tiers de l'Armée impériale est composée de recrues saxonnes inexpérimentées. L'artillerie suédoise est également beaucoup plus puissante, ce qui conduit les Impériaux à adopter une position défensive.

Les Impériaux décident d'attendre les Suédois sur une série de collines sablonneuses, le Scharfenberg. De plus, une partie des lignes impériales est défendue par une série de six fossés ainsi qu'un mur de chariots. Leurs commandants s'attendent à ce que les Suédois apparaissent dans les prairies devant eux mais, à la place, l'armée suédoise a contourné le flanc gauche ennemi en se déplaçant derrière des collines. Les Impériaux sont alors forcés de redéployer leurs lignes pour mettre en place un nouveau front.

La bataille commence par des escarmouches entre petits détachements chargés de sécuriser les collines. Les Suédois ont des difficultés à envoyer leurs renforts à travers un sol marécageux, aussi les Impériaux ont-ils le temps de reformer correctement leurs lignes de bataille. Banér a envoyé un quart de ses forces, sous le commandement de l'Écossais James King, faire un long détour jusqu'au flanc droit adverse. Ces troupes arrivent juste avant que le reste de l'armée de Banér ne soit débordé par les Impériaux et la cavalerie de King effectue une percée à travers une rangée de 1 000 mousquetaires avant de tomber sur l'arrière des Impériaux. Désormais attaqués sur deux fronts, ceux-ci, qui ont perdu toute leur artillerie, se retirent en profitant de l'obscurité.

C'est une victoire majeure pour les Suédois, deux ans après leur défaite à la bataille de Nördlingen. La bataille n'est cependant pas décisive, car le Brandebourg ne rejoint pas le camp suédois et une tentative de mettre le siège devant Leipzig doit être abandonnée à la suite de l'arrivée d'une armée impériale de renforts, supérieure en nombre et dirigée par Matthias Gallas.

Références

  1. « La bataille de Wittstock (4 octobre 1636) - Tercios », (consulté le )

Liens externes

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