Bataille des forts de la Barrière
| Date | 16-22 novembre 1856 |
|---|---|
| Lieu | Rivière des Perles, Guangzhou, Chine |
| Issue | Victoire américaine |
| Terre : 50 fusiliers marins 237 marins Mer : 2 sloops de guerre 2 navires à vapeur civils (1 frégate à vapeur, non engagée) |
5,000 dans les troupes de garnison 3,000 hommes non-affectés 22 blessés[1] |
| 10 tués, 22 blessés[1] |
250–500 tués ou blessés 176 pièces d'artilleries capturées 22 blessés[1] |
| Coordonnées | 23° 06′ 32″ nord, 113° 22′ 48″ est | |
|---|---|---|
La bataille des forts de la Barrière a opposé les forces américaines et chinoises sur la rivière des Perles (Chine) en . Cette bataille s'inscrit dans le début de la seconde guerre de l'opium qui opposa principalement la France et le Royaume-Uni à l'empire de Chine de la Dynastie Qing. Au cours de la bataille, la marine américaine lança un assaut amphibie contre une série de quatre forts connus sous le noms de « forts de la Barrière » défendant l'accès à la ville de Canton (Guangzhou).
Contexte
Au large de la côte chinoise, l'USS Portsmouth (en) et l'USS Levant reçoivent la nouvelle du début de la seconde guerre de l'opium. Les deux sloop-of-war sont alors chargés de protéger la communauté américaine en débarquant un détachement composé de 150 marins et fusiliers marins à Canton. Après un débarquement paisible, les Américains prennent position dans le quartier américain de Canton.
L'USS San Jacinto (capitaine Henry H. Bell), avec à son bord le commodore James Armstrong, commandant de l'East India Squadron, débarque des renforts lors de son arrivée à l'entrée du port de Canton[2].
Le , après un accord avec les autorités chinoises, les forces américaines se retirent de la ville. Au cours du retrait, le Commandant Andrew H. Foote essuie des tirs de la garnison chinoise installée dans les forts de la rivière des Perles ; le lendemain, un des forts ouvre le feu sur une chaloupe américaine qui effectuait une reconnaissance. Le corps expéditionnaire américain met alors au point un plan d'attaque contre ces forts en représailles.[3].
Bataille

La force américaine sous le commandement d'Armstrong, désormais constituée d'une frégate à vapeur et de deux sloop-of-war assistés par deux navires à vapeur de commerce américains, lance une attaque sur les forts côtiers de Canton. Dans l'après-midi du , l'USS Portsmouth se porte sur la plus proche des quatre citadelles et ouvre le feu tandis que le Levant s'échoue et ne peut participer à l'attaque[4] ; le tirant d'eau du San Jacinto ne lui permet pas de remonter le fleuve.
Le bombardement continue pendant deux heures. Après ce premier engagement, les autorités chinoises et américaines décident d'essayer de régler le problème par la diplomatie. Cette tentative se solde par un échec et le , le Commodore Armstrong ordonne à ses navires de lancer une attaque sur les deux premiers forts chinois.
Ce bombardement dure jusqu'à ce que les batteries chinoises soient suffisamment affaiblies ; le USS Levant, commandé par William N. Smith, reçoit 22 boulets de canon dans ses voiles, son gréement et sa coque. Sous le couvert de l'artillerie de leur navire, une troupe de 287 hommes commandés par Foote, avec pour fer de lance environ 50 fusiliers marins sous le commandement du capitaine John D. Simms, débarque sans rencontrer de résistance[5],[6]. Ils capturent rapidement le premier fort et ses 53 pièces d'artillerie puis repoussent plusieurs contre-attaques chinoises fortes de plusieurs milliers de soldats.
Dans les jours qui suivent, d'intenses combats ont lieu, jusqu'au où la force américaine, parvient à capturer le dernier fort, tuant et blessant des dizaines d'assaillants, capturant deux forts de plus et récupérant 176 canons ennemis.
Les pertes inégales s'élèvent à 250 à 500 tués ou blessés dans les rangs chinois et 7 tués et 22 blessés dans les forces terrestres américaines. L'USS Levant subit un mort et six blessés dans ses échanges de tirs avec les forts. Le Portsmouth fut frappé 18 fois et le Levant 22 fois, mais aucun n'est sérieusement endommagé[7].
Suite
Après l'épisode, les efforts diplomatiques reprennent et les Américains et les Chinois signent un accord pour la neutralité américaine dans la seconde guerre de l'opium. Cette signature met fin à la participation des États-Unis dans le conflit jusqu'en 1859, où le commodore Josias Tattnall à bord du vapeur Towey Wan prit part à la deuxième bataille des forts de Taku, qui s'avéra être un échec.
Références
- Edwin North McClellan, « The Capture of the Barrier Forts in the Canton River, China », Marine Corps Gazette, no 5 (3), , p. 262-276 (lire en ligne).
- ↑ Clark 2001, p. 7.
- ↑ Nalty 1962, p. 3.
- ↑ Nalty 1962, p. 5.
- ↑ Bernard C. Nalty, The Barrier Forts : A Battle, a Monument, and a Mythical Marine, Washington, Historical Branch, G-3 Division, Headquarters, U.S. Marine Corps, (lire en ligne), p. 6.
- ↑ George B. Clark, Treading Softly : U.S. Marines in China, 1819-1949, Westport, Connecticut, Praeger, , p. 8.
- ↑ Tucker, Spencer C., Almanac of American Military History, vol. Volume 1., Santa Barbara, California, ABC-CLIO, , p. 782.
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