Batailleuse (1917)

Batailleuse
Type canonnière anti-sous-marine
Classe classe Ardent
Fonction militaire
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Commanditaire Drapeau de la France France
Chantier naval Chantiers et Ateliers de Provence, Port-de-Bouc Drapeau de la France France
Fabrication acier
Quille posée 1916
Lancement 1917
Commission 1917
Statut Désarmée le 5 août 1937
Équipage
Équipage 55 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 60,20 m
Maître-bau 7,20 m
Tirant d'eau 2,90 m
Propulsion
Puissance 2500 ch
Vitesse 17 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement
Rayon d'action
  • 3000 milles marins à 10 nœuds
  • 1600 milles marins à vitesse maximum
Carrière
Indicatif BT

La Batailleuse est une canonnière[1],[2] de lutte anti-sous-marine de la Marine française, de classe Ardent. Elle a également été classée successivement comme dragueur de mines et comme aviso.

Conception

La Batailleuse a une longueur de 60,20 mètres, un maître-bau de 7,20 mètres, un tirant d'eau de 2,90 mètres. Ses machines ont une puissance de 2500 ch, la propulsant à la vitesse maximale de 17 nœuds. Son armement se compose de deux canons de 100 mm et de grenades anti-sous-marines. Son équipage est de 55 hommes[3].

Historique

La Batailleuse est construite aux Chantiers et Ateliers de Provence à Port-de-Bouc. Sa construction commence en 1916[4]. Elle est lancée en 1917[1], livrée[4] et mise en service[3] la même année.

Première Guerre mondiale

En 1917-1918, la Batailleuse effectue des escortes et des patrouilles en baie de Biscarrosse[3],[4]. Elle finit la Première Guerre mondiale dans ces missions[3].

Entre-deux-guerres

À partir de 1919, elle est affectée au dragage des mines au large des côtes françaises de la mer du Nord[3],[4]. En 1919, elle est affectée à l’Escadrille de dragage de Gascogne, alors commandée par le lieutenant de vaisseau Raymond Joseph Marie de Sèze. Au plan administratif, la Batailleuse a été considérée comme un bâtiment armé en guerre durant quatre périodes distinctes :

  • du au  ;
  • du au  ;
  • du au  ;
  • du au (cf. circulaire du établissant la Liste des bâtiments et formations ayant acquis, du au , le bénéfice du double en sus de la durée du service effectif (Loi du , articles 10, 12, 13.) §. A. Bâtiments de guerre et de commerce. Bulletin officiel de la Marine 1922, n°14, pp.720 et 726.)[4].

Le , lors des obsèques officielles de l’écrivain et officier de marine Pierre Loti, elle remorque à Rochefort-sur-Mer la chaloupe portant le cercueil. Elle est escortée par l’aviso Chamois et par quatre torpilleurs de haute mer, venus spécialement de Brest[4],[5]. La Batailleuse prend en remorque la chaloupe à l’arsenal de Rochefort, où le corps a été embarqué, et la conduit à Boyardville, accompagné d’une soixantaine de personnes. Le cercueil est débarqué à Boyardville et chargé dans un fourgon automobile qui le transporte à Saint-Pierre-d'Oléron où a lieu l’inhumation, dans le petit bois de la « Maison des Aïeules », où Pierre Loti avait fait préparer sa tombe depuis longtemps[6],[7]. Cependant, certaines sources donnent une version différente et attribuent à la Batailleuse un rôle moins important. Le cercueil aurait été embarqué à bord de l'aviso Chamois. La Batailleuse n’aurait fait que transporter les invités et suivre depuis Rochefort le Chamois qui a descendu la Charente, retrouvant à l'estuaire du fleuve les quatre torpilleurs de haute mer (le Sakalave, l'Algérien, l'Arabe et le Kabyle) qui l'y attendaient pour l’escorter jusqu’à l'île d'Oléron et la rade de Boyardville[8].

En 1924, la Batailleuse est reclassée comme aviso. Elle redevient canonnière en 1925 puis de nouveau aviso en 1929. À partir de , elle assure le dragage de la zone entre Saint-Malo et le cap Fréhel. Elle est désarmée le [3]. La Batailleuse est coulée comme cible au large de Quiberon le [9].

Articles connexes

Notes et références

  1. « BATAILLEUSE – Canonnière », sur Service historique de la Défense (consulté le ).
  2. ↑ « BATAILLEUSE – Canonnière », sur FranceArchives (consulté le ).
  3. Capitaine Patrick, « * BATAILLEUSE (1917/1937) », sur Marines de Guerre et Poste Navale (consulté le ).
  4. Terraillon Marc, « BATAILLEUSE », sur Forum PAGES 14-18, (consulté le ).
  5. ↑ « Les obsèques de Pierre Loti ont lieu aujourd’hui », L'Ouest-Éclair, édition de Caen, no 7915,‎ , p. 3.
  6. ↑ « Les obsèques de Pierre Loti. Rochefort, 13 Juin. », La Petite Gironde,‎ .
  7. ↑ « LES OBSÈQUES DE PIERRE LOTI EN JUIN 1923 », sur EUSKAL HERRIA LEHEN - PAYS BASQUE D'ANTAN, .
  8. ↑ « Les funérailles de Pierre Loti », Le Petit Journal,‎ .
  9. ↑ La Dépêche de Brest du 13 juillet 1938
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