Baudinus
Baudinus ou Baud est un évêque de Tours du VIe siècle dont l'épiscopat dure de 546 à sa mort en 552. Il est vénéré comme un saint par l'Église catholique, sous le nom de saint Baud.
Biographie
Baudinus ou Baud est évêque de Tours au VIe siècle. Dix-neuvième sur la liste épiscopale[1], le seizième après Martin de Tours selon Grégoire de Tours[2], il succéde à Injuriosus. Son épiscopat dure cinq ans et dix mois d'après Grégoire de Tours[1]. Selon Luce Pietri, Baudinus est donc évêque de 546 à 552[3],[4].
Baudinus semble être d'origine germanique[5]. Avant sa désignation comme évêque, il est un laïc marié[5] et référendaire du roi des Francs Clotaire Ier[1],[5], c'est-à-dire qu'il a la garde du sceau du roi[5]. C'est par la volonté de ce dernier qu'il est nommé évêque de Tours[6]. Sans doute veuf[7], il est alors un homme âgé, semble-t-il[8].
Baudinus distribue aux pauvres la fortune laissée par son prédécesseur Injuriosus[9], qui s'élève à 20 000 solidi (sous). C'est une somme considérable, qui se situe au niveau des transactions d'État à État et montre la richesse de l'Église de Tours[10]. Baudinus organise à Tours un groupe de chanoines vivant en communauté, ce qui semble être une innovation[11].
Il ne participe pas au cinquième concile d'Orléans en 549, mais ses suffragants qui y sont présents acceptent que l'élection de l'évêque soit soumise à l'approbation du roi[12].
Baudinus meurt en 552[13]. Son successeur est Guntharius ou Gonthaire[1],[3],[4].
Culte
Grégoire de Tours qualifie Baudinus de beatus (bienheureux), à cause de l'ardeur de sa foi[14].
Baudinus est vénéré comme un saint, sous le nom de saint Baud, par l'Église catholique. Son culte d'appuie sur des récits hagiographiques du XIIe siècle et des récits de translations de reliques et de miracles. Au début du XIe siècle, ses reliques sont vénérées à Verneuil-sur-Indre avant d'être transférées à la fin de ce même siècle dans l'actuelle église Saint-Ours de Loches. Le village de Saint-Bauld porte son nom[14].
Notes et références
- Duchesne 1910, p. 306.
- ↑ Pietri 1982, p. 560.
- Pietri 1982, p. 618.
- Pietri 1983, p. 4.
- Pietri 1983, p. 185.
- ↑ Pietri 1983, p. 181.
- ↑ Pietri 1983, p. 674.
- ↑ Pietri 1983, p. 183.
- ↑ Pietri 1983, p. 198.
- ↑ Pietri 1983, p. 614-615.
- ↑ Pietri 1983, p. 682.
- ↑ Pietri 1983, p. 194.
- ↑ Pietri 1983, p. 191.
- Pietri 1983, p. 186.
Voir aussi
Bibliographie
- Louis Duchesne, Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule, t. II : L'Aquitaine et les Lyonnaises, Paris, Fontemoing et Cie, , 2e éd., 488 p. (lire en ligne), p. 306.
- Luce Pietri, « La succession des premiers évêques tourangeaux : essai sur la chronologie de Grégoire de Tours », Mélanges de l'École française de Rome, vol. 94, no 2, , p. 551–619 (DOI 10.3406/mefr.1982.2668, lire en ligne, consulté le ).
- Luce Pietri, La ville de Tours du IVe au VIe siècle : Naissance d'une cité chrétienne, Rome, École française de Rome, coll. « Collection de l'École française de Rome » (no 69), , 853 p. (ISBN 2-7283-0065-8, lire en ligne).
Articles connexes
Liens externes
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