Bayan Nuwayhid

| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
بيان نُويهض الحوت |
| Nationalités | |
| Formation |
Université libanaise (docteur en sciences politiques (d)) () Schmidt's Girls College |
| Activités | |
| Père |
ʻAjāj Nuwayhiḍ (d) |
| Conjoint |
Shafiq al-Hout (en) |
| Parentèle |
Fuad Selim (d) (oncle maternel) Salma Khadra Jayyusi (daughter of mother's sister) |
| A travaillé pour |
Centre d'études pour l'unité arabe (d) Institut des études palestiniennes |
|---|---|
| Partis politiques |
Parti Baas (jusqu'en ) Front de libération de la Palestine |
| Mouvement | |
| Directeur de thèse |
Anis Sayigh (en) |
Bayan Nuwayhid (arabe : بيان نويهض ; 1937 – ) est une journaliste, universitaire et historienne palestinienne, membre de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Elle est l'une des principales historiennes de la Palestine et l'auteure du livre intitulé Sabra and Shatila: September 1982[1].
Enfance et éducation
Née à Jérusalem en 1937[2], Nadia Nuwayhed a pour mère Jalal Salim, poétesse[3]. Son père, Ajaj Nuwayhid, druze d'origine libanaise, est l'un des cofondateurs du Parti de l'indépendance arabe[4],[5]. Elle a trois sœurs et un frère[3]. Le , elle doit quitter Jérusalem et, peu après la Nakba, elle, sa mère et ses frères et sœurs se réfugient au Liban[6]. Plus tard, la famille s'établit à Amman, en Jordanie[2].
Nuwayhid fréquente le Schmidt's Girls College à Jérusalem, mais ne peut y terminer ses études en raison de l'occupation israélienne de la région en 1948[7]. Elle obtient finalement son diplôme d'études secondaires à Amman[4]. Elle suit ensuite une formation à l'École normale supérieure pour femmes de Ramallah, où elle obtient son diplôme d'enseignement en 1956. Elle s'inscrit à l'Université de Damas, puis à l'Université libanaise de Beyrouth, où elle obtient une licence en sciences politiques en 1963. Elle obtient une maîtrise en droit public en 1970 et une autre maîtrise en sciences politiques en 1971, toutes deux à l'Université libanaise[2]. Elle soutient sa thèse de doctorat intitulée Le leadership politique et les institutions en Palestine de 1917 à 1948 sous la direction d'Anis Sayigh (en)[3].
Carrière
Après avoir obtenu son diplôme, Nuwayhid travaille comme enseignante à Amman et devient membre du Parti Baas arabe socialiste de Jordanie (en)[3]. Plus tard, elle entame sa carrière de journaliste en écrivant pour un magazine féminin intitulé Women's World (en arabe : Dunya al-Mar'a)[4]. Elle rejoint le magazine Assayad (en), basé à Beyrouth, en 1960 et y travaille jusqu'en 1966. Durant cette période, elle publie également des articles dans le quotidien Al Anwar, publication sœur d'Assayad. Elle poursuit son activité politique au sein du Parti Baas arabe socialiste et dirige sa section de Chiyah à Beyrouth[3].
Nuwayhid est l'une des premières membres de l'OLP et fait partie de l'Union générale des femmes palestiniennes jusqu'en 1968. Elle commence à écrire des scénarios pour la radio libanaise en 1966. Immédiatement après le début de la guerre civile libanaise en 1975, elle s'installe au Caire. Elle retourne à Beyrouth en 1979 et commence à enseigner à la faculté de droit et de sciences politiques de l'Université libanaise[3]. Elle prend sa retraite de son poste d'enseignante en 2001 et se consacre ensuite à des recherches sur l'histoire de la Palestine et du Moyen-Orient[4].
Vie privée et mort
Nuwayhid épouse Shafiq al-Hout (en) à Beyrouth en 1962[3],[8]. De ce mariage naissent trois enfants : deux filles et un fils[9]. Elle décède à Beyrouth le [10].
Travaux et récompenses
Nuwayhid publie de nombreux articles et essais[1]. Son article de 2018 retrace la biographie de six personnalités publiques palestiniennes, dont Walid Khalidi, Zouleykha Al-Shihabi, Asma Tubi, Samiha Khalil, Kulthum Odeh (en) et Salma Khadra Jayyusi, en s'attardant notamment sur la Nakba[11]. Elle est l'autrice des ouvrages suivants : Dirigeants et institutions politiques en Palestine, 1917-1948 (1981 ; en arabe) ; Al Shaikh Al Mujahed Izzeddine Al Qassam dans l'histoire de la Palestine (1987 ; en arabe) ; Palestine : La question, les habitants, la culture : une histoire politique de l'ère Canaanite au xxe siècle (1991 ; en arabe) ; et Sabra et Shatila : Septembre 1982 (2003)[4] et Les Carnets d’Ajaj Nuwayhed : Soixante ans avec la caravane arabe (1993 ; en arabe)[2].
Nuwayhid reçoit le prix Jérusalem 2015 pour la culture et la créativité dans le monde arabe[3].
Références
- (en) Sarah Ozacky-Lazar et Mustafa Kabaha, « The Haganah by Arab and Palestinian Historiography and Media », Israel Studies, vol. 7, no 3, , p. 59 (DOI 10.1353/is.2003.0008, JSTOR 30245595)
- (en) « Bayan Nuwayhed al Hout », Jerusalem Story Project, (consulté le )
- (en) « Bayan Nuwayhed al-Hout », dans Interactive Encyclopedia of the Palestine Question (lire en ligne).
- (en) « Al Hout, Bayan Nuwayhed » [archive du ], Passia (consulté le )
- ↑ (en) Basheer M. Nafi, « King Faysal, The British and the Project for a Pan-Arab. Congress, 1931–33 », Islamic Studies, vol. 37, no 4, , p. 489 (JSTOR 20837013)
- ↑ (en) Bayan Nuwayhed, « Evenings in Upper Baq'a: Remembering Ajaj Nuwayed and Home », Jerusalem Quarterly, no 46, , p. 15–22 (lire en ligne).
- ↑ (en) Bayan Nuwayhed, « On Wings of Memory: Schmidt's Girls School », Jerusalem Quarterly, (lire en ligne).
- ↑ (en) Rashid Khalidi, « Remembering Shafiq Al-Hout (1932–2009) », Journal of Palestine Studies, vol. 39, no 1, , p. 43 (DOI 10.1525/jps.2010.xxxix.1.43)
- ↑ Tim Llewellyn, « Obituary: Shafiq al-Hout: PLO founder member and staunch defender of Palestinian rights », The Guardian, London, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (ar) سليمان بختي, « رحيل بيان نويهض الحوت المناضلة والأكاديمية والمؤرخة القديرة », المدن, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (en) Sleiman El Hajj, « Archiving the Political, Narrating the Personal: The Year in Lebanon », Biography, vol. 42, no 1, , p. 85 (DOI 10.1353/bio.2019.0013, S2CID 197815549)
Liens externes
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