Beardmore Tornado
| Application |
|---|
| Cylindrée |
84 L |
|---|---|
| Disposition |
8 cylindres en ligne |
| Alésage |
210 mm |
| Course |
304.8 mm |
| Refroidissement |
Eau |
| Carburant |
gas-oil |
| Puissance max. |
650 |
|---|
Le Beardmore Tornado est un moteur diésel pour dirigeable conçu par la société William Beardmore and Company, basée à Glasgow. C'est un huit cylindres en ligne d'une cylindrée de 84 litres. Il n'a équipé qu'un dirigeable, le R101.
Conception
Si les moteurs diésel sont très rares sur les avions, ils sont en revanche un choix populaire sur les dirigeables. En effet, les dirigeables gonflés à l'hydrogène sont confrontés au risque d'incendie, et le moteur diésel apporte une caution de sécurité : son carburant est moins facilement inflammable que l'essence, il n'a pas de bougies d'allumage, et il n'y a pas le même risque d'incendie dû aux hydrocarbures imbrulés des gaz d'échappement.
Des moteurs diésel pour dirigeables sont ainsi réalisés en Allemagne (chez Maybach et Daimler-Belz) et au Royaume-Uni chez Beardmore. Il est conçu sur la base d'un quatre cylindres déjà en production pour les locomotives. Initialement conçu pour 700 chevaux, il n'atteint jamais cette puissance[1].
Utilisation
Le R100 aurait dû utiliser le Tornado, mais le moteur n'est pas disponible à temps et il est finalement doté de Rolls Royce Condor (essence). Le Tornado est utilisé (5 moteurs) sur le R101. Il aurait dû aussi équiper les aérostats suivants de la série, mais, après l'accident tragique du R101 (5 octobre 1930), les Britanniques abandonnent la construction de ces grands aérostats[1].
Références
- S. C. Gwynne, His Majesty's Airship: The Life and Tragic Death of the World's Largest Flying Machine, Oneworld Publications, (ISBN 978-0-86154-709-8)
- Portail de l’aéronautique