Beatriz Allende

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Tati |
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Femme politique, chirurgienne, révolutionnaire, femme médecin |
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Famille Allende (en) |
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Beatriz Allende née le à Santiago et morte le aussi connue sous le nom de Tati Allende, est une femme politique, chirurgienne et membre de la résistance armée et du Mouvement solidaire pour le Chili (en).
Enfance et éducation
Beatriz Patricia Ximena Allende Bussi nait le à Santiago. Ses parents sont Hortensia Bussi, institutrice, et Salvador Allende, homme politique, médecin et futur président du Chili[1],[2]. Beatriz Allende a une sœur aînée, Carmen Paz, et une sœur cadette, la femme politique Isabel Allende[1].
Beatriz Allende étudie la médecine à l'Université de Concepción de 1960 à 1962. Elle poursuit ses études à l'Université du Chili[3]. Elle obtient son diplôme de médecin en et commence à travailler au Consultorio Ismael Valdés, un centre médical spécialisé dans la santé des femmes et des enfants[4].
Alors qu'elle est encore étudiante à l'université au Chili, Beatriz s'engage dans les mouvements politiques de gauche et rejoint la Brigada Universitaria Socialista (BUS). C'est là qu'elle rencontre Renato Julio. Ils commencent à se fréquenter en 1964[5] et se marient le , mais des tensions apparaissent déjà dans le couple. Le mariage ne dure que quelques mois[6].
Dans les années 1960, Beatriz se rend à plusieurs reprises à Cuba. Elle y reçoit une formation militaire et rencontre Che Guevara. Selon sa biographe Margarita Espuña, lors de leur rencontre, Guevara lui demande : « Vous êtes donc la fille du docteur Allende ? » Ce à quoi elle répond sèchement : « Je suis Beatriz Allende. » Che Guevara sourit[7]. En 1968, elle rejoint les « elenos » de l’Armée de libération nationale (ELN), qui souhaitent suivre les traces de Guevara[8].
Lors d'un de ses voyages à Cuba, Beatriz rencontre Luis Fernández Oña (également connu sous le nom de Rodolfo Gallart Grau), un agent du renseignement et diplomate cubain. Ils se marient en [9].
Assistante de Salvator Allende
Lorsque son père est élu président du Chili le , Beatriz devient sa conseillère et collaboratrice la plus proche, tissant des liens avec des éléments de la gauche chilienne et internationale[7],[8]. Tout au long de sa présidence, elle s'efforça d'empêcher que la gauche chilienne ne faiblisse dans son soutien à son égard[10].
Exil à Cuba, 1973
Lors du coup d'État de Pinochet le , Beatriz reste avec son père au palais présidentiel de La Moneda, ne le quittant que lorsque le président Allende ordonne l'évacuation de toutes les femmes et de tous les enfants. Elle est contrainte à l'exil à Cuba avec sa mère, ses sœurs, son mari et sa fille Maya Alejandra Fernández Allende[7]. Beatriz est alors enceinte de sept mois de son deuxième enfant, Alejandro Salvador Allende Fernández[11].
Exil à Cuba
Durant son exil, Beatriz occupe le poste de secrétaire exécutive d'un comité de solidarité anti-impérialiste : le Comité Chileno de Solidaridad Antiimperialista, à La Havane. Ce poste l'amène à voyager fréquemment afin de sensibiliser l'opinion publique à la situation au Chili après le coup d'État. Elle dirige un fonds de solidarité international et distribue les recettes aux partis de gauche chiliens[10].
En 1977, elle se sépare de Luis[12]. Dans l'une de ses dernières conversations dont elle se souvient de cette année-là, elle parle de « vouloir échapper à son rôle de "fille d'Allende" — non pas parce qu'elle ne l'aimait pas et ne l'admirait pas, mais parce que son statut à gauche et à Cuba l'empêchait de vivre une vie "normale", loin des projecteurs »[10].
La mort
Quatre ans et un mois après la mort de son père lors du coup d'État chilien de 1973, Beatriz Allende se suicide par arme à feu le [7]. L'arme utilisée est un Uzi que Fidel Castro lui a offert en 1971[13]. Elle est « profondément marquée par les événements du Chili, la mort de son père et la répression continue de ses amis par la dictature. Elle est également de plus en plus pessimiste quant à l'avenir du Chili »[10]. De plus, l'assassinat d'Orlando Letelier à Washington, D.C., a été « un coup dur pour la résistance contre Pinochet et une perte personnelle pour Beatriz»[10].
Elle est enterrée au Panthéon des Forces armées révolutionnaires du cimetière Colón de La Havane[7].
Hommages posthumes
Les femmes membres du Parti progressiste du Chili, qui se font appeler le Front des femmes progressistes Tati Allende, ont organisé un événement en hommage à leur homonyme le pour le 41 ème anniversaire de sa mort. Mónica Berríos compose une chanson commémorative pour l'événement[14].
Voir aussi
Références
- Tanya Harmer, Beatriz Allende: A Revolutionary Life in Cold War Latin America, Chapel Hill, North Carolina, University of North Carolina Press, , 18–38 p. (ISBN 9781469654317), « An Awakening »
- ↑ (es) Biblioteca del Congreso Nacional de Chile, « Salvador Allende Gossens Presidentes de la República de Chile », Historia Política: Presidentes de la República de Chile, Valparaíso, Chile, Biblioteca del Congreso Nacional de Chile, (consulté le )
- ↑ Harmer 2020, p. 84–86.
- ↑ Harmer 2020, p. 104–105.
- ↑ Harmer 2020, p. 92–94.
- ↑ Harmer 2020, p. 116.
- (es) Enrique Fernández, « Guerrillera o Víctima? », Biblioteca Nacional Digital, no 583, , p. 56-60 (lire en ligne
[PDF])
- (es) Pablo Marín, « Beatriz Allende: esplendor y tragedias de una vida revolucionaria », sur La Tercera, (consulté le )
- ↑ Harmer 2020, p. 162.
- (en-US) Lea Börgerding, « The Revolutionary Life of Salvador Allende’s Daughter Beatriz Allende »
, sur jacobin.com, 11 septembre 2020). (consulté le )
- ↑ (en) Lozano, « 'She never forgave herself': Allende grandson reflects on Pinochet coup aftermath », SBS Language,
- ↑ Harmer 2020, p. 250–251.
- ↑ Harmer 2020, p. 190, 261.
- ↑ Fernández, « Guerrillera o Víctima? », Biblioteca Nacional Digital,
Pour en savoir plus
- (es) Marco Álvarez, Tati Allende: una revolucionaria olvidada, La Havane, Pehuén, (ISBN 978-956-16-0773-6).
- (es) Margarita Espuña, Tati Allende: la hija revolucionaria del presidente chileno, RBA, coll. « Temas de actualidad », (ISBN 978-84-9867-781-2).
- (es) Tanya Harmer, Beatriz Allende: a revolutionary life in cold war Latin America, The University of North Carolina Press, (ISBN 978-1-4696-5429-4, 978-1-4696-5431-7 et 978-1-4696-5430-0).
Liens externes
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Dernière interview
- 29ème anniversaire de la mort de Beatriz Allende
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