Beaumont-en-Verdunois

Beaumont-en-Verdunois
Beaumont-en-Verdunois
La chapelle Saint-Maurice, construite en 1933 après la destruction du village.
Blason de Beaumont-en-Verdunois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Verdun
Maire
Mandat
Jean-Pierre Libert
2024 - 2026
Code postal 55100
Code commune 55039
Démographie
Population
municipale
hab. (2023 en stagnation par rapport à 2017)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 33″ nord, 5° 24′ 30″ est
Altitude 305 m
Min. 233 m
Max. 372 m
Superficie 7,87 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Belleville-sur-Meuse
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Beaumont-en-Verdunois
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Beaumont-en-Verdunois

Beaumont-en-Verdunois est une commune française située dans le département de la Meuse, en Lorraine. Elle fait partie des neuf villages français détruits durant la Première Guerre mondiale situés dans la Meuse qui n'ont pas été reconstruits, car ils sont classés en zone rouge[1].

Géographie

Situation

La commune est située à une quinzaine de kilomètres au nord de Verdun, sur les côtes de Meuse.

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Rhin et de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ravin de Vacherauville[2],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Beaumont-en-Verdunois[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 037 mm, avec 14,6 jours de précipitations en janvier et 9,9 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Septsarges à 18 km à vol d'oiseau[9], est de 10,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 942,8 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,7 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'omniprésence des forêts et milieux semi-naturels (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (97,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,5 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bibomons, Bibonis-mons super fluvium Orna (851) ; Belmons (1182) ; Baumont (1242) ; Neuve ville à Beaumont (1252) ; Byaumont (1332) ; Braumont (1642) ; Belmont (XVIIe siècle) ; Bellus-mons (1738)[13] ; Beaumont en 1793 ; Beaumont en 1801 ; Beaumont-en-Verdunois[14] par décret du 24.02.1922.

Ce nom, Beaumont, signifie « beau mont », issu de l'ancien français bel mont[15], où l'adjectif bel « beau » exprime l'importance ou la hauteur typique du mont considéré. Le Verdunois ou pays verdunois est la région de Verdun[16] dans le département de la Meuse. Cet appellatif a été ajouté au nom de la commune après la Première Guerre mondiale[17].

Histoire

Le monument aux morts.

Le , le tonnerre des canons marque le début de la bataille de Verdun. Situé sur le secteur de Verdun, le village perdu par les troupes françaises le et repris le disparaîtra totalement sous l'acharnement des pilonnages des obus français et allemands.

Cette commune ne possède aucun habitant. C'est l'un des neuf villages français détruits durant la Première Guerre mondiale et non reconstruits dans ce secteur déclaré « village mort pour la France » à la fin des hostilités. Il fut décidé de conserver cette commune en mémoire des événements qui s'y déroulèrent. La commune est aujourd'hui administrée par un conseil de trois personnes désignées par le préfet de la Meuse.

Politique et administration

Bien que sans aucun habitant, Beaumont est pourvue d'un maire, comme la commune voisine de Fleury-devant-Douaumont[18].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Pierre Quenet    
1990 2024 Pierre Libert    
[19] en cours Jean-Pierre Libert SE Nommé par la préfecture
Fils du précédent

Population et société

Démographie

Depuis la fin de la première Guerre mondiale, la commune est inhabitée. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Le dernier registre des naissances, mariages et décès avant et pendant la guerre de 1914-18 a disparu[20].

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
169289316343373393389388386
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
365333310269274277260233219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
215197186--24---
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
---------
2021 2023 - - - - - - -
---------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Néant, lieu de mémoire (commune « morte » pour la France)[1].

Culture locale et patrimoine

Chaque année depuis 1932, une cérémonie en l'honneur des morts de Beaumont-en-Verdunois est organisée le dimanche de septembre précédant la Saint-Maurice, jour de la fête du village avant sa destruction[22].

Lieux et monuments

Lieux de mémoire de la Grande Guerre

Des rectangles de terre dessinent l'emplacement des maisons anéanties. On aperçoit l'entrée des caves écroulées. Une petite chapelle Saint-Maurice dressée au cœur de la commune, à côté du monument aux morts a été construite en 1933 par l'architecte George Perceval, la chapelle est inscrite au titre des Monuments Historiques en 2021[23]. Au sommet, vestige de l'avant-guerre, le cimetière communal, avec ses tombes antérieures à la guerre semble veiller sur la commune.

Une borne Vauthier est visible à Beaumont[22].

Au nord de la commune, dans le Bois des Caures, se trouve la sépulture au Colonel Driant et à ses chasseurs ainsi que la stèle du lieu de décès d'Emile Driant et sa tombe provisoire.

Décoration française

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason de Beaumont-en-Verdunois Blason
Écartelé en sautoir : au 1, d'azur à une trompe de chasse d'or ; au 2, de gueules à une benoîte commune d'or aux cinq pointes d'argent ; au 3, de gueules à une croix de saint Maurice d'or ; au 4, d'azur à une fontaine héraldique d'or remplie d'azur et traversée par une source d'argent.
Détails
Création Robert André Louis et Dominique Lacorde, adoptée le 18 novembre 2016.

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Quenet, Histoire de Beaumont (324-1916), Tirage par l'abbé P. Homant, 1975.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .

Cartes

  1. « Réseau hydrographique de Beaumont-en-Verdunois » sur Géoportail (consulté le 9 juin 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

  1. Les communes tombées pour la France sur le site interieur.gouv.fr, 6 février 2017
  2. « Fiche communale de Beaumont-en-Verdunois », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  3. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  4. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  5. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  6. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  7. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  8. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Beaumont-en-Verdunois et Septsarges », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Septsarges », sur la commune de Septsarges - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  11. « Station Météo-France « Septsarges », sur la commune de Septsarges - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  13. Félix Liénard, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique du département de la Meuse, vol. 1, Paris, Impr. nationale, , p. 19.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2, Genève, Droz, , p. 1156.
  16. Elle ne doit pas être confondue avec le Pays de Verdun, qui est une fédération de Communautés de communes créée en 2004.
  17. [vidéo] « La vie de Jean-Pierre, maire d'un village avec 0 habitant », Brut, (consulté le )
  18. [vidéo] « Les maires des villages fantômes », France 3 Grand Est,
  19. « Il est maire d'un village sans aucun habitant. », sur Brut, (consulté le )
  20. « Recherche ciblée », sur archives.meuse.fr (consulté le )
  21. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  22. Eva Hamzaoui, « Beaumont, un village "mort pour la France" », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. « base Mérimée » (consulté le ).
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