Belbriette

Belbriette
Belbriette en mai 2016.
Géographie
Pays
Coordonnées
48° 04′ 42″ N, 6° 59′ 10″ E
Superficie
49,9 ha
Administration
Création
Patrimonialité
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Localisation sur la carte des Vosges
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Belbriette est un site Natura 2000 situé sur la commune de Xonrupt-Longemer, dans le département des Vosges en région Grand Est.

Toponymie

En ruy de Barbiette (1471) ; Le ruy de Barberrieutte, dès la pointe de Berberieutte (1475) ; Bebenryedt (1579) ; Bebenriedt (1582) ; Bebeuriedt (1594) ; Byberryedt (xvie siècle) ; Bieberiedt (1603) ; Briebatte (1632) ; Bebriette (1700) ; Bas Briette (1747) ; Le ruisseau de Babride, descendant de la chaume de Babride (1749) ; Le ruisseau de Bebriette (1768) ; Belbriette (1771) ; Chaume de Rebriette, Brebriette ou Belbriette (1776) ; Bebinde (1788) ; Belbriette ou Bebriette (1845)[1].

Géographie

Le site correspond à une cuvette d’origine glaciaire située dans le massif des Vosges à environ 810 mètres d'altitude, au pied des sommets granitiques de Balveurche et reliée à la vallée des lacs par une gorge. Le fond de la cuvette est occupé par plusieurs tourbières et zones de marais le long du ruisseau de Belbriette, un affluent de la Vologne[2].

Histoire

Au XVIe siècle, la chaume de Belbriette est mentionnée par Thierry Alix, conseiller d'État et président de la Chambre des comptes de Lorraine, dans une liste d'alpages des crêtes vosgiennes. Elle apparaît sous la forme Bebeuriedt et est décrite comme comportant « une giste » (abri pastoral)[3].

Dans ces chaumes, les granges ou étables d'estive allongées étaient démontées à la fin de la saison et reconstruites chaque année afin de préserver l'intégrité des pâturages. Sur certains gazons annexes, comme ceux de Belbriette, le droit d'exploitation était limité à quelques étables sans gîte.

La perception du cens du fromage sur les chaumes avait lieu le jour de la Saint-Jean, le . Cet impôt ducal consistait à fabriquer un fromage avec le lait de la veille de la fête, remis à l’amodiateur, qui offrait en retour une collation aux porteurs. Les habitants des communautés voisines, notamment ceux exploitant les chaumes de Sérichamps, de Balveurche, de Belbriette ou d'Hervafaing, devaient porter ce cens à Hervafaing[4].

Au XVIe siècle, dans le cadre de la gestion du Grand Pâturage des Hautes Vosges, les chaumes furent répartis entre plusieurs communautés. Après un accord conclu en , le pâturage fut laissé aux habitants de La Bresse, Gérardmer et Le Valtin. Dans cette répartition, la communauté du Valtin reçut la chaume de Belbriette, proche du village et dont l’herbage était jugé suffisamment riche pour son troupeau[5].

Notes et références

  1. « Dictionnaire topographique de la France », sur dicotopo.cths.fr (consulté le ).
  2. « Le site du lieu-dit de « Belbriette » et de ses abords », DREAL Grand Est
  3. Thierry Alix, Recueil de documents sur l’histoire de Lorraine, Nancy, Lucien Wiener, coll. « Fonds régional : Lorraine », , 287 p. (BNF 32849222), p. I,1.
  4. Jean-Paul Rothiot, Les chaumes des Hautes Vosges : histoire d’un paysage, Presses universitaires de Nancy
  5. Victor Lalevée, Au pays des marcaires : le Valtin, le Grand-Valtin : Histoire des Chaumes, Fraize, René Fleurent, , 236 p. (ISBN 9782402665834).

Voir aussi

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