Belinda Balluku

Belinda Balluku
Illustration.
Belinda Balluku en 2023.
Fonctions
Vice-Première ministre d'Albanie

(3 ans, 7 mois et 8 jours)
Premier ministre Edi Rama
Gouvernement Rama III
Prédécesseur Arben Ahmetaj
Successeur Albana Koçiu
Ministre des Infrastructures et de l'Énergie

(7 ans, 1 mois et 16 jours)
Premier ministre Edi Rama
Gouvernement Rama II et III
Prédécesseur Damian Gjiknuri
Successeur Enea Karakaçi
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tirana (Albanie)
Nationalité Albanaise
Parti politique PSSh

Signature de Belinda Balluku

Belinda Balluku, née le à Tirana, est une femme politique albanaise. Membre du Parti socialiste d'Albanie, elle est vice-Première ministre de l'Albanie de 2022 à 2026. Elle est aussi ministre des Infrastructures et de l'Énergie au sein du gouvernement du Premier ministre Edi Rama de 2019 à 2026. Elle est poussée à démissionner en suite à des accusations de corruption.

Carrière politique

En 2004, Belinda Balluku rejoint la municipalité de Tirana, d'abord en tant que conseillère en relations publiques, puis en tant que directrice du cabinet du maire. Durant cette période, elle dirige l'élaboration de stratégies de communication auprès du public et des médias[1].

En 2019, elle est nommée ministre des Infrastructures et de l'Énergie dans le gouvernement Rama II[2],[3], poste qu'elle conserve dans le gouvernement suivant, puis dans le gouvernement Rama IV. En 2022, elle devient également vice-Première ministre.

Suite à sa suspension pour des accusations de corruption en , elle est remplacée au poste de vice-Première ministre par Albana Koçiu et à celui de ministre des Infrastructures par Enea Karakaçi[4]. Elle est officiellement démise de toutes ses fonctions ministérielles par l'Assemblée d'Albanie le [5].

Un vote a lieu au Parlement le pour la levée de son immunité parlementaire[6]. Avec 82 voix contre et 47 en faveur, le Parlement s'y oppose. Trois députés du Parti social-démocrate d'Albanie rejoignent la majorité Parti socialiste (amputée de quatre députés absents, dont Balluku et Elisa Spiropali), tandis que le Parti démocrate, dans l'opposition, vote contre[7].

Accusations de corruption

Le , elle est accusée par la Structure spéciale contre la corruption et le crime organisé (en) (SPAK), entité judiciaire anticorruption indépendante, d'avoir violé les procédures d'attribution des marchés publics pour la construction d'un tunnel routier à 190 millions d'euros, en sélectionnant par avance le vainqueur d'un appel d'offres. D'autres accusations s'ajoutent par la suite[8].

L'opposition appelle à sa démission ainsi que celle du Premier ministre Edi Rama. La SPAK appelle à ce qu'elle soit suspendue de ses fonctions et interdite de quitter le pays, ce qui est confirmé par un tribunal anticorruption du pays. Cependant, Edi Rama refuse de la suspendre, qualifiant la décision d'« acte brutal d'interférence », et porte l'affaire devant la Cour constitutionnelle[8],[9].

Celle-ci confirme sa suspension, suite à quoi le Parti socialiste d'Albanie propose une modification de la loi visant à empêcher la suspension par la justice des occupants de plusieurs fonctions de haut rang. Le , sous la pression, Edi Rama se décide à démettre Belinda Balluku de ses fonctions[6].

Notes et références

  1. « Belinda Balluku Minister », sur Infrastruktura (consulté le )
  2. Klaudjo Jonuzaj, « Albania's parliament endorses government reshuffle », SeeNews,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  3. « Albania: New govt ministers sworn in, EU considers it an important moment », Independent Balkan News Agency,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  4. (sq) « Pse u riformatua qeveria Rama? », sur Gazeta Tema, (consulté le )
  5. (en) Artan Pupa, « Assembly of Albania approves changes to government cabinet », sur RTSH English, (consulté le )
  6. (en) Fjori Sinoruka, « Albanian Prime Minister Under Pressure Dismisses Deputy Accused of Corruption », sur Balkan Insight, (consulté le )
  7. (en) Nen Si, « Parliament Votes to Reject SPAK’s Request to Lift Belinda Balluku’s Immunity », sur Euronews Albania, (consulté le )
  8. (en) Fjori Sinoruka, « Albanian PM Condemns Deputy’s Suspension by Court as ‘Brutal Interference’ », sur Balkan Insight, (consulté le )
  9. (en) « Edi Rama asks Constitutional Court to review Deputy PM suspension, calls SPAK measure “unprecedented” », sur Albanian Times, (consulté le )
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