Belle Poule
Quatre navires de la marine de guerre française ont été nommés Belle Poule :
- Belle Poule, frégate de 30 canons de classe Dédaigneuse, lancée en 1765 (elle est célèbre pour son combat contre le HMS Arethusa en 1778, qui marque le début de l'entrée en guerre de la France dans la guerre d'indépendance des États-Unis) ;
- Belle Poule, frégate de 40 canons, lancée en 1802 ;
- Belle Poule, frégate de 60 canons, lancée en 1834. Elle est célèbre pour avoir assuré le retour des cendres de Napoléon Ier ;
- Belle Poule, goélette construite en 1932.
Origine du nom
La légende tient que François Ier serait à l'origine du terme « la Belle Paule » en référence à Paule de Viguier, terme qui, traduit en occitan, aurait donné Bella Paoula et dont un corsaire bordelais aurait baptisé son navire quelques dizaines d'années plus tard. Puis ce nom aurait été repris pour une frégate construite sous Louis XV[1],[2],[3].
Postérité littéraire
Honoré de Balzac cite la Belle Poule dans Le Bal de Sceaux (1830), Béatrix (1839), Ursule Mirouët (1842). Dans chaque roman, il fait référence au bâtiment d'une époque différente. Par exemple dans Béatrix, il évoque celle de 1802 : « Vous savez que le combat de la Belle-Poule a été si célèbre que les femmes ont porté des bonnets à la Belle-Poule. Madame de Kergarouët est venue la première à l'opéra avec cette coiffure[4]. » Dans Ursule Mirouët, c'est sur celle de 1765 que l'amiral de Kergarouët accomplit les exploits qui sont racontés à sa petite nièce : « Avec quelle impatience, en quatre-vingt-trois et quatre, attendait-on des nouvelles du camp de Saint-Roch ! J'ai failli partir comme médecin des armées du roi. Votre grand-oncle, qui vit encore, l'amiral Kergarouët a soutenu dans ce temps-là son fameux combat, car il était sur la Belle-Poule[5]. »
Notes et références
- ↑ L’histoire des Belles Poules
- ↑ La victoire de la frégate BELLE POULE
- ↑ La goélette Belle-Poule
- ↑ Éditions Charles Furne de 1845, vol.III, p. 428
- ↑ Éditions Charles Furne de 1845, vol.V, p.98