Belliqueuse (1917)
| Belliqueuse | |
| Type | canonnière anti-sous-marine / aviso |
|---|---|
| Classe | classe Ardent |
| Fonction | militaire |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Commanditaire | |
| Chantier naval | Forges et chantiers de la Gironde, Bordeaux |
| Fabrication | acier |
| Commandé | 1916 |
| Quille posée | 1916 |
| Lancement | 25 avril 1917 |
| Commission | 1916 |
| Statut | Déclassée en 1928 |
| Équipage | |
| Équipage | 55 hommes |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 60,20 m |
| Maître-bau | 7,20 m |
| Tirant d'eau | 2,90 m |
| Déplacement | 310 tonnes |
| À pleine charge | 410 tonnes |
| Propulsion |
|
| Puissance | 1500 à 2200 ch |
| Vitesse | 14 à 17 nœuds |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | |
| Rayon d'action | 2000 milles marins à 10 nœuds |
La Belliqueuse est une canonnière[1] de lutte anti-sous-marine de la Marine nationale française, l’un des 23 navires de classe Ardent. Le navire a été lancé en 1917 au chantier naval des Forges et chantiers de la Gironde à Bordeaux, et mis en service dans la Marine nationale la même année. Il sert durant la Première Guerre mondiale et l’entre-deux-guerres. Le navire a été rayé de la liste de la flotte en 1928.
Conception
Les canonnières de classe Ardent ont été commandées dans le cadre du programme d’expansion de la flotte française de 1916 et 1917[2],[3]. En 1916, l’état-major de la marine française[4] commanda 23 canonnières anti-sous-marines (ASM)[5],[6] de 266 tonnes, à machines à vapeur à triple expansion[4], qui furent nommés « classe Ardent[5] ». Les navires étaient fondamentalement identiques aux canonnières de classe Friponne. Ils s’en distinguaient principalement par le type de propulsion : les canonnières de classe Friponne utilisaient des moteurs Diesel, mais les navires de classe Ardent étaient équipés de machines à vapeur, dans de nombreux cas récupérées sur de vieux torpilleurs mis hors service[3],[7]. Ils différaient donc sensiblement les uns des autres en ce qui concerne la puissance et la vitesse[8]. Ils avaient tous des étraves en forme d’arc, mais ils différaient par la forme des superstructures et leur équipement[2].
La Belliqueuse était conçue pour la lutte anti-sous-marine[2],[9]. Sa coque avait une longueur hors tout de 60,2 mètres, une largeur de 7,2 mètres et un tirant d'eau de 2,9 mètres[2],[10],[11]. Son déplacement était de 310 tonnes à charge normale et de 410 tonnes à pleine charge[2],[9].
Le navire était propulsé par deux moteurs à vapeur verticaux à triple expansion d’une puissance de 1500 à 2200 ch, entraînant deux hélices[2],[10]. La vapeur était fournie par deux chaudières à charbon système du Temple ou Normand[2],[9]. La vitesse maximale du navire était comprise entre 14 et 17 nœuds[2],[10],[11]. Le navire transportait 85 tonnes de combustible, ce qui lui permettait d’atteindre une autonomie de 2000 milles marins à une vitesse de 10 nœuds[2],[9].
L’armement de la canonnière se composait de deux canons de 100 mm modèle 1897 L/45 et de deux rampes pour larguer des grenades anti-sous-marines[2],[9],[11].
L’équipage du navire était composé de 55 officiers, officiers mariniers et matelots[2],[10],[11].
Historique
La Belliqueuse a été construite aux Forges et chantiers de la Gironde à Bordeaux[2],[9]. Elle a été mise en chantier en 1916[10],[9] et lancée à Bordeaux le [12],[13]. Elle est mise en service en 1917[11].
Première Guerre mondiale
Durant la guerre, la canonnière a servi dans le golfe de Gascogne et en mer Méditerranée[2]. Elle est affectée à la Division de Gascogne comme dragueur[11]. Le , elle aborde accidentellement la canonnière Audacieuse[12].
Elle fut administrativement considérée comme bâtiment armé en guerre durant les périodes suivantes : du au ; et du au , date de cessation des hostilités (Circulaire du établissant la Liste des bâtiments et formations ayant acquis, du au , le bénéfice du double en sus de la durée du service effectif (Loi du , art. 10, 12, 13.), §. A. Bâtiments de guerre et de commerce. ; Bulletin officiel de la Marine 1922, n°14, pp. 720 et 726.)[12].
Entre-deux-guerres
Tous les navires de classe Ardent ont survécu à la guerre. La majorité sont convertis dans les années 1920 en dragueurs de mines, avec un équipement mécanique de dragage[8]. La Belliqueuse a été ainsi convertie entre 1918 et 1920[3],[9]. Elle remplit cette fonction dans l’entre-deux-guerres jusqu’à la fin de son service, qui eut lieu en 1928[2],[14]. Elle fut reclassée comme aviso en 1924, puis à nouveau comme canonnière en 1925. Elle est désarmée le [11]. Avec le croiseur Colmar, l’aviso-transport Indre, le ponton Baudouin et le remorqueur Solide, elle fut mise en vente le aux fins de démolition par le Bureau des Domaines de Brest selon la procédure d’adjudication publique sur soumissions cachetées (JO du , p.11355)[12]. La Belliqueuse est adjugée à M. Lhermitte pour 117.936 Francs[15].
Commandants
- lieutenant de vaisseau Ernest Guillaume Pierre Bonnet[16], du port de Cherbourg, nommé à ce commandement par décret du (JO du , p. 4111)[12],[17]
- lieutenant de vaisseau Marcel Victor Émile Richard Bastard[18], du port de Brest, nommé à ce commandement par décret du (JO du , p. 2790)[12],[17]
- lieutenant de vaisseau Marc Charles Joseph Aubry de la Noé, du port de Cherbourg. Nommé à ce commandement par un décret du (JO du , p. 2395). Commandement pris le à Brest (JO du , p. 2484)[12],[17]
- lieutenant de vaisseau Georges Lehoullier[19], du port de Brest. Nommé à ce commandement par décret du (JO du , p. 3524)[12],[17]
Articles connexes
Notes et références
- (pl) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en polonais intitulé « Belliqueuse (1916) » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « BELLIQUEUSE - Canonnière à hélice », sur Service historique de la Défense (consulté le ).
- Gardiner et Gray 1985, p. 215.
- Labayle-Couhat 1974, p. 184.
- « Navires de Seconde classe français », sur Seconde Guerre (consulté le ).
- « Canonnière Dédaigneuse », sur La Marcophilie Navale Envelopmer, (consulté le ).
- ↑ Memgam, « DEDAIGNEUSE - Dragueur-canonnière », sur Forum PAGES 14-18, (consulté le ).
- ↑ Gardiner et Gray 1985, p. 215-216.
- Gogin 2022.
- Labayle-Couhat 1974, p. 180.
- Capitaine Patrick, « * BELLIQUEUSE (1917/1927) », sur Marines de Guerre et Poste Navale (consulté le ).
- Rutilius, « BELLIQUEUSE — Canonnière de type Agile », sur Forum PAGES 14-18, (consulté le ).
- ↑ « Nouvelles maritimes », L'Ouest-Éclair - édition de Caen, no 6386, , p. 4 (lire en ligne).
- ↑ Gardiner et Chesneau 1980, p. 259.
- ↑ La Dépêche de Brest du 23 novembre 1928
- ↑ « Ernest Guillaume Pierre BONNET (1883 - 1946) », sur École Navale / Espace tradition / Officiers célèbres (consulté le ).
- Daniel Laheyne, « BELLIQUEUSE - Canonnière de type Agile (1917-1927) », (consulté le ).
- ↑ « Marcel Victor Émile Richard BASTARD (1883 - 1967) », sur École Navale / Espace tradition / Officiers célèbres (consulté le ).
- ↑ « Georges LEHOULLIER (1885 - 1975) », sur École Navale / Espace tradition / Officiers célèbres.
Bibliographie
- (en) Robert Gardiner et Randal Gray, Conway’s All the World’s Fighting Ships 1906-1921, London, Conway Maritime Press, (ISBN 0-85177-245-5).
- (en) Robert Gardiner et Randal Gray, Conway’s All the World’s Fighting Ships 1922-1946, London, Conway Maritime Press, (ISBN 0-85177-146-7).
- (en) Oscar Parkes, Jane’s Fighting Ships 1933, London, Sampson Low, Marston & Co., .
- (en) Jean Labayle-Couhat, French Warships of World War I, London, Ian Allan Ltd, .
Liens externes
- (en) Ivan Gogin, « ARDENT 2nd class avisos (ASW gunboats) (1916 - 1917) », sur navypedia.org (consulté le ).
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