Belpamela
| Belpamela | ||
Le Belpamela en 1928. | ||
| Type | cargo | |
|---|---|---|
| Fonction | transport de charges lourdes | |
| Histoire | ||
| Commanditaire | Rederiet Belmoira A/S | |
| Chantier naval | Armstrong Whitworth | |
| Fabrication | acier | |
| Commission | 1928 | |
| Statut | coulé naufrage le |
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| Caractéristiques techniques | ||
| Longueur | 100,46 m | |
| Maître-bau | 14,99 m | |
| Tirant d'eau | 6,45 m | |
| Port en lourd | 4500 | |
| Propulsion | Moteur diesel Sulzer 4C60 à 4 cylindres - une hélice | |
| Vitesse | 11 nœud | |
| Carrière | ||
| Propriétaire | Belships | |
| Pavillon | norvégien | |
| Localisation | ||
| Coordonnées | 37° 43′ 59″ nord, 53° 02′ 58″ ouest | |
| Géolocalisation sur la carte : océan Atlantique (Nord)
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Le Belpamela est un navire de transport lourd de la compagnie maritime norvégienne Belships (en). Il a coulé le dans l'Atlantique Nord, au large de Terre-Neuve, lors d'une traversée de New York à Cherbourg, après que sa cargaison de 17 locomotives Mikado 141 R pour la SNCF ait bougé lors d'une tempête.
Description
Le Belpamela est un navire de transport de charges lourdes, dont les deux tiers de la superstructure se situe à l'avant et le moteur à l'arrière. Il dispose de deux importantes cales fermées par des panneaux particulièrement grands. D'une capacité de charge d'environ 4 500 tonnes, le navire est équipé pour le transport de charges extrêmement lourdes ou particulièrement volumineuses installées sur le pont. L'équipement de chargement comprend six mats de chargement de 5 tonnes, une flèche de chargement de 30 tonnes et une flèche de 100 tonnes. Pour le transport et l'arrimage de cette cargaison lourde et volumineuse, le Belpamela est également équipé de rails dans les panneaux et de plusieurs treuils à vapeur et électriques sur le pont. Les cales sont séparées par une cloison amovible, ce qui permet d'y arrimer de longues unités.
Histoire
Avant guerre
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Le Belpamela est construit par Armstrong Whitworth en dans son chantier naval de High Walker près de Newcastle upon Tyne dans le nord-est de l'Angleterre, sous le numéro de chantier 1028. C'est le navire de tête d'une commande de deux navires identiques (l'autre était le MS Belmoira). Il appartient à la société Rederiet Belmoira A/S d'Oslo, tandis qu'il est géré par la société Christen Smith établie dans cette même ville. Ce navire est utilisé pour le transport international de colis lourds. Ses cargaisons habituelles sont des locomotives et des véhicules ferroviaires, mais aussi des bateaux-phares, des allèges et autres embarcations plus petites, des avions ou des structures industrielles de toutes sortes, dont des plateformes pétrolières. En raison de ces chargements inhabituels, les journaux, les magazines et parfois les actualités cinématographiques rapportaient les opérations du navire. En , le navire est transféré à Skips A/S Belships Company Limited à Oslo, sa gestion restant faite par Christen Smith Parmi les cargaisons notables du navire, on peut citer un lot de locomotives de la série KF (en) des chemins de fer chinois construites par Vulcan Foundry (y compris la KF7 aujourd'hui préservée au British National Railway Museum), transportées de Birkenhead à Shanghai[1], ainsi qu'un train Coronation Scot (en) profilé que le Belpamela transporte de Southampton, en Angleterre, à Baltimore, sur la côte Est des États-Unis entre janvier et , pour l'Exposition universelle de New York de 1939[2].
Seconde Guerre mondiale
Début , le Belpamela est convoyé en même temps que le vapeur suédois SS Lagaholm de Baltimore à Malmö par les HMT Northern Sky et HMT Northern Princess, anciens chalutiers transformés en navire de guerre de la Royal Navy, puis à Kirkwall, dans l'archipel écossais des Orcades, pour lutter contre la contrebande. Au petit matin du , le Belpamela est la cible de trois torpilles du sous-marin allemand U-32, qui explosent toutes prématurément. Lors d'une seconde attaque à 7 h 15, l'U-32 arrête le Lagaholm et le coule à coups de canon, après que son équipage est abandonné le navire et se soit installé dans les canots de sauvetage. Ils sont récupérés par le Belpamela et conduits à Kirkwall et à North Ronaldsay. Le , le Belpamela passe sous contrôle allemand.
Vers la fin de la guerre, le 2 avril 1945, des chasseurs-bombardiers britanniques De Havilland Mosquito, basés en Écosse, attaquent des navires en attente de réparation au chantier naval Framnæs Mekaniske Værksted de Sandefjord dans le sud-est de la Norvège occupée. Le MV Concordia et le SS William Blumer sont coulés, tandis que le Belpamela, le Hektor, le Shios Espana et le Kattegat ne sont qu'endommagés. Le Belpamela est remorqué jusqu'à Oslo pour y être réparé, mais le chantier est retardé jusqu'à la fin de la guerre en raison d'un sabotage fait par Odd Isøy (en), un membre de la résistance norvégienne.
Après guerre
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Après la fin de la guerre, le navire est réparé et il reprend son transport international de charges lourdes. La SNCF fit une importante commande de 1 340 locomotives Mikado type 141 à des constructeurs américains et canadiens, destinées à compenser les pertes de guerre. En , le Belpamela effectue un voyage de New York à Cherbourg avec 17 de ces locomotives[3],[4], numéros 141.R.1220 à 141.R.1235 et 141.R.1241, du constructeur Montreal Locomotive Works. Dans l'Atlantique Nord, le navire est confronté à un très mauvais temps, au cours desquelles les locomotives se déportent, déséquilibrant le navire qui coule par 37° 44′ de latitude Nord et 53° 3′ de longitude Ouest, à un peu plus de 1 000 km au sud de Terre-Neuve, entraînant la mort de neuf membres de l'équipage.
Notes et références
Notes
Références
- ↑ Hudson et Atkins (2007), p. 18.
- ↑ Rowledge (1987), p. 80.
- ↑ « Meldung über den Verlust der 17 Maschinen der Belpamela » (consulté le ).
- ↑ « 141R 1 à 1340 » [archive du ] (consulté le ).
Bibliographie
- Hudson et Atkins, « Locos lost at sea: the all-time definitive record », The Railway Magazine (en), no 1277, ,
- J.W.P. Rowledge, The LMS Pacifics, Newton Abbot, David & Charles (en), (ISBN 0-7153-8776-6),
- « Belmoira, Belpamela », derbysulzers.com (consulté le ),
- « Lloyds Register 1930–31 », Southampton City Library Service (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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