Benoît Michel Decomberousse
| Député français |
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(à 87 ans) Ancien 2e arrondissement de Paris |
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| Conjoint |
Barbe Thérèse Chenet |
Benoît Michel Decomberousse, né le à Villeurbanne (province du Dauphiné), baptisé le 6[1], et mort le à Paris dans l'ancien 2e arrondissement[2], est un magistrat et un homme politique de la Révolution française, du Consulat et du Premier Empire.
Biographie
Le 3 février 1754 Benoît Michel Decomberousse ou de Comberousse est né à Villeurbanne. Son père Jacques François Decomberousse est originaire d'une ancienne famille du Dauphiné Il exerce la profession de notaire royal comme nombre de ses prédécesseurs. Benoît Michel a pu bénéficier d'une éducation poussée. D'abord avec un précepteur, puis le collège et enfin des études supérieures. De quoi cultiver un penchant pour l'art qu'il manifeste très tôt. En 1774 à l'âge de vingt ans poussé par son précepteur et ses professeurs, il publie son premier ouvrage, un livre de poésie de 178 pages en six chants intitulé "L'humanité". Celui-ci est empreint des belles idées du siècle des Lumières et remporta un certain succès.
En 1778, Benoît Michel Decomberousse devient avocat au bailliage de Vienne, c'est à Vienne que la révolution vient le trouver. Il se fait vite remarquer par la générosité de ses pensées et par son dévouement. D'après ces biographes : « Il ne suivit aucune barrière, il ne s'attacha à aucune coterie politique : éloigner de toute ambition personnelle, il vota et parla toujours en honnête homme, d'après les seuls inspirations de sa conscience. » On peut également lire dans les mémoires de Bourrienne, Regnault de Saint-Jean d'Angély s'exprimer ainsi à son sujet « beaucoup de talent, aimant le travail, éloigné des intrigues, incorruptibles. ».
En 1790 il devient à la fois juge au tribunal de Vienne et membre du directoire du département de l'Isère. Est élu député suppléant du département de l'Isère. En plus de ces activités il continue d'exercer sa passion pour l'écriture. En 1792 la carrière de Benoît Michel prend un nouvel élan, il est élu député et quitte le Dauphiné mais pour une courte durée. Ses collègues alors en pleine ascension comme Danton, Saint-Just et Robespierre, le trouvent trop modéré et l'écarte du devant de la scène en 1793. Benoît Michel Decomberousse n'approuve pas la terreur et s'exprime en faisant ce qu'il sait faire de mieux écrire : Le siège de Florence, Asgill ou le prisonnier anglais sont autant de critiques de la situation qu'il déplore. En 1795 Benoît Michel retrouve son siège de député. S'en suit une période prolifique et l'accession à de nouvelles responsabilités. Il devient ainsi secrétaire du conseil des anciens en 1797, puis président du conseil des cinq cents en 1798.
Benoît Michel Decomberousse est alors au sommet de sa carrière et l'un des personnages les plus courus de la capitale. Sa carrière politique s'arrête au coup d'État du 18 brumaire le 10 novembre 1799. Il est nommé juge du tribunal d'appel de Grenoble par Bonaparte. Préférant la capitale il occupe différents poste du ministère de l'Intérieur en passant par la cour impériale.
La chute de Napoléon Bonaparte sonne le glas définitif de sa carrière celui-ci est contraint de se mettre en retrait. Peu à peu la maladie le rendant aveugle il dû cesser ces travaux de plume. Il décède 1841 à l'âge de 87 ans.
Le régime de Louis-Philippe ne lui rend pas les honneurs, la mode n'étant plus à la défense de la cause populaire. Il ne fut reconnu que plus tard à sa juste valeur. Par l'avènement de la deuxième République, puis le second Empire en l'inscrivant dans les dictionnaires. Une justice pour «un homme modeste, désintéressé, d'une raison libre de préjugés et d'une grande douceur de caractère[3].»
On lui doit notamment, marche triomphante de la liberté en 1799. La mort de Michel lepelletier 1796 et surtout le code Napoléon mis en vert français 1811.
Ouvrages
- L'Humanité, poème en six chants (1774)
- Le Testament de l'aristocratie mourante (1790)
- Le Siège de Florence, tragédie en cinq actes et en vers(an III)
- Asgill ou Le Prisonnier anglais, drame en cinq actes et en vers (an IV)
- La Mort de Michel Lepelletier, tragédie en trois actes et en vers (an V)
- Code Napoléon mis en vers français, 1811
Références
- ↑ Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon, registre paroissial de Villeurbanne, baptêmes mariages et enterrements 1754, 266 GG 5.
- ↑ Archives de Paris, état-civil reconstitué, registre des décès, V3E / D386.
- ↑ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter, Firmin Didot,
Annexes
Sources
- Adolphe Rochas, Biographie du Dauphiné contenant l'histoire des hommes nés dans cette province qui se sont fait remarquer dans les Lettres, les Sciences, les Arts, etc.,Tome premier, Paris, Charavay, 1856, pp.299-301 (Lire en ligne)
- Anne Teissier-Ensminger, « Les versifications du Code civil : un paroxysme de nomophilie », Revue de la recherche juridique, droit prospectif, no 1, , p. 145-176 (ISSN 0249-8731 et 2968-1669, OCLC 424006153, BNF 34368226). — à propos des trois réécritures versifiées du Code civil par Joseph-Henri Flacon-Rochelle, Decomberousse et Amédée Pons-Euzières.
- « Benoît Michel Decomberousse », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Liens externes
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