Bernard Plourde
| Bernard Plourde | |
| Trafiquant de stupéfiants | |
|---|---|
| Information | |
| Naissance | Laterrière (Québec) |
| Nationalité | Canadienne |
| Surnom | Ben |
| Sentence | 12 ans de pénitencier (2015) |
| Actions criminelles | Trafic de stupéfiants, Gangstérisme, Complot pour meurtres |
| Victimes | 22 |
| Période | 1990 - aujourd'hui |
Bernard "Ben" Plourde est un criminel québécois né en 1964 à Laterrière dans le secteur de Chicoutimi dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean. Il est un membre en règle des Hells Angels du chapitre de Trois-Rivières depuis 1999[1].
Il est l'un de ceux qui contrôle le Saguenay-Lac-St-Jean en entier pour le trafic de drogue depuis de nombreuses années[2],[3]. Il a participé à la fondation du chapitre des Hells Angels situé dans le village de Carabete tout près de Puerto Plata en République dominicaine[3].
Vie privée
Bernard Plourde est en couple avec Karine Tremblay. En 2025, sa femme est accusée d'une fraude de plus de 725 000 $ contre un ancien employeur[4]. Elle est également accusé de conduite avec les facultés affaiblies. Bernard est accusé d'avoir entravé le travail des policiers dans ce dernier dossier[5].
Carrière criminelle
Actif dans le trafic de stupéfiants depuis la fin des années 1990, Bernard Plourde a gravi les échelons du crime organisé pour en devenir une figure marquante.
En 2002, il est arrêté lors de l'opération antidrogue Satchi[6].
Ciblé lors de l'opération SharQc en 2009, il réussit à se faufiler discrètement au travers les mailles du filet et est brièvement en cavale jusqu'à son arrestation à Longueuil en [3]. Plourde faisait face à des accusations de meurtres, complot, gangstérisme, possession et trafic de stupéfiants. En , il plaide coupable à une accusation réduite de complot pour 22 meurtres et il est libéré le lendemain puisqu'il a purgé sa peine entièrement en détention préventive avant la fin du procès.
En 2018, il est ciblé à nouveau lors de l'opération Nocif et il est arrêté pour complot, trafic de drogue et gangstérisme. Il reçoit une peine de 7 ans de pénitencier en 2020 pour ces crimes[7].
En 2024 alors qu'il est en libération conditionnelle, le vétéran des Hells Angels voit sa libération conditionnelle être révoquée et est renvoyé au pénitencier en raison de la guerre des stupéfiants dans laquelle est impliqué les Hells Angels et différents gang de rues[1]. Autrefois collecteur de taxes pour le compte de Bernard Plourde, All Boivin se livre une guerre ouverte avec les Hells Angels pour le contrôle du trafic de stupéfiants dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean[8].
En 2011, le père d'All Boivin tout comme Bernard Plourde étaient arrêtés dans le Projet Cabotin[9]. Marco Boivin est retrouvé mort dans un secteur reculé d'une montagne 1 an plus tard. Plourde était le superviseur du réseau[10].
En 2025, Bernard Plourde fait une fois de plus face à la justice pour une accusation d'entrave au travail des policiers alors que sa conjointe était arrêté dans un dossier de conduite avec les facultés affaiblies[5].
Références
- (fr-CA) Daniel Renaud, « Hells Angels: Renvoyé au pénitencier en raison du conflit avec les gangs de rue », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Radio-Canada, « Une peine à purger au complet pour le Hells Angels Bernard Plourde », sur Radio-Canada, (consulté le )
- Radio-Canada, « Bernard Plourde arrêté », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ Kathryne Lamontagne, « La fiancée d’un Hells Angels notoire accusée d’une fraude de 727 000$ », sur TVA Nouvelles, (consulté le )
- Kathryne Lamontagne, « Le Hells Angels Bernard «Ben» Plourde accusé pour entrave à un agent de la paix », sur Le Journal de Québec, (consulté le )
- ↑ Patricia Rainville, équipe d'enquête, « Entre la prison et la liberté », sur Le Quotidien, (consulté le )
- ↑ Priscilla Plamondon Lalancette, « Le Hells Angels Bernard Plourde écope de 7 ans de prison », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ Pascal Robidas, « Les Hells Angels prêts pour une démonstration de force », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ L'équipe de la rédaction du Quotidien, « Quatre ou cinq accusés pour le procès Cabotin », sur Le Quotidien, (consulté le )
- ↑ Serge Lemelin, « Pas de loisirs dans le Sud pour le Hells Plourde », sur Le Journal de Montréal, (consulté le )
Voir aussi
- Portail du Canada