Bessolé René Bagoro

| Conseiller (en) Président du Burkina Faso | |
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Bessolé René Bagoro est un magistrat et homme d’État burkinabè, spécialiste des questions de justice et de droits de l’homme. Il a occupé plusieurs fonctions de premier plan au sein de l’appareil judiciaire et gouvernemental du Burkina Faso, notamment celles de ministre de la Justice et de membre du Conseil constitutionnel.
Biographie
Bessolé René Bagoro est titulaire d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en droit international des droits de l’homme et en démocratie obtenu à l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin), ainsi que d’une maîtrise en droit public et science politique de l’Université de Ouagadougou[1].
Magistrat de formation, il entame sa carrière au sein de l’appareil judiciaire burkinabè. Il occupe successivement les fonctions de président du Tribunal administratif de Ouagadougou de 2009 à 2012, puis de conseiller à la Cour d’appel de Ouagadougou entre 2012 et 2014[2],[3],[1].
Carrière politique et institutionnelle
À la suite de l’insurrection populaire de 2014 et durant la transition politique dirigée par Michel Kafando, il est nommé ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme (2014-2016)[2],[1],[3].
Sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré, il devient ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, garde des Sceaux de 2016 à 2018, puis ministre de la Justice, garde des Sceaux de 2019 à 2021 dans le gouvernement dirigé par Paul Kaba Thièba[2],[1],[3].
Entre 2021 et 2022, il est conseiller spécial du président du Faso chargé des affaires juridiques et institutionnelles[2],[1],[3].
En , il est nommé membre du Conseil constitutionnel du Burkina Faso par le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, pour un mandat unique de neuf ans[2],[4],[5].
Activités et expertises
Bessolé René Bagoro est reconnu pour son expertise dans les domaines du droit, de la justice, des droits humains, de la justice transitionnelle et de la lutte contre la corruption[6],[2],[1],[3].
Il a notamment collaboré avec le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) en tant que consultant dans le cadre de l’élaboration de la loi anti-corruption adoptée par le Conseil national de la transition en 2015[1],[3].
Il a également travaillé avec diverses organisations nationales et internationales sur les questions liées à l’État de droit et à la gouvernance[1].
Notes et références
- « Biographies des membres de l’équipe d’experts internationaux sur la République démocratique du Congo », sur OHCHR (consulté le )
- Olivier KABORE, « Burkina Faso : L’ex-ministre René Bagoro nommé membre du Conseil constitutionnel… pour 9 ans ! - 24heures », sur www.24heures.bf, (consulté le )
- « Ministre de la Justice, Garde des Sceaux », sur Présidence du Faso (consulté le )
- ↑ « Burkina : Les magistrats Bessolé René Bagoro et Fatimata Sanou/Touré nommés membres du Conseil constitutionnel - leFaso.net », sur lefaso.net (consulté le )
- ↑ Wakat Sera, « Burkina: l’ex-ministre de la Justice René Bagoro rejoint les grands juges », sur Wakat Séra, (consulté le )
- ↑ Editions LEPAYS, « RENE BAGORO, MINISTRE DE LA JUSTICE : « Je n’ai pas de carte politique » », sur Editions Le Pays, (consulté le )
Liens externes
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