Beta Leonis Minoris

β Leonis Minoris A / B
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 10h 27m 53,000s[1]
Déclinaison +36° 42 25,96[1]
Constellation Petit Lion
Magnitude apparente 4,21 (4,62 / 6,04)[2],[3]

Localisation dans la constellation : Petit Lion

(Voir situation dans la constellation : Petit Lion)
Caractéristiques
Stade évolutif red clump[4]
Type spectral K2IIIb[5] / A7V[6] ou F0V[5]
Indice U-B +0,64[2]
Indice B-V +0,90[2]
Indice R-I +0,46[2]
Astrométrie
Vitesse radiale +6,34 ± 0,03 km/s[5]
Mouvement propre μα = −127,68 mas/a[1]
μδ = −110,31 mas/a[1]
Parallaxe 19,6 ± 0,2 mas[6]
Distance 166 ± 2 al
(51,0 ± 0,5 pc)
Magnitude absolue +0,95 (+1,21 / +2,63)[5]
Caractéristiques physiques
Masse 2,98 ± 0,10 M[6] / 1,92 ± 0,04 M[6]
Rayon 9,4 ± 0,3 R[6] / 2,0 R[6]
Luminosité 50,7 ± 1,8 L[6] / 17,6 L[6]
Température 5 299 ± 63 K[6] / 8 650 K[6]
Âge 525 Ma[6]
Composants stellaires
Composants stellaires β LMi A, β LMi B
Orbite
Compagnon β LMi B[6]
Demi-grand axe (a) 0,378 2 ± 0,000 7
Excentricité (e) 0,680 ± 0,002
Période (P) 13 965 ± 40 j
Inclinaison (i) 81,4 ± 0,1°
Argument du périastre (ω) 215,7 ± 0,2°
Longitude du nœud ascendant (Ω) 40,7 ± 0,1°
Époque du périastre (τ) 2 451 411,1 ± 4,8 JD
Demi-amplitude (K1) 7,93 ± 0,05 km/s
Demi-amplitude (K2) 12,32 ± 0,18 km/s

Désignations

β LMi, 31 LMi, ADS 7780AB, BD+37°2080, CCDM J10279 +3642AB, FK5 390, GC 14358, HD 90537, HIP 51233, HR 4100, PPM 75233, SAO 62053, WDS 10279 +3642AB[7]

Beta Leonis Minoris (β Leonis Minoris / β LMi) est une étoile binaire de la constellation du Petit Lion. Elle a une magnitude apparente visuelle combinée de 4,21[2]. Bien qu'elle soit la seule étoile du Petit Lion à porter une désignation de Bayer, elle est seulement la deuxième étoile la plus brillante de la constellation (la plus brillante étant 46 Leonis Minoris)[8]. Le système est situé à environ ∼ 166 a.l. (∼ 50,9 pc) de la Terre[6]. Il s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +6,3 km/s[5].

Beta Leonis Minoris est à la fois une binaire spectroscopique à raies doubles ainsi qu'une binaire visuelle. Les deux étoiles tournent l'une autour de l'autre selon une période d'environ 38,2 ans et avec une excentricité élevée de 0,68[6]. Le demi-grand axe de l'orbite est de 0,38[6], mais la séparation entre les deux étoiles varie de 0,1 à 0,6[5].

La composante primaire, désignée β LMi A, est une étoile géante rouge de type spectral K2IIIb[5] et de magnitude 4,62[3]. C'est une géante du red clump, ce qui signifie qu'elle génère son énergie par la fusion de l'hélium dans son noyau[4]. L'étoile est trois fois plus massive que le Soleil et son rayon est 9,4 fois plus grand que le rayon solaire. Elle est 51 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 5 299 K[6].

Son compagnon, β LMi B, est une étoile de magnitude 6,04[3] qui est 1,92 fois plus massive que le Soleil[6]. En se basant sur la différence de magnitude entre les deux étoiles ainsi que sur la méthode des isochrones stellaires (en), on peut montrer qu'il s'agit d'une étoile sur la séquence principale, probablement de type F précoce ou de type A tardif[5],[6]. Ainsi, on peut estimer que le rayon de l'étoile est deux fois plus grand que le rayon solaire, qu'elle est environ 18 fois plus lumineuse que le Soleil et que sa température de surface est de 8 650 K[6].

Références

  1. (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752).
  2. (en) D. Hoffleit et W. H. Jr. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H, lire en ligne).
  3. (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6,‎ , p. 3466 (DOI 10.1086/323920 Accès libre, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le ).
  4. (en) Saul J. Adelman, « On the Photometric Variability of Red Clump Giants », Baltic Astronomy, vol. 10, no 4,‎ , p. 593-597 (DOI 10.1515/astro-2001-0404 Accès libre, Bibcode 2001BaltA..10..593A).
  5. (en) R. F. Griffin, « Spectroscopic binary orbits from photoelectric radial velocities - Paper 200: Kappa Persei, Beta Leonis Minoris, 56 Ursae Majoris, HR 4593, and 39 Cygni », The Observatory, vol. 128,‎ , p. 176 (Bibcode 2008Obs...128..176G).
  6. (en) Xiaoli Wang, Fang Xia et Yanning Fu, « The Improved Orbit Solution and Component Masses of bet LMi », The Astronomical Journal, vol. 160, no 3,‎ , p. 5, article no 141 (DOI 10.3847/1538-3881/aba7bd Accès libre, Bibcode 2020AJ....160..141W).
  7. (en) * bet LMi -- Double or Multiple Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  8. (en) James B. Kaler, « Beta LMi », sur Stars
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