Biais idéologique sur Wikipédia
Le biais idéologique sur Wikipédia ou biais politique sur Wikipédia est une notion utilisée dans les critiques et les analyses évaluant la neutralité et/ou la partialité de l'encyclopédie collaborative en ligne Wikipédia sur une ou plusieurs de ses versions linguistiques.
Certains observateurs, chercheurs, journalistes ou personnalités publiques principalement de droite ou conservateurs accusent Wikipédia de présenter un biais idéologique, notamment en faveur de points de vue progressistes ou de gauche voire jusqu'à l'extrême gauche. Ces critiques portent sur plusieurs aspects, tels que le choix des sources, le traitement de sujets controversés, ainsi que les décisions de modération prises par la communauté de contributeurs ou d'administrateurs. La version en anglais de Wikipédia est accusée par les conservateurs américains et Elon Musk en particulier d'être « woke ». Des faits en sens inverse ont aussi été relevés.
Contexte
Wikipédia a une politique interne qui exige que les articles doivent être rédigés dans une perspective de neutralité de point de vue. L'objectif est de représenter de manière juste, proportionnelle et sans parti pris, les éléments significatifs points de vue qui sont vérifiables et publiés par des sources fiables sur un sujet[1].
Critiques

Larry Sanger, pouvant être considéré comme cofondateur de Wikipédia aux côtés de Jimmy Wales mais ayant quitté le projet dès 2002, a exprimé à plusieurs reprises des critiques à l'encontre de l'encyclopédie, notamment concernant sa prétendue impartialité idéologique. Dans de nombreux textes dès 2004, il critique sur de nombreux points Wikipédia mais surtout qu'elle ne respecterait plus son principe fondateur de neutralité, et qu'elle pencherait clairement en faveur de positions progressistes ou de gauche, en particulier sur les sujets politiques, sociaux et culturels. En 2020, il déclare que Wikipédia est devenue, selon lui, « une plateforme de propagande » contrôlée par un petit nombre de contributeurs idéologisés. Il critique également le système de gouvernance interne du projet, qu'il juge peu transparent et dominé par des biais communautaires. Il déplore notamment que les médias conservateurs et sensationnalistes Fox News et Daily Mail (dont la fiabilité des informations est souvent remise en question) soient écartés des sources à utiliser sur la Wikipédia en langue anglaise car considérés par la communauté comme pas assez fiable, ce que Sanger attribue à un manque de neutralité de l'encyclopédie[2],[3]. Selon le journaliste Vincent Bresson sur Slate, la critique de Larry Sanger envers Wikipédia est reprise par les détracteurs de l'encyclopédie, notamment par le Parti républicain et l'alt-right aux États-Unis, et également par l'extrême droite en France[3].
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En 2024 et 2025, Elon Musk, qui soutient la campagne de Donald Trump lors de sa deuxième élection présidentielle puis fait partie de son administration, appelle à arrêter les dons à Wikipédia et critique le site pour être de gauche, notamment après qu'il eut fait un geste qui s'apparente à un salut nazi durant la cérémonie d'investiture de Donald Trump[4],[5].
Par édition linguistique
Wikipédia en anglais
Le site anglophone est accusé de partialité de gauche et d'hostilité envers la droite politique, ainsi que de partialité de droite, notamment d'ethnonationalisme et de négationnisme.
Une étude de 2012 note un biais pro-Démocrate (en moyenne) ou au centre sur les articles liés à la politique américaine sur la Wikipédia en anglais mais ce biais à tendance à se résorber avec le temps[6].
Une étude de 2018 comparant les positionnements politiques de l'Encyclopædia Britannica et de la Wikipédia en anglais sur la politique américaine affirme que Wikipédia en anglais est plus engagée politiquement pour le Parti démocrate[7].
Une étude en 2024 du Manhattan Institute for Policy Research, un think tank conservateur, exploite l'intelligence artificielle pour analyser le vocabulaire utilisé sur la Wikipédia en anglais et conclut que la droite aux États-Unis est marginalement plus souvent associée à un champ lexical négatif et la gauche marginalement plus souvent associée à un champ lexical positif[8],[9].
En 2006, l’avocat américain et militant chrétien conservateur Andrew Schlafly fonde une encyclopédie en ligne nommée Conservapedia - dite d'extrême droite, selon The Guardian - afin de contrer ce qu’il perçoit comme un parti pris libéral présent sur Wikipédia[10]. Les contributeurs de Conservapedia compilent alors une liste d’exemples présumés de parti pris libéral sur Wikipédia, affirmant notamment que cette encyclopédie est « anti-américaine », « anti-chrétienne » et « anticapitaliste »[11].
Collectivement, il apparaît dans une étude de 2018 que les articles de Wikipédia modifiés par un grand nombre de contributeurs aux opinions idéologiques opposées sont au moins aussi neutres que d'autres sources similaires, mais les articles avec un volume de modifications plus faible et par un nombre plus restreint de contributeurs — ou plus homogènes sur le plan idéologique — sont plus susceptibles de refléter les biais éditoriaux de ceux qui y contribuent[12].
En 2020, The Critic publie un article signé par deux universitaires américains anonymes, affirmant que les discussions sur le forum des sources fiables de Wikipédia conduisent à la dépréciation d'un plus grand nombre de sources de droite que de sources de gauche. Les auteurs soutiennent que le Comité d'arbitrage de Wikipédia sanctionne davantage les contributeurs de droite que ceux de gauche sur environ quatre des trente sujets controversés, et que les contributeurs de Wikipédia et la Fondation Wikimedia ne reconnaissent qu'une seule opinion acceptable sur ces sujets[13].
En 2022, CNN suggère que le biais idéologique de Wikipédia « pourrait correspondre à celui de l’écosystème médiatique » [14]. The Boston Globe affirme : « L’intérêt d’un contributeur de Wikipédia pour un article découle de ses valeurs et opinions, et ses contributions sont filtrées par son interprétation personnelle de la réalité. Qu’il y ait autorité ou non, un point de vue neutre est impossible. Même un contributeur de Wikipédia ne peut s’en affranchir »[15]. Slate en 2022, remarque que les conservateurs « n’ont généralement pas attaqué Wikipédia aussi activement » que d’autres médias[16]. La même année, Vice News rapporte : « Des chercheurs ont découvert que Wikipédia a un léger biais démocrate sur les questions de politique américaine parce que de nombreux contributeurs de Wikipédia sont internationaux et que la moyenne des pays a des opinions qui sont à gauche d'un Parti démocrate incroyablement centriste sur des questions telles que la santé, le changement climatique, le pouvoir des entreprises, le capitalisme, etc. »[17].
En 2023, le Journal of Holocaust Research publie un article de recherches accusant plusieurs contributeurs de Wikipédia en anglais de mener une campagne visant à « promouvoir une version biaisée de l'histoire sur Wikipédia ». Ils affirment que leurs actions « minimisent le rôle de la société polonaise pendant l'Holocauste et renforçaient les stéréotypes sur les Juifs »[18],[19],[20],[21]. Le Comité d'arbitrage de Wikipédia en anglais ouvre alors une enquête[19] puis décide d'interdire à deux contributeurs de participer aux discussions sur ces sujets[22]. Une réponse à l'article initial publiée dans la revue Holocaust Studies en 2025 soutient que ses principales conclusions sont trompeuses voire fausses[23].
À l'inverse, la même année, les vérificateurs d'IP de Wikipedia découvrent qu'un des faux-nez intervenu à plein temps sur différentes pages en faveur du conservateur Kohelet Policy Forum (en) sur la version en hébreu pour faire valoir les points de vue de cet organisme est aussi intervenu sur la page en anglais de l'organisme[24].
En avril 2025, le procureur Ed Martin accuse la Fondation Wikimedia de « permettre à des acteurs étrangers de manipuler l'information et de diffuser de la propagande auprès du public américain ». Le mois suivant, 23 autres membres du Congrès s'adressent à la PDG de la Fondation Wikimedia, Maryana Iskander, exprimant leur « profonde inquiétude concernant l'antisémitisme, les préjugés anti-israéliens et l'utilisation potentiellement abusive de Wikipédia par des acteurs coordonnés », citant un rapport de l'Anti-Defamation League disant avoir identifié une « campagne menée depuis plusieurs années par des contributeurs de mauvaise foi pour modifier le contenu de Wikipédia sur Israël et le conflit israélo-palestinien ». Les membres du Congrès demandent en mai à la Fondation Wikimedia des informations sur les mesures qu'elle prend pour lutter contre la désinformation, les influences étrangères et les préjugés anti-israéliens[25]. Une enquête s'ensuit en août de la même année pour vérifier ces allégations de partialité organisée[26].
Wikipédia en arabe
Dans un article de 2013 sur le traitement en langue arabe des Protocoles des Sages de Sion, une universitaire indique que Wikipédia en arabe laisse entendre qu'il s'agit d'un point de vue historique légitime plutôt que d'une propagande antisémite[27].
En 2024, le journaliste Ohad Merlin affirme que « la désinformation, les généralisations et les mensonges purs et simples ne sont pas contrôlés dans la version arabe de l'encyclopédie libre »[28].
Wikipédia en croate
Le rapport d'analyse de la dérive de Wikipédia en croate publié en 2021 par la Fondation Wikimédia met en évidence une mainmise d'un groupe qui a eu recours à des manœuvres d'intimidation et à des actions concertées pour acquérir du pouvoir au sein de la communauté wikipédienne. Une fois aux commandes, ce groupe réduit au silence ses contradicteurs[29]. Les personnes contribuant à la version en croate de Wikipédia qui essaient de supprimer les passages biaisés sont harcelées et bloquées indéfiniment en écriture sous divers prétextes[30].
Ainsi, le champ était libre pour que la version croate de Wikipédia devienne le relais d'« un point de vue conservateur », selon la Fondation Wikimédia[29].
Wikipédia en français
Biais communautaires
À la suite d'un sondage organisé en 2020 par l'encyclopédie francophone, dont les contributeurs ont majoritairement rejeté toutes les formes d'écriture inclusive proposées, la linguiste Éliane Viennot estime que les rédacteurs, pourtant dotés « globalement d'une sensibilité de gauche », s'alignent « sur les théories réactionnaires de l'Académie française, par machisme »[31].
En 2022, la journaliste et militante antiraciste Sihame Assbague relève plusieurs procédés qu'elle juge récurrents dans les biographies de militants et journalistes engagés contre le racisme, parmi lesquels l'hypervisibilité des polémiques dans les résumés introductifs (RI) et les sommaires, les citations tronquées ou sorties de leur contexte, ou la disqualification par association avec d'autres personnalités. Ces biais s'expliquent selon elle par deux facteurs structurels : d'une part, la surreprésentation dans la communauté des contributeurs d'hommes blancs diplômés disposant du temps nécessaire à l'investissement bénévole ; d'autre part, la dépendance de l'encyclopédie aux sources médiatiques, qui répercutent elles-mêmes des représentations défavorables aux populations issues de l'immigration postcoloniale[32].
En , lors d'une enquête sur la Wikipédia francophone incluant un questionnaire en ligne et une série d'entretiens avec des personnes contribuant aux articles sur des sujets liés à la politique française, 71 % des répondants affirment avoir participé à une association et 45 % être ou avoir été militants d'un parti politique[33].
Biais en politique
En , pour Paul Sugy, journaliste au Figaro, Wikipédia en français serait orientée politiquement à gauche, induisant un traitement différentiel et biaisé de personnalités politiques notamment de droite[34].
En , à la suite d'un conflit ouvert entre la communauté wikipédienne francophone et le magazine Le Point[35], ce dernier met en avant au travers de plusieurs de ses propres articles, dont notamment une tribune regroupant une centaine de personnalités[36], des problèmes allégués de neutralité notamment sur l'article Le Point[37]. Le site Arrêt sur images (ASI) affirme de son côté que « la presse de droite (française) est contre Wikipedia » et répond aux signataires de la tribune du Point qui auraient eux-mêmes qualifié de preuve de « militantisme exacerbé » l'usage de ASI comme source par les contributeurs Wikipedia. Selon ASI, ces personnalités influentes n'appréciraient pas leurs biographies, et préfèreraient gérer elles-mêmes leurs pages Wikipédia, pour pouvoir omettre ces faits gênants révélés par la presse indépendante[38].
Lionel Barbe, maitre de conférences en sciences de l'information et de la communication, estime à cette occasion que la communauté des contributeurs (francophones) est diverse, qu’il existe des contributeurs de tous horizons mais que l’aspect collaboratif du projet porte en lui des valeurs qui « viennent plutôt des aspects communautaires, à l'origine de la gauche »[39]. Le journaliste Victor Lefebvre et l'ex-contributeur Michel Sandrin - bloqué indéfiniment -, auteurs du livre La face cachée de Wikipédia, estiment de leur côté que « si le fonctionnement de Wikipédia est totalement collaboratif, il n’a rien de démocratique dans les faits » et affirment qu'« il y a une contradiction dans les termes à partir du moment où les sources de presse jugées trop à droite sont bannies ou sujettes à caution, quand celles affiliées à la gauche radicale sont parfaitement admises »[40].
Opérations d'influence
À partir de 2011, l'association d'extrême droite Égalité et Réconciliation met en place une stratégie organisée d'infiltration de Wikipédia. Le responsable numérique de l'association coordonne une « cellule Wikipédia » de 13 militants chargés de modifier par touches successives des articles sur des sujets comme le sionisme ou le Nouveau Parti anticapitaliste. Pour ne pas éveiller les soupçons des contributeurs réguliers, les militants commencent par des modifications anodines avant de s'attaquer aux articles ciblés, en avançant « par petits bataillons » et en simulant des désaccords entre eux afin de masquer le caractère coordonné de l'opération[41].
Lors de la campagne pour l'élection présidentielle française de 2022, une cellule de militants pro-Éric Zemmour dénommée « Wikizédia », coordonnée par le responsable de la stratégie numérique de la campagne d'Éric Zemmour Samuel Lafont, organise une opération de lobbying visant à accroître la présence du candidat sur l'encyclopédie. La cellule est composée d'une dizaine de membres et cherche à multiplier les liens vers la page d'Éric Zemmour depuis d'autres articles, à compléter les pages consacrées aux émissions où il intervient et à infléchir le contenu éditorial en sa faveur, tout en contournant les règles de neutralité de l'encyclopédie. Les participants sont explicitement instruits de ne pas paraître orientés, de s'appuyer sur des sources de presse reconnues, pour imposer leurs ajouts et éviter les révocations par d'autres contributeurs[42].
Wikipedia en hébreu
Le journal israélien Haaretz estime en 2023, à propos du conflit israélo-palestinien, que « contrairement à de nombreuses versions de Wikipédia rédigées dans des langues d'envergure mondiale, comme l'anglais, l'espagnol ou l'arabe, la version hébraïque de Wikipédia s'apparente davantage à ses homologues polonaise ou hongroise en ce sens qu'elle est davantage une « Wikipédia israélienne ». On peut considérer qu'elle présente un parti pris implicite en faveur d'Israël »[43].
En juillet 2023, il est prouvé qu'un membre du think tank de droite Kohelet Policy Forum (en) a utilisé des faux-nez pour soutenir son point de vue et n'a pas respecté la règle de transparence sur les contributions rémunérées, pour lisser les critiques dudit forum, être intervenu sur de nombreuses pages liées à son agenda, et pour influencer des articles relatifs à la réforme judiciaire israélienne de 2023 sur Wikipédia en hébreu[24].
Wikipédia en polonais
Dès 2006, Wikipédia en polonais fait l'objet de critiques de la part de contributeurs concernant un biais idéologique favorable aux courants conservateurs et nationalistes. Ils dénoncent des pratiques éditoriales jugées tendancieuses de la part d'administrateurs, qu'ils accusent de supprimer des contenus supposément progressistes, de réserver un traitement favorable aux organisations d'extrême droite et aux positions catholiques, ainsi que de biaiser le traitement de certaines pages sur l'histoire[44]. L'hebdomadaire Tygodnik Powszechny estime cependant en 2024 que la version polonaise est moins concernée par les biais que la version anglophone en raison de son échelle plus réduite[45].
Wikipédia en serbe
En 2024, l’hebdomadaire Vreme révèle que Wikipédia en serbe contient des éléments de nationalisme serbe et de révisionnisme historique, notamment dans les articles relatifs aux guerres de Yougoslavie. Le rapport indique que certains articles minimisent ou relativisent les crimes de guerre serbes et présentent des figures historiques controversées (y compris des criminels de guerre) sous un jour favorable. Il décrit également l’utilisation d’un langage passif et des choix éditoriaux qui occultent la responsabilité des acteurs nationaux[46].
Une enquête menée en 2025 par le magazine Radar soulève des questions quant à la couverture par Wikipédia serbe des événements politiques en cours en Serbie, et plus particulièrement des manifestations anticorruption de grande ampleur menées par les étudiants ; l'article indique que Wikipédia serbe utilise un langage et un cadrage conformes aux discours pro-Parti progressiste serbe[47].
En 2026, plusieurs administrateurs et utilisateurs d'extrême droite et pro-Parti progressiste serbe sont bannis globalement par la Fondation Wikimédia[48].
Transphobie
En France, une tribune publiée dans L'Obs en 2022 dénonce la transphobie de la Wikipédia francophone, où seuls les actes les plus gravement transphobes feraient l'objet de sanctions[49], et les réponses quelquefois insuffisantes au harcèlement contre des femmes et des personnes LGBT sont dénoncées dans les communautés anglophone, francophone et italienne[50].
Le refus d'utiliser des sources primaires peut notamment mener à utiliser le prénom de naissance ou le genre de naissance d'une personne, ce qui, selon certains féministes ou chercheurs en études de genre, relève de la transphobie[51],[52]. La version de Wikipédia en anglais dispose de conventions de style à propos de l'identité de genre qui préconisent que l'article doit utiliser l'identité de genre exprimée par le sujet de l'article (dans la source la plus récente)[52].
En 2019, la Fondation Wikimédia exprime son inquiétude face au risque que des femmes cisgenres et des personnes transgenres soient dissuadées de contribuer à Wikipédia en raison d'abus en ligne[53]. En 2020, le mouvement wikimédien adopte un code de conduite, qui s’applique sur tous les projets, dont Wikipédia, pour lutter contre le harcèlement à la suite des problèmes comportementaux de certains de ses éditeurs qui au fil de discussions tournent au pugilat voire au harcèlement par un membre de la communauté à l'encontre d'autres, notamment à l'encontre des femmes, des personnes de la communauté LGBTQ+, etc.[54].
Notes et références
Références
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- ↑ (en) Adi Robertson, « Wikimedia is writing new policies to fight Wikipedia harassment », sur The Verge, (consulté le ).
Articles connexes
- Biais de genre sur Wikipédia
- Biais géographique sur Wikipédia
- Critiques de Wikipédia
- Liste des personnes emprisonnées pour avoir contribué à Wikipédia
- Portail de Wikimédia