Bombardement de La Chapelle-d'Angillon

Bombardement de La Chapelle d'Angillon
Description de cette image, également commentée ci-après
Bombardier en piqué Ju-87 dit "Stuka"
Informations générales
Date
Lieu La Chapelle-d'Angillon (France)
Issue Armistice du 22 juin 1940
Belligérants
Drapeau de la France France Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Forces en présence
reliquats des 414e, 426e et 434e régiments de pionniers, 15e escadron du train des équipages militaires, des 101e et 103e régiments d'infanterie, 66e BCP, 8e RTS, 212e Régiment régional d'infanterie, 507e RCC, 81e RANA 36 Junkers Ju 87
Pertes

104 à 130 civils et militaires morts
dont au moins 29 militaires, 350 blessés ?
90 chevaux environ, la plupart étant des chevaux militaires
70 immeubles détruits en totalité ou en partie
de nombreux véhicules détruits.

Seconde Guerre mondiale,
Bataille de France

Batailles




Percées de la Meuse et rupture du front belge :


Tentatives de contre-attaques alliées :


Défense des ports de la Manche et rembarquement britannique à Dunkerque :


Effondrement de la Ligne Weygand, avancée allemande sur la Seine et évacuation des troupes alliées :


Front italien et percée allemande dans le Sud :

Le bombardement de La Chapelle-d'Angillon est une attaque aérienne menée par la Luftwaffe le contre ce village du département du Cher pendant la bataille de France.

Une formation de 36 Junkers Ju 87 allemands bombarde en piqué La Chapelle-d'Angillon, causant la mort de 104 à 130 civils et militaires et en blessant 350 autres.

Les bombes larguées par les avions ennemis touchèrent notamment le champ de foire, ses alentours, trente maisons et l'aile principale du château dudit lieu, faisant de nombreuses victimes civiles et militaires.

Contexte historique

Prélude

Si l’on se réfère aux déclarations du maire de La Chapelle-d’Angillon, l’afflux de réfugiés est particulièrement intense à partir du . Après une file interminable de voitures lui succède un flot de piétons arrivant tant par la route nationale 140 (de Paris) que par la route nationale 726 (d’Auxerre).

Un quartier général d’armée installé à la mairie quitte le pays le lundi matin vers 4h30. Dans la journée, il est remplacé par un colonel qui établit son poste de commandement.

Sur le champ de foire du village ont été construits les baraquements d’un camp militaire qui abrite de nombreux réfugiés, jusqu’à 3 000 personnes, mais les réfugiés reçoivent l’ordre d’évacuer le camp dans la nuit du 17 au . Le lendemain 18, l’évacuation se poursuit et l’autorité militaire présente au village arrête les convois militaires vides afin d’évacuer les piétons. Les militaires présents jugent un bombardement très possible, sinon probable étant donné l’importance des deux grandes routes nationales qui se croisent dans le village.

Vers 16 heures, ce même jour, il est demandé aux habitants du pays de se retirer dans la campagne environnante tandis que le secteur s’est dans la journée progressivement décongestionné, à la grande satisfaction des autorités civiles et militaires.

Déroulement du raid aérien

Au moment du bombardement, vers 19 heures, sont présents des réfugiés surpris sur la route ou qui font une courte halte pour se ravitailler avant de poursuivre leur exode.

S'y trouvent également des soldats, notamment d’unités appartenant à la 8e division d'infanterie qui se replie par ce chemin. Y stationnent aussi des soldats de la 23e DI appartenant au GRDI replié de Gien.

Vers 19 heures arrivent une trentaine de bombardiers ennemis venus du nord, lesquels après un premier passage d’observation déversent leurs bombes en trois vagues. Après 5 à 6 minutes de bombardement, les avions repartent en direction de la route nationale 726 et déversent encore quelques bombes à trois kilomètres du village.

Bilan

L’attaque a été courte mais meurtrière et, parmi la foule de réfugiés civils et militaires, le chaos est indescriptible.

Si les victimes sont nombreuses sur le champ de foire, on en compte aussi aux abords du lavoir, du pont sur la Sauldre et près de la maison Lacord sur la route nationale 140.

Parmi les militaires, la 72e compagnie du 15e train de la 2e division d'infanterie coloniale du 24e Corps d'Armée est lourdement touchée avec 9 morts (2 sous-officiers et 7 soldats).

Ce jour-là, x bombes et x torpilles sont larguées, les canons des mitrailleuses des avions sont utilisés en piqué sur le village, faisant de 104 à 130 victimes civiles et militaires sans compter les centaines de blessés.

L'acteur Laurent Morlas est au nombre des tués.

Environ 90 chevaux ont également été tués lors du bombardement, la plupart militaires[1].

Après le bombardement

  • Vente de portraits du Maréchal Pétain pour le Secours national.
  • Construction de baraquements suivant le bombardement de 1940.
  • Création du nouveau cimetière de La Chapelle-d’Angillon – JO .
  • Récompenses pour actes de courage et de dévouement.
  • Stèle à la mémoire des victimes du bombardement du .

Notes et références

  1. « Rapport sur le bombardement de La Chapelle-d’Angillon à Monsieur le Préfet du Cher – III », sur Association Culturelle de la Chapelle-d'Angillon, (consulté le )

Bibliographie

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • Maurice Nicault, Le Berry dans la Guerre 1939-1945, éditions Horvarth, 1996, 167 pages, (ISBN 2-7171-0470-4)

Liens externes

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