Bonbon (cheval de Mérens)
| Espèce | |
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| Couleur | |
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| Date de naissance | |
| Date de la mort | |
| Taille |
1,45 m |
| Père |
Tailleur (d) |
| Mère |
Table (d) |
Bonbon (né le et mort foudroyé le ) est un étalon de la race de Mérens élevé par Jérôme Laurens, connu pour sa vie et sa mort mouvementées dans la haute-Ariège, où il joue un rôle majeur dans la sauvegarde de sa race.
Histoire
Bonbon naît le [1] et appartient à Jérôme Laurens, qui est alors l'un des derniers éleveurs de chevaux de la région de Mérens-les-Vals et L'Hospitalet-près-l'Andorre encore en activité[2]. Élevé en liberté et en estive, il échappe de justesse à un accident avec le train transpyrénéen dans les tunnels ferroviaires situés entre Ax-les-Thermes et le col de Puymorens[3].
Il devient ensuite un poulain orphelin, sa mère se retrouvant coincée dans une cabane de berger dont la porte ne s'ouvre que vers l'intérieur en vallée du Mourgouillou, le [3]. Son éleveur Jérôme Laurens le nourrit au lait de chèvre jusqu'à son sevrage et abandonne son activité équine après avoir perdu ses derniers chevaux[3]. Bonbon est vendu à un maquignon de la région Rhône-Alpes[3].
Cet étalon revient ensuite dans sa région natale en 1974, et décroche le premier prix du concours national des chevaux de Mérens organisé aux Cabannes[3]. Il est acquis pour la jumenterie d’Aston et voué à la reproduction[3]. Il se reproduit notamment au haras de Castelmir situé à La Bastide-de-Sérou, de 1978 jusqu'à sa fermeture fin 1980[4].
Il meurt à l'âge de vingt ans, en 1987, en estive dans les montagnes de Massat avec les onze juments et six poulains de son troupeau, à cause de la foudre[3].
Description
Bonbon est un étalon de Mérens à la robe noire, mesurant 1,45 m[1]. D'après Olivier Courthiade, il est donc de petite taille pour un cheval de Mérens[5].
Origines
Bonbon est le fils d'une jument de Mérens nommée Table, et d'un étalon de Mérens nommé Tailleur[1].
Postérité
Qualifié de « légendaire »[5] et comparé au « dernier des Mohicans »[2], Bonbon a été largement utilisé comme reproducteur à l'époque du déclin de la race de Mérens[5].
Son portrait sert d'emblème au stud-book néerlandais de la race Mérens.
Notes et références
- « Bonbon », sur infochevaux.ifce.fr, Institut français du cheval et de l'équitation (consulté le ).
- Vidal Saint-André 2010, p. 22.
- Vidal Saint-André 2010, p. 23.
- ↑ Courthiade 2022, p. 49.
- Courthiade 2022, p. 64.
Annexes
Articles connexes
Bibliographie
- [Courthiade 2022] Olivier Courthiade, Le cheval de Mérens : Renaissance du « noir frontalier d'Espagne » (1970-1990), Villematier, (ISBN 978-2-493504-02-9).
- [Vidal Saint-André 2010] Michel Vidal Saint-André (ill. Jean-Louis Gasc), Le Mérens : Prince noir d'Ariège, Loubatières, (ISBN 2-86266-605-X).
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