Boris Belooussovitch

Boris Belooussovitch
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activité
Père
Methodi Belooussovitch (d)
Mère
Lydie Chantyr (d)
Fratrie
Alexandre Belooussovitch (d)
Victor Belooussovitch (d)
Parentèle
Léa Belooussovitch (great-grandniece)
signature de Boris Belooussovitch
Signature.

Boris Belooussovitch (en russe : Борис Белоусович), né le à Pinsk (Empire russe) et mort le à Paris, est un peintre russe, émigré en France à partir de 1922.

Biographie

Famille

Fils de Methodi Belooussovitch et Lydie Chantyr[1], Boris a deux frères, tous deux émigrés en France comme lui : Victor (1898-1994)[2], collectionneur et marchand d'art, et Alexandre (1896-1945), ingénieur géologue[3]. Son arrière-petite-nièce Léa Belooussovitch (née en 1989) est également artiste.

Carrière artistique

Belooussovitch étudie l'architecture à Moscou mais s'interrompt à la suite de la Première Guerre mondiale, puis de la Révolution russe[4]. Il s'engage alors dans la marine impériale et termine l'école navale en 1916 avec le grade d'Enseigne de 2e classe[5],[3]. Durant la Révolution russe, il sert comme officier dans la flotte de la mer Noire, puis devient sous-lieutenant en 1918[5],[3]. En 1921, il est évacué à Bizerte dans le cadre de l'escadre russe[5] et quitte définitivement la Russie pour s'installer à Paris en 1922[4].

Il apprend ensuite la peinture à l'académie russe de Tatiana Soukhotina-Tolstaïa. Dans les années 1930, il travaille au sein de l'atelier Vita Bel, fondé par son frère Victor, à la conception de foulards et céramique notamment[5] : il crée ainsi des tissus pour de célèbres couturiers comme Poiret, Lanvin et Dior[4]. Précédemment à Montparnasse, il travaille à partir de cette période à son atelier place des Vosges[note 1],[4]. Il donne à plusieurs reprises des œuvres, en 1936 et 1938, pour les loteries caritatives de l'Association régionale de Moscou, destinées à aider la jeunesse étudiante russe[3].

Durant la Seconde Guerre mondiale, du fait des lois restrictives du régime de Vichy, il ne peut plus officiellement exercer son activité, étant apatride. En 1946, il participe à l'exposition En l'honneur de la victoire organisée par l'Union des patriotes russes au palais Galliera. En 1955, il participe à la création des décors et costumes de l'opéra Eugène Onéguine pour sa représentation à l'Opéra de Paris. En 1958, il fait don de plusieurs œuvres pour financer la restauration de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky[5]. Il meurt en 1986 et est enterré à Sèvres[1],[5].

En 1992, un important ensemble d’œuvres de Belooussovitch est vendu aux enchères à Drouot[6]. Son portrait a par ailleurs été réalisé par le peintre Ossip Lubitch[3].

Œuvre

Pour Denys Chevalier, Belooussovitch est un expressionniste. Il regrette que les contours des œuvres de Belooussovitch se dissolvent assez souvent, ainsi les couleurs justes d'un point de vue émotionnel ne font pas oublier les défauts de ses œuvres. Chevalier reconnaît par ailleurs les origines slaves de l'artiste dans sa propension pour le bariolage. Belooussovitch travaille des œuvres de grand format avec « une palette sourde propice aux oppositions »[7]. En 1949, Paul Sentenac retient Belooussovitch comme faisant partie des coloristes marquants du salon[8].

Expositions

Notes et références

Notes

  1. ↑ Dans le recensement de 1931, il apparaît comme habitant à son atelier place des Vosges alors que cela n'était pas le cas durant le précédent recensement de 1926. Il gardera son atelier place des Vosges jusqu'à son décès.

Références

  1. « Actes de décès n°242 - Paris 4e (1986) » Accès libre, sur archives.paris.fr (consulté le ).
  2. ↑ « Actes de mariage n°44 - 19 janvier 1933 » Accès libre, sur archives.paris.fr (consulté le ).
  3. « Искусство и архитектура русского зарубежья - БЕЛОУСОВИЧ Борис Мефодиевич » Accès libre, sur artrz.ru (consulté le ).
  4. (en) « Boris Belooussovitch », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit Accès payant, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787).
  5. (ru) Oleg Leonidovič Lejkind, Kirill Vassilievitch Makhrov et Dmitrij Jakovlevič Severjuchin, Khudozhniki Russkogo Zarubezh'ia [« Les peintres de l’émigration russe »], , p. 129.
  6. ↑ Dessins et tableaux XIXe siècle et modernes : vente du 26 février 1992, .
  7. ↑ Denys Chevalier, « Boris Belooussovitch », Arts,‎ (lire en ligne Accès libre).
  8. ↑ Paul Sentenac, « La peinture au Salon », Cette semaine,‎ (lire en ligne Accès libre).

Liens externes

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